Constraints on Moroccan Arabic Syllable Structure Abdelaziz Boudlal Faculté des Lettres, El Jadida Résumé L’objet de cet article est de rendre compte de certains aspects de la syllabation en arabe marocain dans le cadre de la Théorie de l’Optimalité comme elle a été proposé dans Prince et Smolensky (1993) et McCarthy et Prince (1993b). L’étude défend l’hypothèse selon laquelle la syllabation et par conséquent l’épenthèse du sheva sont régis non pas par des règles mais par des contraintes universelles. L’idée centrale de la Théorie de l’Optimalite c’est que la forme output dite « optimale » est celle qui contracte les violations les moins sérieuses d’une série de contraintes conflictuelles et ordonnées sur une base propre à la langue en question. Ainsi, notre analyse focalise essentiellement sur la syllabation des formes trilitères construites sur les schèmes CCC et CCC. Il est à noter qu’une distinction doit être établie entre deux types de syllabes: une syllabe que nous baptisons « mineure », et une seconde que nous appelons « majeure ». La syllabe mineure ne peut s’associer qu’à une consonne, tandis que la syllabe majeure se caractérise par un noyau vocalique comprenant l’une des voyelles [i, u, a, ]. Nous proposons que la syllabation des formes à sheva s’effectue conformément aux exigences de deux familles de contraintes universelles, en l’occurrence des contraintes de marquage et des contraintes de fidélité. Ce que l’on peut tirer de cette étude c’est que l’emplacement du sheva avant la dernière consonne du radical dans des formes de type CCC répond à la condition selon laquelle le bord droit du radical doit comprendre une syllabe majeure susceptible de porter l’accent. La violation de cette contrainte dans des formes de type CCC est permise dans le seul but d’assurer le succès d’autres contraintes de top niveau, telles la gémination ou la sonorité.