S134 Communications affichées / La Revue de médecine interne 30 (2009) S77–S151 et variait entre 20 et 50 PA. Des antécédents d’adénocarcinome prostatique traité et d’une conisation du col étaient retrouvés chez 2 patients une année avant. Le tableau clinique initial était une polyarthrite bilatérale et symétrique sub- aigüe touchant les petites et les grosses articulations évoquant une polyarthrite rhumatoïde chez 2 patientes et d’une polyarthrite chronique chez un patient. Cette symptomatologie était marquée par l’intensité des signes inflammatoires locaux, l’absence de syndrome inflammatoire biologique important, la négati- vité des marqueurs d’auto-immunité et la résistance au traitement antalgique et anti-inflammatoires y compris les corticoïdes. La réalisation d’une imagerie pulmonaire a fait découvrir des opacités pulmonaires suspectes révélant : un adénocarcinome primitif bronchique du poumon droit traité par chimiothérapie puis chirurgie chez une patiente, un carcinome non à petites cellules du poumon droit chez l’autre patiente ainsi qu’un adénocarcinome bronchique peu différen- cié à grandes cellules traité initialement par radiothérapie et chirurgie chez le troisième patient. L’évolution du SPN était parallèle à celle de la tumeur avec disparition quasi-complète de l’atteinte articulaire chez la première patiente. Une amélioration de la polyarthrite a été notée chez le troisième patient avec apparition d’une ostéoarthropathie hypertrophiante de Pierre Marie associée à une tripe palms syndrome lors de la rechute et l’apparition de métastases. Conclusion.– La recherche d’une étiologie néoplasique devant un rhumatisme inflammatoire inexpliqué et résistant peut permettre un diagnostic précoce de la tumeur. L’évolution du rhumatisme est parallèle à celle de la néoplasie et peut ainsi être un facteur prédictif de la survenue d’une rechute. doi:10.1016/j.revmed.2009.03.296 CA163 Pneumopathie chronique à éosinophile après radiothérapie pour cancer du sein L. Astudillo a , M. Ung b , G. Moulis b , J. Vernet b , J. Giron c , L. Sailler d , P. Arlet e a Service de médecine interne, CHR, CHU, Toulouse, France b Médecine interne, CHU Purpan, Toulouse, France c Médecineinterne, CHU de Toulouse-Purpan, Toulouse, France d Service de médecine interne, hôpital Purpan, Toulouse, France e Service de médecine interne, hôpital de la Grave, Toulouse, France Introduction.– Nous rapportons une étiologie très rare de pneumopathie chro- nique à éosinophiles. Patients et méthodes.– Une patiente de 72 ans est hospitalisée pour une toux avec dyspnée depuis 10 j associée à une altération de l’état général avec amaigrisse- ment de 3 kg. Elle présente comme antécédents médicaux, un asthme depuis 15ans traité par salmeterol et fluticazone, une HTA. Elle avait été traitée pour un cancer du sein bilatéral (pT1b pN0 à droite et pT1c pN0 à gauche) par tumo- rectomie bilatérale et curage ganglionnaire. Une radiothérapie de 50 Gy avec un boost de 10 Gy sur le site tumorale initial avait été réalisée sans irradiation de la chaîne mammaire interne ou supré-claviculaire. La radiothérapie a été arrê- tée 7 mois et demi avant que les symptômes pulomnaires n’apparaissent. Un traitement par tamoxifene avait été débuté après la fin de la radiothérapie. Observation.– À l’entrée, on retrouve des crépitants des deux champs et l’absence de masse mammaire. Le bilan biologique montre un important syn- drome inflammatoire. Le CA15-3 est normal. L’hémogramme révèle une anémie inflammatoire et surtout une hyperéosinophilie à 1800/mm 3 . La radiographie thoracique montre des infiltrats multifocaux inquiétants dans le contexte. Le scanner thoracique montre de multiples foyers de condensations. Le bilan infec- tieux est négatif ainsi que le bilan auto-immun. Nous réalisons une biopsie sous scanner qui montre un aspect compatible avec une pneumopathie chronique à éosinophiles. Une corticothérapie à 1 mg/kg par jour est mis en place avec amé- lioration clinique et biologique rapide. La décroissance de la corticothérapie est faite progressivement sur 4mois sans récidive avec une normalisation de l’éosinophilie. Conclusion.– La radiothérapie peut induire de rares cas de pneumopathies à éosinophiles par le biais d’une réponse Th2 sur un terrain d’asthme ou d’autres manifestations d’atopie. Pour en savoir plus [1] Cottin V, et al. Eur Respir J 2004;23:9–13. doi:10.1016/j.revmed.2009.03.297 CA164 Causes rares des pancréatites aiguës non alcooliques non biliaires. À partir de 21 observations L. Karkowski a , F. Pasquet a , E. Galoo b , V. Potier b , E. Vincent b , M. Pavic a a Médecine interne, hôpital d’instruction des armées Desgenettes, Lyon, France b Hépatogastro-entérologie, hôpital d’instruction des armées Desgenettes, Lyon, France Introduction.– Alors que l’éthylisme aigu et la lithiase biliaire représentaient la majorité des étiologies des pancréatites aiguës, d’autres causes plus rares ont été mises en évidence ces dernières années. Nous avons voulu étudier les dossiers de ces pancréatites, non alcooliques non biliaires, dans un hôpital général. Patients et méthodes.– Nous avons réalisé une étude rétrospective des cas de pancréatites aiguës d’origine non alcoolique non biliaire (non A non B) de janvier 2005 à avril 2008 dans un hôpital général. Après avoir récupéré la liste de toutes les pancréatites aiguës de cette période par le système PMSI, nous avons comparé les données concernant l’âge, le sexe et la répartition entre les causes alcoolique (A), biliaire (B) et non A non B. Ensuite, nous avons analysé les dossiers des pancréatites non A non B. Résultats.– Durant cette période de 3 ans et 4 mois, nous avons retrouvé 105 cas de pancréatites aiguës confirmées par la biologie. Le sex-ratio hommes/femmes est de 1,8 et la moyenne d’âge est de 54 ans. Les étiologies sont réparties de telle manière : 37 % de cause A (39 cas), 43 % de cause B (45 cas) et 20 % de cause non A non B avec 21 cas. Dans ces pancréatites non A non B, le sex-ratio est égal à 1,1 avec 11 femmes pour 10 hommes. La moyenne d’âge s’élève à 48.4 ans. Les différentes étiologies sont les suivantes : 5 d’origine médicamenteuse (24 %), 3 sur pancréas divisum (14 %), 2 suite à une hypertriglycéridémie (9,5 %) dont 1 syndrome de Zieve, 2 en post-CPRE sur Oddite (9,5 %), 1 pancréatite auto- immune (5 %) associée à une cholangite sclérosante, 1 en post-infection virale (5 %) et 7 d’origine idiopathique (33 %). Six de ces pancréatites (29 %) étaient considérées comme graves. Discussion.– Notre étude retrouve les mêmes chiffres cités dans la littérature concernant les causes des pancréatites aiguës : 40–45 % pour l’alcool, 40–45 % pour les calculs biliaires et 10 à 20 % pour les autres. Les étiologies des pan- créatites non A non B sont variées. Cependant, un tiers d’entre elles, soit 7 % du total, demeurent inexpliquées, malgré l’apport de l’écho-endoscopie diges- tive bilio-pancréatique et de la bili-IRM. La pancréatite auto-immune, entité récente, est souvent évoquée mais peu fréquente en réalité. Dans certains cas, elle prend une forme pseudotumorale et en impose pour un cancer du pancréas. L’aspect particulier à l’écho-endoscopie et l’augmentation des IgG4 redressent le diagnostic. Conclusion.– En l’absence d’argument pour un alcoolisme aigu ou une lithiase biliaire devant une pancréatite aiguë, le bilan doit comporter, en plus des examens classiques, un bilan biologique auto-immun et infectieux, un dosage des sous- classes d’IgG, une écho-endoscopie et/ou une bili-IRM. doi:10.1016/j.revmed.2009.03.298 CA165 Dépistage du VIH et des hépatites virales B et C chez les personnes en situation de précarité : étude prospective chez 518 consultants M. Chousterman a , I. Rosa b , V. Garrait c , B. Elghozi a , H. Picard d , B. Staedel e , I. de Lacroix Szmania c , pour le groupe Precavir a Unité permanence d’accès au soins et réseaux, centre hospitalier intercommunal, Créteil, France b Service de gastro-entérologie, centre hospitalier intercommunal, Créteil, France c Service de médecine interne, centre hospitalier intercommunal, Créteil, France d Cabinet Dhp consultant, 75003 Paris, France e Réseau Ville hôpital, centre hospitalier intercommunal, Créteil, France Introduction.– La prévalence de l’infection par le VIH ou par les virus des hépatites B et C est plus élevée chez les étrangers en situation de préca- rité, principalement chez les migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Ces