Aide à la restauration d’œuvres d’art du patrimoine par thermographie infrarouge stimulée : Contribution à la réduction des effets optiques induits par la couche picturale K. Mouhoubi 1 , J.L Bodnar 1* , M. Pommies 2 , V. Detalle 3 , J.M. Vallet 4 , T. Duvaut 1 1 GRESPI/ ECATHERM, UFR Sciences Exactes et Naturelles, BP 1039, 51687 Reims cedex 02 2 Measurement Control Department, Arcelor Mittal, BP 30320, 57283 Maizières -lès-Metz 3 LRMH, 29 avenue du Paris, 77420 Champs sur Marne 4 CICRP, 21 rue Guibal, 13003 Marseille * (auteur correspondant : jl.bodnar@univ-reims.fr) Résumé Le contrôle non destructif des peintures murales du patrimoine par thermographie infrarouge stimulée est déjà relativement performant [1-10]. Toutefois, les propriétés radiatives différentes des pigments constituant la couche picturale, peuvent conduire à des artefacts de détection. Dans le travail que nous présentons ici, nous cherchons à réduire cet inconvénient. A l’aide d’une étude spectroscopique de différentes couches picturales, nous montrons d’abord, que dans le domaine de l’infrarouge moyen, cette disparité radiative diminue notablement. Nous montrons ensuite, à l’aide de l’étude d’un échantillon académique puis d’une copie partielle d’une fresque de la cathédrale d’Angers, que l’association d’une source d’excitation émettant dans le domaine des infrarouges moyens à notre dispositif expérimental SAMMTHIR, permet un gain notable en termes de détection de défauts. Nomenclature L : Luminance, W / S -1 .m -2 λ : Longueur d’onde, m T : Température, K ρ : Réflectivité α : Absorptivité 1) Introduction Dans le cadre de la conservation et de l’aide à la restauration des biens culturels, le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH), le Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine (CICRP) et Le Groupe de Recherche en Sciences Pour l’Ingénieur (GRESPI) de l’Université de Reims développent de nouvelles méthodes d’aide à la restauration du patrimoine culturel. Cette collaboration a déjà montré, à l’aide de la thermographie infrarouge stimulée, la possibilité de détecter des déplacages situés dans des peintures murales du patrimoine (murs peints de l’église Saint Florentin de Bonnet, plafonds peints de l’abbaye de Saint Savin sur Gartempe - classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, …) [5-10]. L’un des problèmes rencontré au cours de ces études était la sensibilité variable selon sa couleur, de la couche picturale au flux excitateur utilisé. Celui-ci, du fait de l’utilisation d’un couple de lampes à halogènes était réparti dans le domaine spectral du visible / proche infrarouge. Cette différence de sensibilité pouvait, dans certains cas défavorables, conduire à des artefacts de détection. Dans le travail que nous présentons ici, nous cherchons à réduire cet inconvénient. Pour cela, nous essayons de déterminer une plage spectrale d’analyse dans laquelle les propriétés radiatives des différents pigments d’une même