Cela suggère que l’entraînement peut réduire le stress oxydant pro- voqué par un effort intense et prolongé. Lu.119 Les recommandations de l’EULAR pour le diagnostic d’arthrose de la main. Rapport du groupe de travail du comite de l’EULAR pour les études cliniques incluant les essais thérapeutiques E. Maheu a , W. Zhang b , M. Doherty b , B. Leeb c , L. Aleekseva d , N. Arden e , J. Bijlsma f , F. Dincer g , K. Dziedzic h , H. Hauselmann i , P. Kaklamanis j , M. Kloppenburg k , S. Lohmander l , E. Martin-Mola m , K. Pavelka n , L. Punzi o , S. Reiter p , J. Smolen q , G. Verbruggen r , I. Watt k , I. Zimmermann-Gorska s a Service de Rhumatologie, Hôpital Saint-Antoine, Paris, France b Academic Rheumatology, Nottingham, Grande-Bretagne c Department Of Medicine, Stockerau, Autriche d Service de Rhumatologie, Moscou, Fédération de Russie e Service de Rhumatologie, Southampton, Grande-Bretagne f Service de Rhumatologie, Utrecht, Pays-Bas g Service de Rhumatologie, Ankara, Turquie h Service de Rééducation Fonctionnelle, Keele, Grande-Bretagne i Service de Rhumatologie, Zurich, Suisse j Service de Rhumatologie, Athènes, Grèce k Service de Rhumatologie, Leiden, Pays-Bas l Service d’Orthopédie, Lund, Suède m Service de Rhumatologie, Madrid, Espagne n Service de Rhumatologie, Prague, République Tchèque o Policlinico Universitario, Chair Of Rheumatoloy, Padova, Italie p Service de Rhumatologie, Bonn, Allemagne q Service de Rhumatologie, Vienna, Autriche r Service de Rhumatologie, Ghent, Belgique s Service de Rhumatologie, Poznan, Pologne Introduction. – Après avoir produit des recommandations fondées sur des preuves pour le traitement de l’arthrose de la main (AM) en 2006 [1], le groupe de l’EULAR a travaillé sur le diagnostic de l’AM. Comme pour les précédentes, un accord s’est fait pour produire des recommandations fondées sur des preuves combinant revue systéma- tique de la littérature et consensus d’experts. Objectif : Produire des recommandations diagnostiques étayées par des preuves dans l’AM. Matériels et Méthodes. – Le groupe de travail, multidisciplinaire, comprenait 17 rhumatologues, 1 rééducateur, 1 orthopédiste, 1 profes- sionnel de santé et 1 méthodologiste spécialisé dans la production de recommandations, originaires de 15 pays d’Europe. Chaque partici- pant a fourni jusqu’à 10 propositions-clés selon lui pour le diagnostic de l’AM. L’approche consensuelle DELPHI a été employée pour éla- borer les recommandations finales. Une recherche bibliographique systématique a été conduite dans les bases MEDLINE, EMBASE, CINALH, WOS, AMED, Cochrane Library, HTA, et NICE pour identifier les travaux de recherche les plus pertinents à l’appui de cha- cune des propositions. Les résultats des tests diagnostiques ont été résumés et, si possible, le likelihood ratio, la sensibilité et la spécifi- cité calculées. La qualité de chaque preuve a été catégorisée selon l’échelle hiérarchique des preuves de l’EULAR pour le diagnostic [2]. La force de recommandation a été cotée sur les échelles VA et ordinale de l’EULAR. Résultats. –10 recommandations finales ont été élaborées abordant les chapitres diagnostiques suivants : manifestations cliniques (symp- tômes, signes, altération fonctionnelle) : 3 recommandations ; signes radiologiques : 1 recommandation ; facteurs de risque et comorbidi- tés : 1 recommandation ; sous-groupes (AM nodale commune, base du pouce, arthrose érosive) : 3 recommandations et diagnostic diffé- rentiel : 2 recommandations. Pour chacune, les preuves sont fournies, évaluées et discutées et la force de recommandation combinant avis d’expert et données scientifiques de la littérature est indiquée. Conclusion. – Utilisant la méthode de l’EULAR (expertise et preuves scientifiques), 10 recommandations diagnostiques pour l’AM ont été élaborées. Elles devraient permettre une meilleure stan- dardisation du diagnostic de cette affection hétérogène dans les pro- chains travaux cliniques et épidémiologiques. Lu.120 L ’indice de masse corporelle est associé au début de la gonarthrose S. Rostom a , R. Bahiri a , R. Abouqal b , N. Hajjaj-Hassouni c a Service de Rhumalogie, CHU de Rabat-Salé, Salé, Maroc b Laboratoire de Biostatistique de Recherche Clinique et d’Epidémio- logie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat, Maroc c Service de Rhumatologie, Hôpital El Ayachi, CHU de Rabat-Salé, Salé, Maroc Objectif. – évaluer l’association entre l’âge de début de la gonar- throse et L’IMC (l’indice de masse corporelle) et étudier l’interaction entre la gonarthrose et les autres facteurs de risque dans une popula- tion marocaine. Patients et Méthodes. – Étude transversale incluant des patients avec une gonarthrose diagnostiquée sur une radiographie standard. Ont été exclus, les patients ayant un rhumatisme inflammatoire des- tructeur ou une pathologie du genou évoluant depuis moins de 12 mois. La gonathrose était définie par un grade ≥ 1 de la classifica- tion de Kellgren et Lawrence. Pour tous les patients nous avons recueilli des informations sur les données démographiques (l’âge, (sexe, durée d’évolution, âge de début de la gonarthrose). Par ailleurs, l’EVA douleur et gène fonctionnelle selon une échelle visuelle analo- gique, le poids, la taille, la présence de varus ou valgus, flessum et de gonflement articulaire au début de la gonarthrose ont été évalués à partir du dossier de suivi des patients et par l’interrogatoire. Le poids et la taille à l’inclusion dans l’étude ont été mesurés et l’IMC était calculé. Selon la classification internationale de l’IMC chez les adultes, Les patients ont été classés en 4 groupes : groupe 1 : sous poids (IMC< 18.5) ; groupe 2, poids idéal (18.5 à 24.9) ; groupe 3 : surpoids (25 to 29.9), groupe 4 : obésité (> 30). Résultats. – 300 patients ont été inclus d’âge moyen de 56.6 ans ± 9.4 [34-84] avec une nette prédominance féminine (93.3 %). L’IMC au début de la maladie était en moyenne de 30.1 kg/m2 ± 5.3 (15-57). Plus de moitié des patients étaient obèses au début de la gonarthrose (61 %). L’âge de début était 50 ans ± 8.7. La gonarthrose était bilatérale dans 84 %. 22.7 % avaient un genu varum and 9.7 % un genu valgum. Un flessum était observé 14 %. L’EVA douleur était corrélée à l’IMC (r = 0.76, p = 0.05). La courbe de Lowess a montré une corrélation inverse entre l’IMC et l’âge de début de la gonarthrose quand l’IMC > 30 (r = -0.22, p = 0.003). Après régression linéaire ; dans le groupe des obèses, seul l’IMC influence la survenue précoce de la gonarthrose. En cas de surpoids, la présence de genu varum est associée au début de la gonarthrose. Chez toute la population, une taille plus grande est associée au début précoce de la gonarthrose. Conclusion. – cette étude montre que l’obésité est associée à un début précoce de la gonarthrose, cette association semble être indé- pendante du sexe et de l’existence de malalignment. Par ailleurs, en cas de surpoids la présence de genu varum est associée à un début de la gonarthrose. Lu.121 Variation inter fémorale de la densité minérale osseuse chez les patients gonarthrosiques L. Tahiri a , F. Allali a , I. Hmamouchi a , L. Mansouri a , B. Benchekroune a , R. Aboukal b , N. Hajjaj-Hassouni a a Service de Rhumatologie, Hôpital El Ayachi, Rabat, Maroc b Laboratoire de Biostatistique de Recherche Clinique et d’Epidémio- logie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat, Maroc Abstracts / Revue du Rhumatisme 74 (2007) 1039–1208 1089