1 Jeunesse et activisme radical au Chili : Dépolitisation ou nouvelles formes de politisation ? Angelo Montoni angelo.montoni@ehess.fr Doctorant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Attaché temporaire d’enseignement et de recherche Université de Picardie Jules Vernes Résumé A travers cette communication nous voudrions soulever les rapports entre jeunesse et mouvement politiques radicaux dans le Chili actuel. Il est possible de signaler que la réorganisation et radicalisation des mouvements de contestation en dehors du cadre que l’on peut appeler syndicaliste-ouvrier ou de luttes de classes commença au Chili à la fin des années 1990. Ces nouveaux mouvement, entrainent une mise en valeur de la diversité et de l’individualisation et d’une forme de militantisme qui privilégie les associations libres, égalitaires et horizontales (Della Porta et Diani, 1999 ; Polletta, 2003). Les jeunes chiliens construisent ainsi des nouvelles formes de politisation dans lesquelles les « extrêmes politiques » deviennent un des éléments principaux. En fonction de ce contexte nous souhaitons donc répondre aux questions suivantes : quelles sont les bases sociales de la mouvance libertaire au Chili ? Quelles sont les particularités du cas Chilien ? Y a-t-il des éléments biographiques qui jouent un rôle plus ou moins important dans l’engagement des acteurs ? Et finalement, y a-t-il des éléments venues de l’extérieur à l’origine de cette renaissance ? En termes méthodologiques nous utilisons l’enquête ethnographique centrée sur le recueil récits de vie, ainsi que l’observation directe des événements liés aux processus de contestation et mobilisation d’étudiants des années 2011 et 2012 au Chili.