1 On Finiteness as Logophoric Anchoring Valentina Bianchi * Cet article se propose d'examiner la corrélation entre deux propriétés typiques des verbes à mode personnel: la légitimation d'un sujet explicite et doué d'indépendence référentielle, et l'interprétation temporelle absolue. La première propriété est reliée à la presence du trait de personne dans la flexion verbale; la corrélation découle du fait que soit le temps absolu, soit le trait de personne doivent être interprétés par rapport à la situation d'élocution. On propose donc que chaque structure phrasale codifie un centre logohorique, c'est à dire, un événement communicatif ou mental situé dans le temps, qui comporte un contenu propositionnel. Les phrases finies codifient typiquement l'événement d'élocution, qui constitue le centre logophorique externe auquel le temps absolu et le trait de personne sont ancrés. On considère ensuite les propositions infinitives à sujet implicite qui comportent un trait de personne anaphorique (Borer 1989 et Landau 2002): on propose que celles-ci sont ancrés à un centre logophorique interne, qui correspond à l'événement communicatif ou mental exprimé par le verbe principal (contrôle obligatoire) ou qui est saisissable sur la base du contexte discursif (contrôle non obligatoire). On examine aussi la sous-catégorie du contrôle exhaustif (Landau 2000), et on conclue que celui-ci n'implique aucun centre logophorique. Finalement, on discute la différente nature temporelle des trois types de phrases infinitive à contrôle. * The material in this paper was presented at the Eleventh Colloquium on Generative Grammar (University of Zaragoza, April 2001), at the Colloquium on Time and Point of View (Université de Paris III, December 2001) and in joint seminars with M.E. Pérez Vázquez at the CISCL (Siena) and at the Scuola Normale Superiore (Pisa). I wish to thank Adriana Belletti, Pier Marco Bertinetto, Nora Boneh, Carlo Cecchetto, Renaat Declerk, Elisa di Domenico, Jacqueline Guéron, Eynat Gutman, Richard Kayne, Paula Kempchinsky, Idan Landau, Marco Maiocco, Norberto Moreno, Francisco Ordoñez, Isabel Perez, Carme Picallo, Christer Platzack, Cecilia Poletto, Luigi Rizzi, Halldor SigurDsson, Margaret Speas, Tim Stowell, M. Uribe-Extebarria, Karen Zagona, and Ann Zribi-Hertz; unfortunately, I could not take into account all of their important suggestions within the limits of the present paper. A special thank to Jacqueline Guéron and Liliane Tasmovski for having invited me to participate in the Colloquium on Time and Point of View. I am also very grateful to Pier Marco Bertinetto and Maria Enriqueta Pérez Vázquez for having supported my interest in the syntax and semantics of infinitives. Of course, I take full responsibility for any shortcomings and errors in the present paper.