Entre discours et grammaires : les premiers determinants Anne Salazar Orvig Université de Paris 3. EA 1483 anne. salazar-orvig@univ-paris3.fr Rouba Hassan Université de Lille 3, Téodile Jocelyne Leber Marin (LEAPLE) Haydée Marcos LACO, Université de Poitiers, CNRS Aliyah Morgenstern ENS Lyon , LEAPLE Jacques Parès Leaple Keywords Abstract Cette communication a comme objectif de présenter les résultats d’un tarvail sur les déterminants effectué dans le cadre d’une recherche plus vaste portant sur la mise en place des expressions référentielles et sur les prémices de l’anaphore chez l’enfant. Cette recherche est conduite dans le cadre d’une approche dialogique de l’acquisition du langage. Dans cette perspective, l’émergence des expressions référencielles est située dans le cadre du dialogue dans lequel elle se construit. Nous partons de l’hypothèse que l’expérience qu’a l’enfant du fonctionnement anaphorique se fonde sur l’assise que constitue le discours de son interlocuteur. Contrairement à la question de l’acquisition du pronom, celle des déterminants pose le problème de voir comment l’enfant s’approprie des éléments qui sont, chez l’adulte, fortement plurifonctionnels. En outre ces éléments sont nécessairement à l’interface entre le pragmatique et le linguistique. Plus que cela, ce type d’unités nous interdit justement de penser deux lignes de développement dissocié mais un développement unifé où l’un alimente l’autre.. Le corpus sur lequel nous avons travaillé, comporte à la fois des suivis longitudinaux et des recueils transversaux, dans divers milieux (famille, crèche, école) et dans différentes situations de communication. L’ensemble de ce corpus qui comprend 105 séances de dialogue correspond à 4950 occurrences d’énoncés effectivement analysées (sans compter les énoncés non pris en compte parce que ne comportant pas d’élément référentiel ou , non identifiable, non interprétables La question qui se pose est celle de savoir avec quelles valeurs les enfants les utilisent d’abord. Retrouve-ton des résultats similaires à ceux que Karmiloff-Smith a pu mettre en évidence dans son approche expérimentale. Dans ce cas devrait-on considérer que la dimension discursive est totalement absente de leur usage ? Les expressions référentielles ont été étudié sous différents angles, et en particulier en considérant à la fois a) le statut de l’objet de discours ( sa nature, son caractère explicite ou non, son statut dans le dialogue et dans le discours de l’interlocuteur) et b) le statut du référent (présence, familiarité, statut attentionnel). 1