Discussion.– Des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) seront
élaborées à partir de ces données de la littérature.
http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2013.07.104
CO14-003-f
Techniques de soins et interventions non
médicamenteuses pour la prise en charge des
troubles du comportement de la personne victime
d’un traumatisme crânien grave. Revue de la
littérature
L. Wiart
a,
*
, J. Luauté
b
, C. Lermuzeaux
c
, L. Tell
b
, A. Stefan
d
,
I. Richard
e
, A. Prouteau
a
, J. Preziosi
f
, D. Malauzat
g
,
N. Montrobert
h
, L. Jagot
i
, J. Hamonet
g
, C. Fieyre
j
, J.-M. Lucas
k
,
J.-M. Destaillats
l
, M.-C. Cazals
m
, A. Arnould
n
, J.-M. Beis
o
,
S. Aubert
m
, E. Durand
p
, P. Fayol
g
, D. Plantier
q
, L. Blais
k
a
CHU de Bordeaux, place Amélie-Rabat-Léon, 33071 Bordeaux, France
b
CHU de Lyon, Lyon, France
c
Institut Marcel-Rivière, La Verrière, France
d
CHU de Nantes, France
e
CHU d’Angers, France
f
Marseille, France
g
CHU de Limoges, Limoges, France
h
Centre médical de l’Argentière, Aveize, France
i
Université de Nantes, France
j
MDPH, Paris, France
k
Maison du Douglas, Mercœur, France
l
Hôpital de Jonzac, France
m
UNAFTC, France
n
APHP, Garches, France
o
UGECAM, Nancy, France
p
Hôpitaux de Saint-Maurice, Paris
q
HCL, Ghiens, France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : lwiart001@cegetel.rss.fr
Mots clés : Traumatisme crânien ; Troubles du comportement ; Psychothérapies
Introduction.– La prise en charge non médicamenteuse est une composante
majeure du traitement des troubles du comportement du patient TC mais les
données scientifiques restent faibles.
Méthode.– Revue de la littérature depuis 1980 issue de Medline par le service de
documentation de l’HAS, complétée par des articles publiés au sein d’ouvrages
de référence en langue française et anglaise. Classification en fonction des
courants psychothérapiques et attribution d’un niveau de preuve après révision
par le groupe de travail.
Résultats.– Quatre cent quarante et un articles ont été recensés et 81 sélectionnés
et classés par ordre de fréquence selon cinq types de prise en charge : cognitivo
comportementale (26), holistique (19), systémique (14), psychanalytique (dix),
à médiation corporelle (six). Au total, seules 12 études sont d’un niveau de
preuve 2, 46 sont de niveau 4 et 9 sont des revues de la littérature. Il n’existe
aucune étude de niveau 1 ni aucun travail concernant certaines approches
classiques telles que l’hypnose, la relaxation ou l’Emdr.
Discussion et conclusion.– Les approches cognitivo comportementales, systé-
miques et holistiques sont les plus documentées (niveaux 2 à 4). Les approches
psychanalytiques et à médiation corporelle sont partiellement documentées
(niveau 4) et nécessiteraient des études cliniques complémentaires. Des recom-
mandations de l’HAS seront élaborées à partir de ces données de la littérature.
http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2013.07.105
CO14-004-f
Prise en charge des troubles du comportement
après traumatisme crânien, recommandations de
bonne pratique : traitements médicamenteux
D. Plantier
a,
*
, J. Luaute
b
, L. Wiart
c
, A. Stefan
d
, J. Hamonet
e
,
A. Arnould
f
, S. Aubert
g
, J.-M. Beis
h
, L. Blais
i
, M.-C. Cazals
g
,
J.-M. Destaillats
c
, E. Durand
j
, P. Fayol
k
, C. Fieyre
l
, L. Jagot
m
,
C. Lermuzeaux
n
, J.-M. Lucas
i
, D. Malauzat
k
, N. Montrobert
o
,
J.-A. Preziosi
p
, A. Prouteau
q
, I. Richard
r
, L. Tell
b
a
CHU de Lyon, hôpital Renée-Sabran, boulevard Edouard-Herriot, 83400
Hyères Les Palmiers, France
b
CHU de Lyon, Lyon, France
c
CHU de Bordeaux, Bordeaux, France
d
CHU de Nantes, Nantes, France
e
CHU de Limoges, Limoges, France
f
APHP, Garches, France
g
UNAFTC, France
h
CHU de Nancy, Nancy, France
i
Maison du Douglas, Mercœur, France
j
Hôpitaux Saint-Maurice, France
k
CH Esquirol, Limoges, France
l
MDPH, Paris, France
m
Université de Nantes, Nantes, France
n
Institut Marcel-Rivière MGEN, France
o
Centre médical de l’Argentière, Aveize, France
p
Marseille, France
q
Université de Bordeaux, Bordeaux, France
r
CHU d’Angers, Angers, France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : david.plantier@chu-lyon.fr
Méthode.– Les équations de recherche réalisées par le service documentaire HAS
(Medline, 1990 à 2012) ciblent tous types d’étude sur les agents dopaminergiques,
antidépresseurs, bêta bloquants, anxiolytiques, neuroleptiques, thymorégulateurs,
agents hormonaux (Méthode HAS sur le site www.has-sante.fr).
Résultats.– Sur 772 références, 113 sont analysées avec gradation des
recommandations. Il n’y a pas de preuve suffisante pour développer des traite-
ments standardisés dans la prise en charge de l’agressivité, l’agitation, l’irri-
tabilité, l’impulsivité, l’apathie, la dépression (...) après traumatisme crânien
(TC). Il y a cependant des éléments de preuve permettant d’établir des RBP :
– les bêta-bloquants (propanolol) peuvent améliorer l’agressivité (prescription
hors AMM) ;
– l’utilisation des anticomitiaux suggère une efficacité de la carbamazépine, du
valproate ou divalproate de sodium pour traiter l’agitation et l’agressivité.
Recommandation en première intention ;
– absence de preuve d’efficacité des neuroleptiques sur l’irritabilité,
l’agressivité ou l’apathie. Ces produits exposent à un risque plus important
de syndrome malin après TC, ils pourraient être délétères sur la plasticité
cérébrale. Leur prescription se conçoit en cas d’urgence ou de crise (loxapine).
L’usage au long cours doit être évité sauf maladie psychiatrique antérieure. En
absence d’alternative, préférer un neuroleptique atypique ;
– les antidépresseurs sont utilisés pour traiter la dépression (AMM) selon les RBP
de l’ANAES, 2002. Ils peuvent être efficaces indirectement sur l’agitation et
l’agressivité. Les IRS pourraient avoir un effet bénéfique sur la plasticité cérébrale ;
– les benzodiazépines peuvent être utilisées en situation de crise mais ne doivent
pas être utilisées au long cours dans le traitement l’agitation ;
– une amélioration de l’apathie a été rapportée avec l’amantadine à 300 mg/j
(prescription hors AMM).
Discussion.– Le choix du traitement dépend du niveau de preuve, des objectifs
personnalisés, est affaire d’expérience et de prudence.
Pour en savoir plus
Chew E, Zafonte RD. Pharmacological management of neurobehavioural
disorders following traumatic brain injury – a state of the art review. Rehabil
Res Dev Serv 2009;46(6):851–78.
Warden DL, Gordon B, McAllister TW, et al. Neurobehavioral Guidelines
Working Group. Guidelines for the pharmacologic treatment of
neurobehavioral sequelae of traumatic brain injury. J Neurotrauma
2006;23(10):1468–501.
http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2013.07.106
CO14-005-f
Troubles du comportement après traumatisme
crânien : quelles stratégies thérapeutiques ?
J. Luauté
a,
*
, J. Hamonet
b
, D. Plantier
c
, A. Stéfan
d
, L. Wiart
e
,
A. Arnould
f
, S. Aubert
g
, J.-M. Beis
h
, L. Blais
i
, M.-C. Cazals
g
,
Cérébrolésés (2) / Annals of Physical and Rehabilitation Medicine 56S (2013) e91–e96 e92
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