6.1. Introduction Les céramiques provenant de l’îlot 3 constituent au total 32759 tessons (soit au minimum 4188 individus), dont 24979 (3240 individus) appartiennent à des contextes homogènes, une fois écartés les niveaux de sur- face et les tranchées d’épierrement post- antiques rassemblés dans la phase 3A. Ces documents se répartissent dans neuf phases successives (3F à 3B1). Pour chacune d’elles, je donnerai, comme ci-dessus pour l’îlot 1, un tableau quantitatif et typologique et quelques planches de dessins illustrant les pièces les plus caractéristiques ou les mieux conservées (1). Sur cette présentation et sur les types de comp- tage utilisés, on verra plus haut l’introduction de l’étude des céramiques de l’îlot 1 (§2.1). Les typologies citées dans les tableaux sta- tistiques sont indiquées en abrégé. Voici la liste des références auxquelles correspondent ces abréviations, renvoyant à la bibliographie placée à la fin de ce chapitre: Céramiques pseudo–ioniennes: Py, 1979– 1980. Céramiques à vernis noir: Lamboglia, 1952; Morel, 1965; 1981(Morel F); Pasquinucci, 1972. Céramiques sigillées: Dragendorff, 1895; Loeschke, 1909; Hermet, 1934; Goudineau, 1968. Céramiques à parois fines: Marabini, 1973; Mayet, 1975. Céramiques ibériques peintes: Lamboglia, 1954. Céramiques à enduit rouge pompéien: Goudi- neau, 1970. Céramiques celtiques: Périchon, 1974. Céramiques non tournées: Dedet-Py, 1975. Céramiques communes gréco–romaines: Vegas, 1973. Amphores étrusques (intrusions): Py, 1985. Amphores massaliètes: Bertucchi, 1979; Bats- Bertucchi, 1986. Bords types 1–9: Py, 1978. Amphores puniques et ibériques: Maña, 1951; Solier, 1968; Ramon, 1981 (PE). Amphores romaines: Lyding–Will, 1982; Lamboglia, 1955; Dressel, 1899; Pascual, 1962. 6.2. Céramiques de la phase 3F (vers – 250/–225) • Tableau général, fig. 6-1; illustration: fig. 6-3 et 6-4. Les niveaux de la phase 3F ont donné près de 2000 tessons, représentant au minimum 154 vases: parmi ceux-ci, on remarque d’abord la forte prédominance des amphores, surtout en fragments (plus de 60% des tessons, un tiers du nmi) (2). Il s’agit d’ailleurs essentielle- ment d’amphores massaliètes (fig. 6-4) (comme dans la phase 1C2 de l’îlot 1, contem- poraine, qui livre cependant un taux d’ampho- re sensiblement moindre: cf. supra, fig. 2-13), les italiques étant encore très sporadiques, les autres types absents. La typologie des amphores massaliètes, dont la plupart relèvent de la forme Bertucchi 4, fait apparaître une forte proportion de bords anciens (types 8 et surtout 7), mais les bords 9 sont déjà bien représentés (3). A remarquer un graffite sur col (cinq barres verticales: fig.6-4, n°4), possible marque de prix ou de contenance. La vaisselle est pour sa part en majorité constituée de céramique non tournée, du faciès classique de IIe Age du Fer régional (fig.6-3, n°9-12), avec encore beaucoup plus de coupes que d’urnes (ces dernières fréquemment déco- rées) et une proportion très faible de cou- vercles (fig.6-2). Les céramiques tournées fines compor- tent principalement des vases communs à pâte calcaire. Les catégories anciennes, caractéristiques de la fin IVe-première moitié IIIe s. av. n. è., sont toujours attes- tées: diverses formes de vases pseudo- ioniens peints, parmi lesquels un fond à LATTARA 3 — 1990 6 La céramique de l’îlot 3 par Michel Py