Vth International Conference of the Balkans Demography, Ohrid, Republic of Macedonia, 21-24 October 2015 Page 1 de 28 Evolution de la mortalité en état de crise Stamatina Kaklamani, kakltina@fks.uoc.gr Georges Kotsifakis, gkotsyfakis@statistics.gr Résumé Ce travail porte sur la mortalité surtout pour la période depuis 2001, dont l’étude dans le contexte de la crise s’avère d’une importance considérable. L’étude –effectuée également au niveau régional- concerne l’évolution diachronique de la mortalité par cause, selon le sexe et l’âge et l’impact de principales causes sur son niveau (source des données ELSTAT : mouvement naturel, recensements de population). L’impact de la mortalité pour les principales causes est étudié à partir des Tableaux de Mortalité du Moment avec l'utilisation de l'espérance de vie à la naissance éventuelle en abstraction d’une cause x. Pendant la dernière décennie le taux de mortalité générale a augmenté (2013 : 10.2‰). La mortalité infantile enregistre une hausse depuis 2008 (2013 : 3.7‰). La hausse de la mortalité cache des divergences selon la cause de décès, sans que le profil général de la mortalité par cause soit influencé. La hiérarchie des décès par cause observée depuis 1981 n’est pas bouleversée. La réduction des décès dus maladies cérébro-vasculaires et ischémies, une hausse considérable des décès des maladies de l’appareil respiratoire et une hausse des tumeurs malignes sont constatées. Les accidents de route sont réduits de 34%. Par contre, les suicides ont augmenté de 43%. Une surmortalité masculine pour la plupart de principales causes de décès existe et les écarts entre hommes et femmes se réduisent, sauf pour les ischémies. La mortalité due aux principales causes ne présente pas de disparités spatiales majeures et diachroniquement elles diminuent. Pendant la période 2001-2011, on n’observe pas de mutations des taux par âge. Les 35- 59 ans sont touchées davantage par les maladies cardiovasculaires et du système respiratoire. Les personnes en 3 e et 4 e âge voient une certaine aggravation pour l’ensemble des causes qui les concernent. En 2011 l’espérance de vie à la naissance en Grèce est de 76 ans pour les hommes et de 80,8 ans pour les femmes, poursuivant le processus de son rallongement observé depuis trente ans. L’impact sur la durée moyenne de vie en absence de principales maladies du système cardio-vasculaire se réduit diachroniquement, ainsi que l’écart entre les sexes (gain en 2011 : hommes 2.99, femmes 1.97 ans). L’évolution concerne l’ensemble des régions, sauf la Grèce Centrale. L’impact du cancer sur le niveau de l’espérance de vie diachroniquement se réduit légèrement, mais l’écart entre les sexes augmente (gain en 2011 : hommes 1.92, femmes 0.77 ans). La majorité de régions présente une aggravation de la mortalité, mais les écarts entre les régions se réduisent. En fait, une certaine aggravation de la mortalité est observée et certaines causes de décès présentent une hausse importante, dont l’étiopathogénie peut être liée aux incidences de la crise.