Cas cliniques en MPR locomotrice / Annals of Physical and Rehabilitation Medicine 54S (2011) e255–e269 e265 de la douleur. La collaboration et les échanges entre équipes pluridisciplinaires favorisent l’évolution favorable du patient lombalgique chronique. doi:10.1016/j.rehab.2011.07.256 P101–FR Évaluation biomécanique d’un programme « Mini-RFR » (restauration fonctionnelle du rachis) chez les patients affectés par une lombalgie chronique A. Primerano a , E. Hutin a , M. Boutou a , A. Behnegar b , J.-M. Gracies b , S. Fardjad b,* a Laboratoire d’analyse et de restauration du mouvement, service de MPR, groupe hospitalier Henri-Mondor, AP–HP, université Paris-Est Créteil, France b Unité de rééducation locomotrice, service de MPR, groupe hospitalier Henri-Mondor, AP–HP, 51, avenue De-Lattre-de-Tassigny, 94000 Creteil, France * Auteur correspondant. Mots clés : Restauration fonctionnelle du rachis ; Lombalgie chronique ; Douleur Introduction.– La lombalgie chronique, cause de handicap entraînant souvent l’arrêt de l’activité professionnelle [1], est améliorée par des programmes inten- sifs de restauration fonctionnelle du rachis (RFR, cinq journées par semaine pendant cinq semaines), notamment sur les capacités physiques et la reprise du travail [2]. L’effet d’un programme allégé de RFR, « Mini-RFR » sur un journée/semaine pendant cinq semaines, n’a pas été étudié. Méthodes.– Vingt-trois patients lombalgiques chroniques ont suivi en ouvert un programme « Mini-RFR » de réentraînement cardiorespiratoire, étirements, travail musculaire du complexe lombo-pelvien, et exercices pro- prioceptifs et ergonomiques du rachis. Des paramètres cliniques (capacités cardio-respiratoires, endurance, longueurs musculaires, qualité de vie) et bio- mécaniques (marche et postures rachidiennes) ont été mesurés avant et après le « Mini-RFR ». Résultats.– Après le « Mini-RFR », on observe une amélioration des capaci- tés cardio-respiratoires (+29 % sur la puissance maximale en cyclo-ergomètre, p < 0,01), de l’endurance des muscles abdominaux (+65 %, p < 0,05) et spi- naux (+30 %, p < 0,04), de la capacité à soulever des charges (+84 %, p < 0,01), de l’extensibilité de la chaine musculaire postérieure (+10 cm, p < 0,01), de la flexion maximale du rachis thoraco-lombaire (+7 %, p = 0,03), des vitesses de marche spontanée (+20 %, p < 0,01) et maximale (+4 %, p < 0,04), et de la qualité de vie (Québec [3], HAD-Anxiété [4], p < 0,01). Conclusions.– Le programme « Mini-RFR » apporte des bénéfices significatifs sur les capacités fonctionnelles et motrices et la qualité de vie pour les patients affectés par une lombalgie chronique. Références [1] Poiraudeau, Duvallet, Barbosa Dos Santos et al. Efficacité à un an d’un reconditionnement à l’effort proposé à des lombalgiques chroniques lourdement handicapés. Ann Readapt Med Phys 1999;42:33–41. [2] Bendix, Bendix, Haestrup et al. A prospective, randomized 5-year follow-up study of functional restoration in chronic low back pain patients. Eur Spine J 1998;7(2):111–9. [3] Yvanes-Thomas, Calmels, Béthoux et al. Validity of the French-language version of the Québec back pain disability scale in low-back pain patients in France. Joint Bone Spine 2002;69(4):397–405. [4] Bjelland, Dahl, Haug et al. The validity of the Hospital Anxiety and Depres- sion Scale. J Psychosom Res 2002;52(2):69–77. RemerciementsAssociation Neurorééducation en Mouvement.Groupe RFR Mondor : C. Passieux, D. Goujon, P. Margalles, K. Djadli, C. Rodriguez- Gonzales, A. Rico-Moya, S. Perreto, A. Stawiscza, D. Zawistowicz, D. Masson, G. Victorin, M. Boutou, A. Primerano, E. Hutin, P. Larivé, D. Morel. doi:10.1016/j.rehab.2011.07.257 P102–FR Étude préliminaire de l’alignement sagittal du complexe lombo-pelvien en position assise M. Vaucher a,* , A. Dupeyron b,c , C. Hérisson c,d , S. Perrey c a Service de médecine physique et de réadaptation, CHU de Nîmes, place du Pr R. Debre, 30029 Nîmes, France b Fédération MPR, CHU de Montpellier-Nîmes, place du Pr R. Debre, 30029 Nîmes cedex 9, France c Movement to Health Laboratory (M2H), Montpellier-1 University EuroMov, 700, avenue du Pic-Saint-Loup, 34090 Montpellier, France d Fédération MPR, CHU Montpellier-Nîmes, Lapeyronie, 34295 Montpellier, France * Auteur correspondant. Mots clés : Rachis lombaire ; Lombalgies ; Équilibre sagittal Introduction.– Les positions assises prolongées sont souvent mal tolérées chez les sujets lombalgiques ou non notamment au travail [1]. La position assise n’est pas un facteur de risque indépendant de lombalgie mais le devient en association à d’autres comme les vibrations [2]. À ce jour, on ne sait toujours pas, s’il est préférable de conseiller au patient de privilégier l’assise (intérêt du siège ergonomique) ou la posture (se tenir droit). Objectif.– L’objectif de ce travail est de comparer, dans deux populations (lom- balgiques et sujets non lombalgiques), les modifications de l’équilibre sagittal lombopelvien induites par l’assise et la posture comparées à la position debout. Patients et méthodes.– Quatre radiographies (plan sagittal) en position assise, sur chaise classique ou ergonomique, en position érigée ou relachée comparées à une radiographies debout chez dix lombalgiques et dix sujets contrôles appariés. Les variables dépendantes – incidence pelvienne, pente sacrée, tilt pelvien, lordose lombaire – sont mesurées par deux observateurs indépendants en aveugle. Résultats attendus.– Nous pourrons ainsi observer les modifications des para- mètres lombo-pelviens en position assise dans quatre situations concrètes, leur lien éventuel avec la position debout dans deux populations, individualiser les situations les plus à risque sur le plan mécanique et peut être formuler des recommandations chez les patients lombalgiques. Références [1] Wiliams and al, Spine (1991), A comparison of the effects of two sitting postures on back and referred pain. [2] Angela Maria Lis and al., Eur Spine J (2007) Association between sitting and occupational LBP. doi:10.1016/j.rehab.2011.07.258 P103–FR Faisabilité et tolérance des infiltrations épidurales par le hiatus sacrococcygien A.A. El Oumri * , O. Elhilali , N. Hajjaj-Hassouni Unité de MPR, hôpital El-Ayachi, CHU Ibn Sina, route de la plage, 11000 Salé, Maroc * Auteur correspondant. Mots clés : Infiltration épidurale ; Hiatus sacrococcigien Introduction et objectif.– Les infiltrations épidurales de corticoïdes sont utilisées de manière courante dans le traitement des lombosciatiques d’origine discale L’infiltration par le hiatus sacrococcygien est simple, pratique, avec un risque quasi nul de syndrome post-PL. Dans cette étude, nous nous proposons de tester la faisabilité et la tolérance d’infiltrations épidurales par le hiatus sacrococcygien à l’aveugle. Patients et méthodes.– Étude prospective portant sur dix patients ayant une lombosciatique. Le hiatus sacrococcygien était repéré cliniquement. La présence d’un reflux sanguin ou de LCR était notée. La tolérance immédiate du geste était appréciée par une échelle visuelle analogique de la douleur. La survenue de complication a également été évaluée à une semaine. Résultats.– Le hiatus a été repéré avec succès chez tous les patients. Le temps moyen pour la réalisation du geste était de 22,7 minutes ± 12,6. Aucun reflux de LCR n’a été constaté. La tolérance du geste était moyenne avec une accep- tabilité de 100%. La différence entre l’EVA de la douleur avant et au décours immédiat du geste était significative (p = 0,01). Les complications observées au décours immédiat du geste ont été trois malaises vagaux. Il n’a pas été constaté de complications sévères immédiates ou à une semaine, il a été constatée