XV e CONF~'RENCE DE CONSENSUS EN REANIMATION ET MEDECINE D'URGENCE, 13 JUlN 1996 UTILISA T I O N D E S CA T ~ ' C H O L A M I N E S ~U C O U R S D U C H O C S E P T I Q U E ( a d u l t e s . e n f a n t s ) "y du consensus : J.C. RAPHAEL, I. ANTONY, E. BELLISSANT, G. BONMARCHAND, J. CO'RING, ClEROBE, J.B. GOUYON, M. HASSELMANN, G. LELEU, B. MISSET, D. THEVENIN Introduction Bien que les d4finitions, les concepts concernant le choc septique se soient consid4rablement modifi4s depuis ces vingt derni6res ann4es, le choc septique reste une pr4occupation majeure des services de r6a- nimation darts le monde du fait de sa fr4quence et de sa gravit6 tant chez l'enfant qu 9 chez l'adulte. Chez ces derniers on estime aux Etats-Unis qu'il existe 500 000 nouveaux cas par an. Le choc septique est la cause de 3,2 p. 100 admissions en r6animation. Si on regroupe l'ensemble des publications r4centes 4valuant diff4rentes th4rapeutiques avec des d4fi- nitions du choc septique fi peu pr6s semblables, on observe que sur 4 500 patients, la mortalit6 moyenne est de 45 p. 100. Chez l'enfant, deux pics de frfquence ont 6t4 iden- tifi6s. Chez le nouveau-n6, le choc septique repr6- sente 1 a 8 cas pour I 000 naissances. La mortalit4 est de 50 p. 100. Chez l'enfant d'~ge compris entre 1 et 4 ans l'incidence annuelle est de 0,5 pour 100 000, la mortalit4 est de 50 p. 100. Outre les mesures th4rapeutiques habituelles (anti- bioth4rapie, 6radication des foyers infectieux), le traitement symptomatique du choc septique repose sur l'association du remplissage vasculaire et des cat6cholamines. Une bibliographie consid6rable et contradictoire a fit6 consacr6e fi l'effet des cat4cho- lamines tant sur des mod61es exp6rimentaux que chez l'homme. Malgr6 tout il n'apparait pas que la mortalit6 de cette affection soit diminu6e, bien qu'il soit probable que les malades actuellement trait6s soient plus graves que ceux pris en charge il y a une vingtaine d'ann4es. I1 n'apparatt pas dans la litt4rature de rhgle pr4cise concernant l'utilisation des cat4cholamines. Les pro- duits utilis4s, les posologies, les effets secondaires, Correspondance : Pr J.C. Raphael, Service de R6animation M~dicale, HOpital Raymond-Poincar~, 92380 Garches. la dur~e de la prescription, les r~gles de surveillance, et finalement leur efficacit~ respective dans la situation particttli~re du choc septique sont mal dfifi- nis. Pourtant ces produits sont tr~s largement utilis~s selon des modalit~s probablement tr~s difffirentes d'un service ~ l'autre. Ce sont ces difffirentes considerations qui ont fitfi la base de l'organisation de cette XV e Conference de Consensus en R6animation et Mfidecine d'Urgence (Lille, 13 juin 1996). Les cinq questions pos~es au jury ~taient les sui- vantes : 1 : Quels sont les objectifs du traitement du choc septique ? 2 : Ouand prescrire les catficholamines ? 3 : Quels sont les effets des cat~cholamines et de leurs associations ? 4 : Comment arr~ter un traitement par les cat6- cholamines ? 5 : Quelle strat~gie d'utilisation proposer ? Quels sont les objectifs du traitement du choc septique ? Le syndrome infectieux s~v~re et le choc infectieux (ou choc septique) ont fit~ d~finis par une r~cente confe- rence de consensus am~ricaine (Tabl. 1). Les para- m~tres de surveillance de l'hypoxie fissulaire ont 5t6 envisagfis lors de la 3 . Conffirence de Consensus Euro- p6enne en R~animation (Rdan-Urg. 1996, 5 : 163-171). La distinction qui a ~t~ faite entre syndrome infec- tieux s~v~re et choc infectieux a pour but de dSfinir des groupes homog~nes de malades. I1 existe en fait une continuitfi fividente entre ces deux fitats. Compte- tenu de la mortalit~ filevfie du choc infectieux il est nficessaire de s'int~resser pr~cocement au traitement de ces malades afin d'~viter le passage au niveau le plus grave. R6an. Urg., 1996. 5 (4 bis), 441-450