Major end moraines of Younger Dryas age on Wollaston Peninsula, Victoria Island, Canadian Arctic: implications for paleoclimate and for formation of hummocky moraine 1 Arthur S. Dyke and James M. Savelle Abstract: Some of the most extensive and massive end moraines of Younger Dryas age (11–10 14 C ka BP) yet recog- nized in North America occur on Wollaston Peninsula of Victoria Island. On the western part of the peninsula, numer- ous closely spaced end moraines formed in the interval starting 11 100 ± 100 radiocarbon years ago and ending about 10 500–10 200 years ago. Net recession was generally slow throughout and was punctuated by moraine-building and at least two readvances. Recession is mapped with a resolution that is approximately decadal. The moraines form an or- derly, nested succession and are consistently associated with westward shedding of meltwater, which formed a sequence of marine-limit deltas. We lack firm, independent proxy-climate evidence needed to assess whether these moraines formed because of cold Younger Dryas climate, rather than because of controls such as topographic setting and water depth, but climatic control seems probable. The moraines evidently retain glacier ice cores, as do most similarly large moraines in the Canadian Arctic Archipelago and northern mainland. They formed along active ice margins when the glacier mass balance on average was only slightly negative. Future melting of ice cores would produce regional hummocky moraine and much basal meltout till more than 10 000 years after deglaciation. Some southern areas of hummocky moraine may have originated as ice-cored moraines formed by active ice margins rather than from extensive regional stagnation. Résumé : Quelques moraines frontales, des plus vastes et massives du Dryas récent (11–10 14 C ka Av.Pr.) reconnues à ce jour, se trouvent sur la péninsule Wollaston de l'île Victoria. Sur la partie ouest de la péninsule, de nombreuses mo- raines frontales rapprochées se sont formées au cour de l'intervalle qui a débuté il y a 11 100 ± 100 années (âge radio- carbone) et qui s'est terminé il y a environ 10 500 à 10 200 ans. Durant cette période il y a eu un retrait net, généralement lent et ponctué par l'édification de moraines, et au moins deux récurrences glaciaires. Le retrait est carto- graphié selon une résolution approximativement décennale. Les moraines forment une succession ordonnée et emboîtée; elles sont de plus régulièrement associées à un écoulement des eaux de fonte vers l'ouest, formant une séquence de deltas à la limite marine. Nous n'avons pas l'évidence climatique indirecte indépendante nécessaire pour déterminer si ces moraines se sont formées à cause du climat froid du Dryas récent ou plutôt à cause du manque de contrôles tels que le relief topographique et la profondeur de l'eau, mais le contrôle climatique semble probable. De toute évidence, les moraines retenaient des noyaux de glace comme le font les grandes moraines semblables dans l'archipel Arctique canadien et le nord du continent. Elles se sont formées le long de marges glaciaires actives alors que le bilan massique du glacier n'était en moyenne que légèrement négatif. Une fonte postérieure des noyaux de glace produirait une mo- raine régionale mamelonnée et beaucoup de fonte à la base jusqu'à 10 000 ans après la déglaciation. Quelques régions de moraine mamelonnée au sud peuvent provenir de moraines à noyau de glace formées par des marges glaciaires acti- ves plutôt que par une stagnation régionale extensive. [Traduit par la Rédaction] Dyke and Savelle 619 Introduction The Scandinavian Ice Sheet responded to the Younger Dryas cooling, a reversion to full-glacial temperatures dur- ing the interval 11 000–10 000 radiocarbon years ago (Mangerud et al. 1974), by building large sequences of end moraines around much of its perimeter (e.g., Mangerud 1980). The contrasting lesser prominence, or at least far lesser continuity, of Laurentide moraines of Younger Dryas age may be significant in understanding the regional struc- ture of Younger Dryas climate, particularly if Laurentide deglacial events triggered the Younger Dryas cooling (e.g., Broecker et al. 1989; Veillette et al. 1999). This apparent contrast is all the more interesting in light of the strong Younger Dryas climate signal seen in Greenland Ice Sheet cores (e.g., Mayewski et al. 1993) and in pollen records of the Canadian Maritime Provinces (Mott et al. 1986). Fur- thermore, it now appears that deglaciation of the Maritimes, the Gaspé Peninsula of Quebec, and possibly the Avalon Can. J. Earth Sci. 37: 601–619 (2000) © 2000 NRC Canada 601 Received June 8, 1999. Accepted November 18, 1999. A.S. Dyke. 2 Terrain Sciences Division, Geological Survey of Canada, 601 Booth Street, Ottawa, ON K1A 0E8, Canada. J.M. Savelle. Department of Anthropology, McGill University, 855 Sherbrooke Street West, Montreal, QC H3A 2T7, Canada. 1 Geological Survey of Canada contribution 1999058; Polar Continental Shelf Project contribution 02499. 2 Corresponding author (e-mail: adyke@nrcan.gc.ca).