1 Les causes spécifiques de stress et d’implication chez les agents de la Fonction Publique Territoriale Claire EDEY GAMASSOU ATER doctorante en Sciences de Gestion à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (UFR 06), Adresse électronique : edey.claire@wanadoo.fr Laboratoire de rattachement : CERGORS, 17 rue Victor Cousin, 75005 Paris, http://cergors.univ-paris1.fr Résumé Cette communication présente les résultas de trois études sur les facteurs d’implication et de stress des agents de la Fonction Publique Territoriale. Au début des années 2000, des chercheurs experts en épuisement professionnel ont jeté les bases théoriques de l’étude du lien entre stress et implication. En effet, à partir du concept de ressources, définies comme ce que l’individu valorise, ils ont défini un modèle d’épuisement professionnel à processus dual , explicatif à la fois du stress et de l’implication. Les travaux présentés ont permis le test d’hypothèses issus de ce modèle après d’une population particulière, celle des agents territoriaux. La fonction publique demeure un secteur peu étudié sous l’aspect de ses modes de gestion des ressources humaines. Or, un français sur cinq est employé par une des trois fonctions publiques et près du tiers sont employés dans l’une des 66000 structures territoriales de France, soit environ 7% de la population active. Les agents de la FPT sont divers par leurs leurs cadres d’emploi et filières mais le problème de l’absentéisme semble dépasser ces différences. Or l’absentéisme est connu autant comme un symptôme de climat social délétère et de stress que comme un signe de dés-implication ou de non implication des individus par rapport l’organisation qui les emploie. C’est donc dans un objectif d’amélioration de la gestion des agents de structures qui prennent depuis 20 ans une importance grandissante dans le service public français que nous avons choisi d’étudier les processus de stress et d’implication chez les agents territoriaux. Deux des trois études ont été menées à l’appui d’une méthodologie qualitative , la troisième st une étude quantitative. La méthodologie qualitative a permis d’approfondir les facteurs et les effets du stress et de l’implication, et notamment de traiter les questions de perspectives de carrière et de mobilité auprès les agents interrogés. Une étude de cas auprès de onze agents travaillant dans une mairie d’arrondissement parisienne a permis d’établir une typologie des motifs de mobilité ou de non mobilité ainsi que des motivations à entrer dans la fonction publique et à y rester, tandis que les vingt-deux autres entretiens soutiennent l’existence de liens de causalité entre certaines ressources perçues par l’individu sur son lieu de travail et son ressenti de stress ou d’implication. La méthodologie quantitative a constitué dans l’administration d’un questionnaire auto- administré. L’utilisation de différentes échelles de mesure a permis de tester le modèle construit d’après la littérature. 434 réponses ont pu être analysées. Les analyses statistiques ont consisté, outre les tests de validité et fiabilité des échelles, dans des régressions multiples et des analyses de variance. Cette étude a permis de tester des hypothèses sur les causes de stress et es facteurs d’implication des agents territoriaux, tout en mettant en évidence des éléments spécifiques à la fonction publique qui interviennent dans le mode de gestion des ressources humaines. Les principaux résultats de ces trois études sont présentés et des perspectives de recherche sont envisagées.