1 La gestion de la diversité des langues et des cultures au Maroc En matière de gestion de la diversité des langues et des cultures au Maroc, une chose est sûre aujourdhui : les différentes réformes nont été ni efficaces ni efficientes. Pourtant, il nexiste pas de problématique qui nait suscité autant de débats, de propositions, détudes, de journées pédagogiques, congrès locaux, régionaux et internationauxSans doute, la passion excédait-elle la raison chez les adultes ; et rien nest moins sûr également de leffet du tourbillon funeste produite par la girouette des langues provoquée chez les générations qui se sont succédées depuis lindépendance. Depuis quelques semaines maintenant, il semble que les responsables du champ éducatif sactivent pour repenser et réaménager la question des langues à lécole, étant donné quil a été décidé notamment de revigorer la place du français sur léchiquier national des langues denseignement et dapprentissage. A ce propos, je souhaite placer un mot en lien avec la gestion de la diversité des langues et des cultures. Le travail d’analyse que nous allons entreprendre ambitionne de démontrer à travers les paramètres suivants - la connaissance de gestion du plurilinguisme par certains pays européens qui montrent la manière avec laquelle ces pays gèrent le contexte plurilingue, - l’état de l’art de la didactique des langues et des avancées réalisées sur le terrain de recherche expérimentale, - la connaissance de la dynamique des langues au Maroc ; dynamique orientée essentiellement sur la notion de « marché des langues » au niveau national, - les résultats de lanalyse de la gestion de la diversité linguistique et culturelle : axe thématique où les avancées théoriques, méthodologiques et empiriques connaissent un développement important dont la maîtrise s’avère nécessaire dans le processus de la didactique des apprentissages, en quoi ce détour paramétrique est important dans le projet visant la gestion de la diversité des langues et des cultures. 1. En termes de diversité linguistique et culturelle, le Maroc ne fait pas exception. En effet, à travers la lecture des rapports portant sur les expériences internationales en matière de gestion des langues, il y a lieu de constater à travers les cas d’espèce (le Québec, la Suisse et la France) qu’il n’existe pas de recettes toutes faites, mais que le plurilinguisme est une règle constante. A partir du moment où la diversité est une réalité sinscrivant dans un contexte déterminé dinteraction socio- culturelle, il est loisible de constater que - chaque pays cherche à mettre en place une politique nationale des langues en tenant compte des facteurs socioculturels et historiques, - le poids de l’histoire et celui des revendications locales et régionales constitue un élément structurant dans le choix : « langue nationale » ou « langues nationales »,