384 Communications affichées / Néphrologie & Thérapeutique 8 (2012) 374–389 AT 23 Corrélation entre la recherche des Decoys cells urinaires et la PCR BK virus dans le sang à trois mois d’une greffe rénale H. Elouazzani , B. Janbon , P. Malvezzi , P. Zaoui Service de néphrologie - dialyse -transplantation rénale, CHU La Tronche, Grenoble, France Objectif.– L’infection à BK virus (BKV) constitue un facteur de risque de perte de greffon en transplantation rénale (TR), de ce fait le diagnostic précoce de la réactivation du virus en post TR est indis- pensable pour une meilleure prise en charge de cette infection. Le but de ce travail est d’évaluer la fiabilité de la recherche urinaire des Decoy Cells par rapport à la PCR BKV dans le sang pour le diagnostic de la néphropathie à BKV à trois mois de la TR. Patients et méthodes.– Étude rétrospective sur 121 patients TR recensés entre janvier 2009 et mars 2010 (14 mois). Tous les patients ont bénéficié à 3 mois de la TR d’une biopsie de greffon, de recherche de Decoy cells dans les urines et d’une PCR BKV dans le sang. Résultats PCR BKV positive (malades) PCR BKV négative (non malades) Decoy cells positifs (Test +) 4 (a) 10 (b) Decoy cells négatifs (Test –) 1 c) 65 (d) Une seule biopsie a montré des signes d’infections à BKV. (a) nombre d’individus malades avec un test positif (les vrais posi- tifs) (b) nombre d’individus non-malades avec un test positif (les faux positifs) (c) nombre d’individus malades avec un test négatif (les faux néga- tifs) (d) nombre d’individus non-malades avec un test négatif (les vrais négatifs Sensibilité = a/a + c = 4/4 + 1 = 80 % Spécificité = d/d + b = 65/65 + 10 = 86,6 % La valeur prédictive positive : probabilité que la maladie soit pré- sente lorsque le test est positif a/(a + b) = 28,5 % La valeur prédictive négative : probabilité que la maladie ne soit pas présente lorsque le test est négatif. d/(c + d) = 98,4 % Discussion et conclusion.– Bonne spécificité et sensibilité de la recherche urinaire de Decoy cells avec une VPN très intéressante dans le diagnostic de l’infection à BKV à trois mois de la TR. Faut-il continuer à faire des PCR BKV Systématiquement chez les patients Decoys négatifs ? http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.088 AT 24 Une nouvelle « épidémie » de pneumocystose pulmonaire dans un centre de transplantation rénale en 2010 : preuve d’une transmission interhumaine V. Brunot a , V. Pernin a , C. Chartier b , V. Garrigue a , F. Vetromile a , I. Szwarc a , S. Delmas a , P. Portalès c , P. Bastien b , G. Mourad a a Néphrologie, CHU, hôpital Lapeyronie, Montpellier, France b Laboratoire de mycologie, CHU de Montpellier, Montpellier, France c Laboratoire d’immunologie, CHU de Montpellier, Montpellier, France Introduction.– En transplantation rénale, les cas de pneumocystose pulmonaire (PCP) rapportés sont en augmentation, notamment sous la forme de petites « épidémies ». Alors que nous n’avions recensé qu’un seul cas de PCP entre 2004 et 2009, neuf patients sont infectés dans notre centre en 2010 sur une période de neuf mois. Le but de cette étude est de comprendre l’origine et les facteurs favorisants de cette épidémie. Patients et méthodes.– Les données cliniques, biologiques et épidé- miologiques des neuf cas de PCP diagnostiqués entre mai 2010 et janvier 2011 sont analysées (groupe-cas, n = 9). Parmi eux, six patients ont bénéficié d’une transplantation entre mars et juillet 2010 et trois avant. Les données de ces patients sont comparées à celles de l’ensemble des sujets transplantés entre le 1er janvier et le 31 août 2010 (groupe-contrôle, n = 64). Résultats.– Neuf patients sont infectés (cinq hommes et quatre femmes). L’âge moyen, le jour de la transplantation, est de 48,4 ans (17–68 ans). La durée médiane entre la transplantation et la PCP est de 5,6 mois (2,4–147). Le jour du diagnostic de PCP, le traite- ment associe corticoïdes (n = 8), tacrolimus (n = 7) ou ciclosporine (n = 1), et acide mycophénolique (n = 9). L’induction est réalisée par basiliximab (n = 2) ou thymoglobuline (n = 7). Il n’existe pas de différence d’âge, de sexe, de type de donneur, de fonction du greffon, d’IMC ou de traitement immunosuppresseur entre les groupes cas et contrôle. La prophylaxie par triméthoprime- sulfaméthoxazole (400/80 mg par jour) est comparable dans les deux groupes (22,2j vs. 33,3j ; p = 0,33). La fréquence des mala- dies à CMV est également similaire (30 % vs. 33,3 %). Les épisodes de rejet traité par bolus de méthylprednisolone ont tendance à être plus fréquents dans le groupe-cas (33 % vs. 13,6 % ; p = 0,13). La symptomatologie clinique débute en moyenne 9,6 ± 6 jours avant le diagnostic. Une toux est présente chez six patients. Tous les patients sont fébriles et dyspnéiques. On note trois co-infections CMV avec Pneumocystis jirovecii (PCJ) mais aucune co-infection bactérienne ou fungique. Trois patients ont nécessité une venti- lation mécanique et deux ont été dialysés transitoirement. Aucun patient n’est décédé. Notre analyse a montré que chacun des rece- veurs infectés est entré en contact avec au moins un autre patient atteint de PCP durant l’hospitalisation post-transplantation ou lors des consultations régulières. Nous n’avons pas terminé le géno- typage des souches de PCJ, mais les résultats déjà obtenus chez sept patients démontrent clairement une homogénéité totale des séquences d’ADN. Les patients qui développent une PCP après induction par thymoglobuline ont un taux de lymphocytes CD4+ significativement plus bas que le groupe contrôle à trois mois post- transplantation (34 ± 31 vs. 87 ± 76 CD4+/mm 3 ; p = 0,049). Discussion et conclusion.– Nos résultats montrent une insuffisance dans la prophylaxie par TMP-SMX et dans l’isolement des patients. Les transplantés infectés ont, à trois mois, un taux de lympho- cytes CD4 + significativement plus bas que le groupe contrôle. Le monitorage des lymphocytes CD4+ pourrait permettre d’adapter la chimioprophylaxie anti-PCP de fac ¸ on individuelle. Le regrou- pement de neuf patients infectés par une même souche, sur une période courte dans la même institution conforte l’hypothèse d’une transmission inter humaine aérienne ou environnementale. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.089 AT 25 Association du polymorphisme du gène de la protéine Programmed cell Death-1 à la survie des greffons rénaux et pulmonaires : rôle du CMV P. Gatault a , C. Forconi b , J.-M. Halimi a , M. Buchler a , R. Guillemain c , M. Stern d , A. Magnan e , Y. Lebranchu a , C. Baron a a Néphrologie immunologie clinique, hôpital Bretonneau, Tours, France b EA 4245 Cellules dendritiques, immunomodulation et greffes, université Franc ¸ ois-Rabelais, Tours, France c Anesthésie et réanimation, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France d Chirurgie thoracique, hôpital Foch, Paris, France e Unité de transplantation thoracique, CHU de Nantes, France