ESRI 2006 C. de Runz, D. Pargny, E. Desjardin, M. Herbin, F. Piantoni Page 1 07/06/2006 Aide à la décision en archéologique préventive : Les rues de la Cité des Rèmes C. de Runz (1,2) , D. Pargny (2) , E. Desjardin (1) , M. Herbin (1) , F. Piantoni (2) Université de Reims Champagne Ardenne (1) CRESTIC (EA-3804), (2) HABITER (EA-2076) derunz@leri.univ-reims.fr , frederic.piantoni@univ-reims.fr Résumé : L’aide à la décision en archéologie préventive est un domaine important pour l’urbanisme en Europe. Cette communication a pour sujet la simulation de cartes des rues de la ville de Reims à l’époque Romaine. Les données issues des fouilles archéologiques sont incertaines et imprécises en date et en localisation. Pour ne pas éluder le problème, nous nous sommes placés dans le cadre de la logique floue. Les rues à l’époque romaine sont structurées de manière linéaire. Pour permettre aux archéologues de déterminer les endroits de fouilles intéressants, nous souhaitons pouvoir obtenir les rues de la cité des Rèmes selon les époques à partir des données archéologiques. Nous avons pour cela adapté une méthode classique de reconnaissance de formes simples la transformée floue de Hough appliquée aux droites, sur les données géographiques des fouilles traitant des rues de la ville de Reims à l’époque romaine. 1. Introduction Le projet SIGRem (Pargny et al. 2005, Pargny et Piantoni 2005) est né il y a cinq ans. Il a pour but de développer un Système d’Information Géographique (SIG) autour des données archéologiques de la ville de Reims à l’époque romaine (« La Cité des Rèmes »). Un nouvel objectif a été défini pour le projet : la simulation. Cette simulation a pour but d’aider les archéologues dans les décisions concernant les projections de chantiers. Elle deviendra ainsi un outil pour la prévention archéologique. L’horizon à terme est de pouvoir définir les zones à fort potentiel archéologique, ainsi que les structurations de la ville aux différentes époques romaines. Les enjeux économiques de ces décisions sont importants pour l’urbanisme de la ville de Reims et le sont en général pour toutes les villes d’Europe ayant un passé Romain. Nos simulations intègrent deux aspects spécifiques des données utilisées. D’une part, les données archéologiques sur lesquelles nous basons notre travail sont sujettes à de l’incertitude et de l’imprécision aussi bien au niveau du géoréférencement, que de l’orientation et de la datation. D’autres part, les rues romaines ont une particularité qui nous a intéressé : elles sont généralement linéaires. C’est pourquoi nous avons opté pour un traitement informatique des données par la logique floue introduite par Lotfi Zadeh en 1965 (Zadeh 1965) et l’adaptation à des données géoréférencées d’une méthode classique de reconnaissance des droites : la transformée de Hough (Hough 1962) et son extension au flou (Han et al. 1993). Ce travail propose un outil proposant des zones où l’on a de fortes chances de tomber sur des rues de l’époque romaine, ou d’une période romaine en particulier. L’utilisation de la logique floue pour prendre en compte les incertitudes, les imprécisions et certaines carences du modèle topologique est de plus en plus courante dans les SIG. Elle est notamment utilisée pour des modèles de simulation en transport urbain (Dou et al 1999), ou pour l’étude de l’érosion (Mitra et al 1998) ou de la contamination (Dixon 2005) des sols. Actuellement des travaux ont lieu sur les traitements de données géographiques de manière qualitative et floue (Guesgen et Albrecht 1998) ainsi que sur l’interrogation de celles- ci de manière linguistique (« proche de », « à côté de », « à environ 500 mètres »,…). La Page 1 sur 10