17 ` eme Colloque International et Exposition sur la Compatibilité ÉlectroMagnétique (CEM 2014) Confrontation de mesures numériques et expérimentales pour la caractérisation de cibles en environnements libre et confiné S. Lalléchère 1,2 , S. Girard 1,2 , M. Khodjet-Kesba 1,2,3 , I. El Baba 4 , A. Catrain 5 , S. Tortel 5 , K. El Khamlichi Drissi 1,2 , P. Bonnet 1,2 , F. Paladian 1,2 1 Clermont University, Blaise Pascal University, BP 10448, 63000 Clermont-Ferrand, sebastien.lallechere@univ-bpclermont.fr 2 CNRS, UMR6602, Pascal Institute, Clermont-Ferrand, France 3 ISRI, 300 Cheoncheon-dong, jangan-gu, Suwon, Gyeonggi-do, 440-746, Korea 4 Université Libanaise, Institut Universitaire de Technologie, BP 813, Saida, Liban 5 CEA, Service des Effets Radiatifs et Électromagnétiques, Laboratoire Micro-ondes de Forte Puissance, Centre de Gramat, BP 80200, 46500 Gramat, France Résumé. Dans cette proposition, la Section de Diffraction Totale (SDT ) de différents objets est implémentée à partir d’un modèle numérique de Chambre Réverbérante (CR). En théorie, les mesures de SDT nécessitent de travailler en espace libre (chambre anéchoïde par exemple) en illuminant la cible par une série d’ondes planes. La méthode développée dans cette contribution autorise une prédiction de la SDT en quelques simulations incluant une CR via la méthode “Finite Integration Technique” (FIT). D’une part ces données simulées seront confrontées à des mesures réalisées dans la CR de l’Institut Pascal (IP). D’autre part, les résultats obtenus mettant en jeu dif- férents objets sont comparés à la classification obtenue à partir d’une technique de Reconnaissance Automatique de Cibles (RAC) et de la méthode des équations intégrales. I. CONTEXTE ET MOTIVATIONS L’utilisation des Chambres Réverbérantes à Brassage de Modes (CRBM) a été popularisée dans le domaine de l’électromagnétisme. Les études en Compatibilité Élec- troMagnétique (CEM) [1] ont su exploiter les principes de fonctionnement des CRBM en accédant aux propriétés statistiques de ces dernières [2]. Le facteur de qualité (Q, inversement proportionnel aux pertes) peut être dérivé à partir de la somme de différentes contributions en rapport avec les “absorbants” (Q a ) et d’autres sources de pertes Q 0 (dues aux parois, antennes, objets diffractants) [3]. Les travaux précédents ont démontré la faisabilité d’une détermination de la Section Efficace d’Absorption (SEA) d’un objet quel- conque à l’aide de mesures en CRBM. Les travaux proposés dans ce résumé visent un but dual en établissant une classifiation de différentes cibles en environnement confiné (via leur Section de Diffraction Totale, SDT ) et en confrontant ces données à des résultats en espace libre. Dans le cadre d’applications RADAR Ultra Large Bande (ULB), différentes méthodes existent pour classi- fier au mieux des cibles pour des applications de type “véhicule intelligent”. Différentes méthodes liées à la Reconnaissance Automatique de Cible (RAC) [4] au- torisent une identification de cibles d’intérêt avec des caractéristiques en termes de précision et d’efficacité propres. La SDT se révèle être un critère intéressant pour quantifier le pouvoir de diffraction d’une cible et s’ajoute aux différents critères permettant de réaliser une reconnaissance et une identification pertinente des objets. En outre, l’hypothèse simplificatrice de mesures RADAR en environnement libre peut être remise en cause compte tenu de la complexité du milieu rencontré (véhicules, matériel urbain, piétons, . . . ). Le parallèle pouvant être réalisé entre environnements urbain et CRBM [5] renforce l’intérêt d’une technique d’identification de cibles en milieu confiné. II. FONDEMENTS THEORIQUES II.1. Mesures de SDT En théorie [6], la quantification de la SDT nécessite des essais en espace libre incluant un grand nombre d’illuminations par des ondes planes (contenant dif- férentes incidences et polarisations). On la définit comme étant la grandeur moyennée sur ces illuminations de la Section Efficace de Diffraction (SED) [8] en 3-D et à l’infini : SED(θ,φ)=4πR 2 E 2 d E 2 i , (1) avec E i le champ incident considéré et E d le champ diffracté par la cible en champ lointain à une distance R. Le caractère réverbérant du champ électrique en CRBM est dû aux réflexions multiples sur les parois métalliques conductrices de la cavité. En CEM, un comportement réverbérant satisfaisant au regard des aspects normatifs [7] va nécessiter à la fois des facteurs de qualité (Q) importants, un nombre élevé de modes et un nombre donné de positions de brasseur (si nécessaire en fonction de la struture de la CRBM et de la gamme de fréquence