1 Cédric ALBINET, Geoffroy BOUCARD, Cédric BOUQUET, Michel AUDIFFREN VIEILLISSEMENT, EXERCICE ET COGNITION : LES CONNEXIONS ENTRE CŒUR ET CERVEAU INTRODUCTION Le vieillissement de la population est un fait majeur de nos sociétés modernes. En France, les personnes âgées de 65 ans ou plus sont au nombre de 10,5 millions en 2008 et représentent 16,4 % de la popula- tion (données INSEE, bilan démographique 2008). En 2050, près d’un habitant sur 3 aura plus de 60 ans, contre 1 sur 5 en 2005 (Robert-Bobée, 2007). Ce phénomène n’est pas propre à la France mais se généralise au niveau mondial et concerne même les pays en développement. Les conséquences de ce phénomène concernent la santé publique et l’éco- nomie par les coûts qu’entraîne la prise en charge des personnes dépen- dantes ou le traitement des maladies liées au vieillissement (McPherson, 1994 ; Shephard, 1997). Néanmoins, le vieillissement est non seulement un phénomène social mais il est avant tout un processus dynamique et différentiel qui touche tous les individus. Le vieillissement est considéré comme différentiel car, d’une part, tous les organes et toutes les fonctions d’un même individu ne vieillissent pas à la même vitesse et, d’autre part, tous les individus ne vieillissent pas à la même vitesse. Plusieurs facteurs liés au mode de vie, comme la nutrition, la consommation de tabac, d’alcool, la prise de médicaments ou le niveau de santé ou d’éducation, peuvent moduler les effets du vieillissement. Selon les cas, ces facteurs peuvent retarder ou accélérer le vieillissement cérébral et cognitif. Un des facteurs comportementaux impliqués dans le maintien ou l’amélioration de multiples aspects du fonctionnement physique ou psychologique de la personne âgée est la pratique d’activités physiques. Elle est aujourd’hui considérée comme un élément important dans le management de la santé et de la prévention des effets du vieillissement. Outre ses effets