1. DR CNRS, UFR Sciences Terre, UMR 8217 Géosystèmes, Lille 1. Courriel. : alain.blieck@univ-lille1.fr 2. MC Lille 1, UFR Sciences Terre, UMR 8217 Géosystèmes. Courriel. : catherine.cronier@univ-lille1.fr 3. CR CNRS, UMR AMAP, CIRAD, Montpellier. Courriel. : anne-laure.decombeix@cirad.fr 4. Professeur honoraire, Chercheur associé, Laboratoire Biogéosciences Université de Dijon (UMR CNRS/uB 6282). Courriel. : georgesb.gand@orange.fr. 5. DR CNRS émérite, UMR AMAP, CIRAD, Montpellier. Courriel. : jean.galtier@cirad.fr 6. CR CNRS, UMR 5276 LGL, Lyon 1. Courriel. : bertrand.lefebvre@univ-lyon1.fr 7. DR CNRS, UMR AMAP, CIRAD, Montpellier. Courriel. : brigitte.meyer-berthaud@cirad.fr 8. Paléontologue, 18 rue des Pins, 11570 Cazilhac. Courriel. : eric.monceret@orange.fr 9. Assistant, Institut Royal des Sciences Naturelles, Bruxelles et Université de liège. Courriel. : solive@naturalscience.be 10. CR,Département Histoire de la Terre - UMR « Paléobiodiversité et Paléoenvironnements » (CNRS/MNHN/Paris 6). 11. Chercheur postdoctorant, Dept Earth Sciences, Natural History Museum, London. Courriel. : c.strullu-derrien@nhm.ac.uk Géologues n°180 disponibles, permet de réévaluer l’évolution géodyna- mique du bassin du SE depuis le Trias, sur une superficie de 140 x 200 km. Le Trias, d’une puissance maximale de 4 km et constitué pour une large part d’évaporites, est surmonté par plus de 12 km de Jurassique et de Crétacé et l’hypothèse courante, non remise en cause ici, est que le Trias constitue un niveau de décollement pour la couver- ture postérieure (Fig. 4). L’analyse des principaux horizons sismiques (substratum, sommet du Trias et du Jurassique, base du Miocène marin) conduit les auteurs à considérer que qu’il n’y a pas eu de déformation significative du substratum du bassin et que, par voie de conséquence, la géodyna- mique de ce dernier est dominée par l’interaction entre le socle rigide et les zones avoisinantes de déformation acti- ve : compression alpine et pyrénéo-provençale, disten- sion du Massif central, et la mise en place de mouvements gravitaires importants vers le Sud après le Miocène moyen. Cette analyse conduit aussi à considérer que l’activité sismique ne concerne que la couverture sédimentaire et que pour l’appréhender il faut distinguer : le panneau à l’ouest de la faille Salon-Cavaillon, le panneau central à l’ouest de la faille de la Durance et le panneau de socle à l’est de cette faille. Les études englobent ensuite différentes approches : discussion sur les processus de déformation en cou- verture mince intervenant depuis l’Oligocène ; évaluation des températures des évaporites du Trias ; présence d’un raccourcissement éocène dans la cein- ture charriée de Provence méridionale ; interprétation de la discordance du Dévoluy-Bocaine comme un effondrement synsédimentaire le long de la paléomarge européenne ; développement d’un modèle 3D pour les Alpes du Sud- Ouest,à la limite entre Zones externes et Zones internes ; nouvelle biostratigraphie de la zone de la Nerthe. Conclusions Les exemples présentés dans cet article soulignent bien la diversité et la pluridisciplinarité des études déve- loppées sur les bassins sédimentaires.Au-delà des travaux scientifiques sur la compréhension de la dynamique des bassins à différentes échelles,le lien entre connaissances fondamentales et applications est de plus clairement éta- bli, qu’il s’agisse de connaissances des ressources (eau, énergie…) ou de questions environnementales. Nul doute qu’avec le nouveau Référentiel Géologique de la France (RGF) d’une part et les pressions économiques et environ- nementales de l’autre,cette évolution ne se renforce. nouveautés sur des questions majeures de géosciences fondamentales et/ou appliquées et sur leur potentiel d’application 47 Nouveautés en chronologie Apports de la paléontologie et de la stratigraphie Quoi de neuf en paléontologie du Paléozoïque ? Alain Blieck 1 , Catherine Crônier 2 , Anne-Laure Decombeix 3 , Georges Gand 4 , Jean Galtier 5 , Bertrand Lefebvre 6 , Brigitte Meyer-Berthaud 7 , Eric Monceret 8 , Sébastien Olive 9 , Jean-Sébastien Steyer 10 & Christine Strullu-Derrien 11 . En paléontologie, les XIX e et XX e siècles corres- pondent à la mise en place de l’anatomie comparée pour interpréter les fossiles, des corrélations stratigraphiques pour dater les terrains sédimentaires et de l’usage de la biostratigraphie, de la paléoécologie et de la paléogéo- graphie, plus tardivement de la paléobiologie et de sa contribution à l’étude des crises de biodiversité, comme composantes des sciences de la Terre. La paléontologie du Paléozoïque n’a pas échappé à ces grandes tendances.Elle a connu en particulier l’âge d’or de la biostratigraphie paléobotanique et paléopalynologique appliquée à l’exploration et à l’exploitation des bassins houillers du Nord – Pas-de-Calais, de Sarre – Lorraine, du Massif central… La paléontologie descriptive du Paléozoïque reste l’activité de base de la discipline. Elle bénéficie cepen- dant,tout comme la paléontologie des périodes plus récentes, des dernières avancées technologiques. Les quelques exemples présentés ci-dessous,dont plusieurs proviennent de sites de conservation exceptionnelle (« Fossil Lagerstätten ») comportant restes minéralisés et tissus mous ou peu miné- ralisés, illustrent divers aspects de la discipline, appliqués à l’étude de quelques-unes des grandes questions de la paléon- tologie contemporaine telles que les périodes de radiation adaptative, de crises ou de terrestrialisation.