J Gynecol Obstet Biol Reprod 2004 ; 33 : 158-160. © MASSON, Paris, 2004. Société Groupement régional Nord-Picardie-Champagne Société Nationale de Gynécologie et d’Obstétrique de France RÉUNION DU 11 JUIN 2003 À REIMS Grossesse et transplantation rénale. Suivi obstétrical et retentissement sur le greffon rénal G. DUCARME*, P.F. CECCALDI*, S. LAVAUD**, O. GRAESSLIN*, C. QUEREUX* * Service de Gynécologie-Obstétrique. ** Service de Néphrologie-Transplantation rénale, CHRU REIMS. Introduction. — La transplantation rénale a permis d’améliorer la qualité et l’espérance de vie des patientes en insuf- fisance rénale chronique terminale ou en dialyse. Ces patientes récupèrent un cycle ovarien quasi-normal après la greffe (Sawamuro M. et al., 1992). Depuis plusieurs années, la fréquence des grossesses chez les patientes transplantées rénales est en augmentation dans les pays industrialisés. Il est donc intéressant de connaître le devenir obstétrical de ces grossesses ainsi que le retentissement de celle-ci sur le greffon rénal à long terme. Matériel et méthodes. — L’étude a porté sur 20 patientes transplantées rénales présentant une grossesse suivie conjointement par les services de Gynécologie-Obstétrique et de Néphrologie du CHU de Reims. Nous en avons étudié les différentes caractéristiques cliniques et biologiques : — avant la grossesse : âge, néphropathie causale, HTA, intervalle entre greffe et grossesse, traitements immunosup- presseurs utilisés, créatinine, protéinurie ; — le déroulement de la grossesse : complications éventuelles (HTA, toxémie, RPM, infections materno-foetales), créa- tinine, protéinurie, modifications thérapeutiques ; — l’accouchement : mode d’accouchement, complications per-partum ; — paramètres néonataux : poids, âge gestationnel, malformations, infections néonatales ; — paramètres maternels en post-partum : infections, modifications du traitement immunosuppresseur, créatinine, pro- téinurie ; — le retentissement sur le greffon rénal à distance : rejet, retour en dialyse. Résultats. — La moyenne d’âge des patientes était de 30,3 ans (24-36) avec un intervalle moyen entre la greffe rénale et la grossesse de 62,4 mois (14-144). 80 % des patientes avaient une moyenne de protéinurie inférieure à 300 mg/24H avant la grossesse. Concernant les paramètres biologiques (créatininémie, protéinurie des 24H) pendant la grossesse, nous n’avons pas constaté de différence significative quelque soit le trimestre considéré. Aucun rejet aigu n’a été observé chez ces patientes pendant la grossesse. La ciclosporine a du être augmentée chez toutes les patientes enceintes. Concernant les autres traitements immuno- suppresseurs (azathioprine, corticoïdes), les adaptations ont été variables suivant les patientes. 75 % des patientes ont nécessité un traitement anti-hypertenseur pendant la grossesse. Les principales complications retrouvées ont été la pré-éclampsie et ses complications (HELLP Syndrome) dans 35 % des cas, le retard de croissance in utero avec un taux d’hypotrophie de 39 %, un taux de prématurité élevé de 45 % et un taux de césarienne important de 55 %. Le retentissement sur le greffon rénal à long terme apparaît peu important, nous n’avons pas observé de différence significative sur l’évolution de la créatinine sérique et sur la protéinurie en post-partum sur une période de 3 ans. Seules 2 patientes ont présenté un retour en dialyse à 3 et 4 ans post-partum avec récidive de leur néphropathie initiale. Mort in utéro (MIU) : à propos d’une étude rétrospective, 1997-2000 N. COUTTY, F. LE GOUEFF, D. THERBY, J. DECOCQ, G. DELAHOUSSE Pavillon Paul Gellé (Roubaix). Objectifs. — Étudier les étiologies des MIU et leur fréquence dans une maternité de 2 500 accouchements. Comparer nos données à celle de la littérature. Matériels et méthodes. — Étude rétrospective descriptive sur 5 ans, de 67 dossiers concernant des morts nés de poids 500 g et/ou d’un âge gestationnel ; 22 semaines d’aménorrhée (SA). Résultats. — 67 dossiers examinés. Pathologie vasculo-rénale : 24 cas (35,8 %) ; Infection anténatale : 14 cas (20,9 %) ; Malformations foetales : 5 cas (7,5 %) ; Diabète maternel : 4 cas (6 %) ; Hémorragie foeto-maternelle : 4 cas (6 %) ; Cholestase gravidique : 3 cas (4,5 %) ; Pathologies annexielles : 3 cas (4,5 %) ; Étiologies inconnues : 2 cas (3 %) ; Grossesses gémellaires : 8 cas (11,8 %). Discussion. — À propos des 2 étiologies de la littérature.