Table ronde : cancer, enfants et Afrique Le groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique : bilan d’une première étape The French-African paediatric oncology group: a first stage re J. Lemerle a, *, F. Msefer-Alaoui b , P. Doumbe a , M. Harif c , M. Khattab b , C. Moreira d , S. Barsaoui e , S. Benchekroun c , F. Rafaramino f , Y. Ladjadj g , R. Bouhass h , M. Madani c , M.A. Raquin a , B. Mallon a , A. Auperin a , M.F. Tournade a , C. Patte a a Institut Gustave-Roussy, 94, Villejuif, France b Rabat, Maroc c Casablanca, Maroc d Dakar, Sénégal e Tunis, Tunisie f Tananarive, Madagascar g Alger, Algérie h Oran, Algérie Disponible sur internet le 26 avril 2005 Mots clés : Cancer ; Enfant ; Afrique ; Organisation ; Formation ; Traitement Keywords: Cancer; Children; Africa; Management; Training; Therapy Le GFAOP (groupe franco-africain d’oncologie pédiatri- que) a été créé en 2000, avec pour premier objectif, le déve- loppement de l’oncologie pédiatrique (OP) en Afrique fran- cophone. Un programme de trois ans avait été décidé pour cette première étape, ses trois grands chapitres étaient : orga- nisation du groupe, essais de traitement et formation. L’organisation initiale fut réduite au minimum indispen- sable compatible avec un budget qui, au départ, était quasi inexistant. Le « terrain » serait composé de huit unités afri- caines déjà actives en 2000, situées à Tunis, Alger,Oran, Rabat, Casablanca, Dakar,Yaoundé et Tananarive. Elles furent appelées unités pilotes (UP) pour bien définir leur mission qui était, à terme, de diffuser les acquis dans leur pays. Abi- djan, Bamako et Ouagadougou suivent. Ces UP sont reliées au siège social du groupe, siège aussi de son secrétariat et de sa banque de données, à l’institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif. Elles le sont par un réseau internet qui véhicule avant tout, les données médicales concernant les malades soignés dans le cadre des études cliniques. Les finances sont maigres, et nous ne pouvons vivre et travailler que grâce à la fidélité de nos sponsors. Nos frais sont réduits, pour l’essentiel, à trois grands postes : les m sions surtout Sud–Nord à l’occasion de nos deux semaines de travail annuelles consacrées à l’enseignement, au suivi nos études thérapeutiques prospectives, et à la gestion de groupe. Se réunissent alors les membres élus du bureau, à la fois conseil d’administration, conseil scientifique, asse blée représentative de toutes les UP, et « réunion à tout f d’un groupe très actif. Les autres grands postes budgétair sont celui de l’aide que nous apportons aux UP, en médica ments et fournitures diverses avant tout, mais aussi en fin cement de nombreuses formations pour médecins et infirm res,quine peuvent pas être prises en charge par l’union internationale contre le cancer et la ligue nationale contre cancer. Les charges en salaires se réduisent à trois quarts temps plein. En revanche, le nombre des bénévoles qui no aident avec dévouement et compétence augmente réguliè ment, en particulier le groupe de soutien du GFAOP. L’enseignement des médecins se fait beaucoup lors longues réunions du bureau, à propos de problèmes pratiq issus des dossiers que nous revoyons. Il se fait aussi par d stages dans des unités françaises, de un mois, six mois, un idéalement dans le cadre du diplôme interuniversitaire (D * Auteur correspondant. Archives de pédiatrie 12 (2005) 848–850 http://france.elsevier.com/direct/ARCPED/ 0929-693X/$ - see front matter © 2005 Publié par Elsevier SAS. doi:10.1016/j.arcped.2005.04.051