Workshop Médias, Performances de la Culture et Invariants 15-16 ottobre 2015 Résumé Les paradoxes de la société de la connaissance Gerardo Pastore, Università di Pisa Il ya longtemps, que la littérature sociologique est confrontée avec les idées de la «société de l’information» et la «société de la connaissance». Il s’agit d’expressions qui circulent couramment dans les débats entre les politiciens, les intellectuels et les experts de différents types, attentifs aux orientations du développement des sociétés modernes. À la fin du sommet européen de Lisbonne en Mars 2000, il est devenu absolument clair la volonté de se concentrer fermement sur la croissance économique, pour ramener l'économie européenne - accusée dans plusieurs domaines d’être rigide et de manque de compétitivité – à l’économie des États-Unis, plus forte et plus dynamique. L'objectif fondamental, au cœur de la stratégie, a été clairement exprimé dans les conclusions de la présidence du Conseil de l'Union européenne: «devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale». Un programme ambitieux qui a invité, d'ici 2010, les États de l’Union Européenne a atteindre un taux d'emploi de 70% et un taux moyen de croissance économique de 3%, en prenant des mesures pour préparer la transition vers une société et une économie fondées sur la connaissance, au moyen de politiques répondant mieux aux besoins de la société de l’information et de la R&D, ainsi que par l’accélération des réformes structurelles pour renforcer la compétitivité et l’innovation et par l'achèvement du marché intérieur; moderniser le modèle social européen en investissant dans les ressources humaines et en luttant contre l’exclusion sociale; entretenir les conditions d’une évolution saine de l’économie et les perspectives de croissance favorables en dosant judicieusement les politiques macroéconomiques. Le contrôle continue de l'état d'avancement de la stratégie de Lisbonne a mis en évidence, malgré les succès dans certains secteurs importants, des difficultés évidentes de la croissance, l'emploi et l'innovation, en particulier dans les plus grandes économies de la zone euro, et la crise financière en cours a encore aggravé la situation globale. D'où la relance de la stratégie «Europe 2020» qui, en ligne avec ce qui a été proposé à Lisbonne et comme un moyen de sortir de la crise, a confirmé que le chemin inévitable est vers la société de la connaissance. Beaucoup de spécialistes, attentifs aux lignes de développement et au sort des sociétés contemporaines, concentrent leur attention sur une série de transformations qui semblent annoncer un changement de paradigme, le passage d'une dimension physique à une immatérielle, de l’hardware au software, du marchés aux réseaux. Dans ce contexte, le concept de «société de la connaissance» apparaît d'abord un résumé analytique des changements qui se produisent, et après un moyen pour revenir, pratiquement, à une vision de l'avenir en vertu de laquelle conduire normativement des actions politiques nécessaires pour la définition d'un "nouveau modèle" de société. Ce rapport s’interroge sur le progrès du parcours vers la société européenne de la connaissance et vise à initier une réflexion critique sur les aspects paradoxaux qui caractérisent certains modèles nationaux: manque de ressources publiques, rétrécissement de la base culturelle, fragmentation du savoir, absence d'une vision de système. Il s’agit de contradictions à surmonter