IRBM News 2010 ; 31 (1) © Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés 3
L A Q U A L I T É
INTRODUCTION
En France, la certification a été créée dans l’objectif
de concourir à l’amélioration de la prise en charge
des patients sur l’ensemble du territoire français.
Elle est obligatoire pour tous les établissements de
santé et renouvelée tous les quatre ans. Le premier
cycle de certification a débuté en 2001, le deuxième
a commencé en mai 2005 et se terminera en 2009.
Depuis la création de la Haute Autorité de santé
(HAS), 2898 résultats de certification d’établissements
de santé sont accessibles sur son site internet [1].
En Colombie, l’accréditation est un processus
volontaire qui permet d’améliorer la qualité dans
l’attention portée au patient. Ce processus d’amé-
lioration a débuté avec la Résolution 1 445 [2]. La
conformité à ce système unique d’habilitation exige
l’application de standards minimums au sein d’une
institution prestataire de santé (IPS).
En Colombie seul, 100 des 31 831 établissements de
santé (tableau 1) sont accrédités en 2008, soit 0,3 %.
Parmi eux, 15 correspondent aux institutions presta-
taires de santé, six sont des hôpitaux publics et neuf
des cliniques privées [4].
SYNTHÈSE DES RÉFÉRENTIELS
France : Manuel HAS v2010 de certification des
établissements de santé
Le manuel HAS v2010 a pour particularité de focaliser
la démarche de certification sur les principaux leviers
de la qualité et de la sécurité des soins. Il se distingue
des précédents référentiels de certification par l’in-
troduction de Pratiques Exigibles Prioritaires, autour
desquelles la HAS exprime des attentes renforcées.
Le manuel HAS v2010 se compose de 28 références
et 82 critères. Il est applicable aux établissements qui
auront leur troisième visite de certification à partir
de janvier 2010. Il est organisé en deux chapitres :
Management de l’établissement et Prise en charge du
patient (figure 1).
Afin de renforcer l’effet levier de la certification
sur la qualité et la sécurité des soins, des pratiques
exigibles prioritaires (PEP) sont introduites dans le
manuel de certification. L’étude par l’équipe d’ex-
perts-visiteurs du positionnement de l’établissement
au regard de ces PEP sera systématique et bénéficiera
d’une approche standardisée.
Colombie : Résolution 1 445
La Résolution 1 445 est composée de différents arti-
cles qui définissent les fonctions de l’organisme
accréditeur ainsi que des dispositions relatives à l’ac-
créditation [2] (figure 2).
L’annexe technique n
o
1 contient des standards pour
tous les IPS, les organismes de services ambulatoires,
les laboratoires cliniques et les centres d’imagerie.
Elle permet d’évaluer si l’organisation dispose de
processus systématiques et d’un système d’informa-
tion adéquat. De plus, elle vérifie les méthodes et les
plans d’amélioration continue.
Les standards que doivent respecter les IPS selon
l’annexe technique n
o
1 sont les suivants :
•lemanagementdel’établissementprendencompte
la stratégie, la sécurité des soins et l’amélioration
continue ;
•lagestiondel’établissementsedéclineenquatre
thématiques : la gestion globale de l’établissement,
la gestion de l’information, la gestion de l’environ-
nement et la gestion des ressources humaines. Elle
Comparaison des systèmes de gestion
de la qualité des établissements de santé
en France et en Colombie
D. Akheraz, L.-M. Moreno, G. Farges, J.-P. Caliste
Université de technologie de Compiègne, master de management de la qualité, BP 60319, 60203 Compiègne cedex, e-mail : gilbert.farges@utc.fr,
Site web : http://www.utc.fr/master-qualite
Établissements
publics
Établissements
privés
Total
7431 24 454 31 831
Tableau 1. Nombre d’établissements de santé en
Colombie [3].