O.87 Effet anti-apoptotique de ladrénomédulline sur les synoviocytes rhumatoïdes : voies de signalisation associées au récepteur CRLR/RAMP-2 B. Uzan, H.-K. Ea, M.-D. Ah Kioon, F. Lioté Inserm U606, C.H.U. Lariboisière, Paris, France Introduction. La polyarthrite rhumatoïde (PR) est caractérisée par un défaut dapoptose des fibroblastes synoviaux (FLS) à lorigine du pannus. Il a été montré quun peptide angiogène, anabolique et anti-apoptotique, ladrénomédulline (ADM) était synthétisé et sécrété en excès par les FLS et agissait en inhibant lapoptose induite par les voies du stress et des récepteurs de la mort. LADM agit via son récepteur, le CRLR hyperexprimé par les FLS rhumatoïdes comparé aux FLS arthrosiques. Le but du travail est détudier les voies de signalisation impliquées dans leffet anti-apoptotique de lADM. Matériels et Méthodes. Lapoptose des FLS de PR est induite par privation de sérum ou le Fas-L en présence ou non dinhibiteurs pharmacologiques des voies des MAPK Erk1/2 (PD98059 à 30, 15, 1 μM), PI3K (Wortmannin à 20, 10 et 1 μM) et PKA (H89 de 10 -6 à 10 -9M). Leffet anti-apoptotique de lADM est évalué par lactivité des caspases (Cas) 8, 9 et 3. Lactivation des voies des MAPK Erk1/2 et de PI3K est étudiée par Western Blot et celle de PKA par dosage RIA de lAMPc. Résultats. LADM inhibe lapoptose intrinsèque des FLS induite par privation de sérum en diminuant lactivité des Cas3, Cas8 et Cas9 de respectivement 50 %, 35 % et 35 % par rapport aux cellules témoins. Lapoptose extrinsèque induite par le FasL est inhibée par lADM avec une diminution respective des Cas3, Cas8 et Cas9 de 50 %, 20 % et 40 %. En présence des inhibiteurs dErk1/2, de PI3K et de PKA, lactivité Cas3 des FLS est augmentée suggérant limpli- cation de ces 3 voies dans la survie des FLS de PR. PD98059 et Wortmannin agissent sur la voie extrinsèque de lapoptose et augmen- tent aussi lactivité de Cas8 alors que celle de Cas9 nest pas modi- fiée. Ces 3 inhibiteurs diminuent de façon dose-dépendante leffet anti-apoptotique de lADM. Enfin nous démontrons que ces voies sont stimulées par lADM. PI3K est activé de façon précoce avec une phosphorylation de Akt dès 5 mn de stimulation par lADM. Erk1/2 MAPK est aussi phosphorylée, et lactivation de PKA est confirmée par la production de lAMPc. Conclusion. LADM, nouvelle venue dans la physiopathologie de la synovite rhumatoïde, inhibe lapoptose des FLS rhumatoïdes via les voies intrinsèque et extrinsèque. Elle active les voies de signa- lisation de PKA, de PI3Kinase et de MAPK Erk1 /2, cette dernière classiquement liée aux récepteurs à 7 domaines trans-membranaires comme le CRLR [1]. Référence [1] Uzan B, et al. A critical role for adrenomedullin-calcitonin receptor-like receptor in regulating rheumatoid fibroblast-like synoviocyte apoptosis. J Immunol 2006;176:554858. O.88 Le TNFalpha et ladalimumab régulent de façon différentielle lexpression du CD36 sur les monocytes humains J.-F. Boyer a , P. Balard b , H. Authier b , J. Bernard b , B. Faucon c , J.-L. Davignon d , B. Mazières d , A. Cantagrel d , B. Pipy b , A. Constantin d , EA 2405 a Service de Rhumatologie, CHU de Rangueil, Toulouse, France b Ea 2405, Institut Louis Bugnard, Toulouse, France c Grcb40, C.H.U. Rangueil, Toulouse, France d Service de Rhumatologie, C.H.U. Rangueil, Toulouse, France Rationnel. Il existe un lien entre inflammation et athérosclérose. Le CD36 est un récepteur scavenger exprimé par les monocytes qui influence la formation des cellules spumeuses. Les cytokines TH1 peuvent activer les monocytes et influencer lexpression des récep- teurs scavengers. Lobjectif de ce travail est détudier linfluence du TNFα et de sa neutralisation par un anticorps anti-TNFα, adalimumab sur lexpression du CD36 par les monocytes humains. Matériels et Méthodes. Les monocytes humains ont été isolés par adhésion à partir de cellules mononucléées du sang périphérique issus de résidus de cytaphérèse de donneurs sains. Lexpression du CD36 à été analysée par RT-PCR et cytométrie de flux pour différen- tes concentrations de TNFα et dadalimumab. Le rôle de peroxysome proliferator-activated gamma (PPARγ) dans la régulation du CD36 a été analysé par technique de retard sur gel et par utilisation dinhibi- teur spécifique. Le rôle du stress oxydatif a été étudié grâce à lutili- sation danti-oxydant et dinhibiteurs spécifiques. Le rôle du récepteur au fragment Fcγ des immunoglobulines a été évalué grâce la digestion du fragment Fc de ladalimumab par de la pepsine. Résultats. Le TNFα inhibe à la fois le taux dARNm et lexpres- sion membranaire du CD36 de façon dose dépendante. Cet effet est inhibé par ladalimumab et de plus, cet anti-TNF augmente lexpres- sion du CD36 même en présence de TNFα. Le TNFα inhibe lactivation de PPARγ et inhibe la transcription du CD36 induite par un ligand de PPARγ, la rosiglitazone. Linhibi- teur spécifique de PPARγ, GW9662, ne réverse pas linduction du CD36 observée avec ladalimumab. La régulation du CD36 induite par ladalimumab est inhibée par lutilisation dantioxydants dérivés de la vitamine E (Trolox®) et dun inhibiteur spécifique de la NADPH-oxydase. Cet effet de ladalimumab est indépendant de son fragment Fc. Conclusion. Notre travail montre que lexpression du CD36 dans les monocytes humains est inhibée par le TNFα et indépendam- ment augmentée par ladalimumab. Ce travail illustre que linflamma- tion et sa neutralisation par un anti-TNF pourraient réguler lexpres- sion de récepteurs impliqués dans lathérosclérose. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer la traduction clinique de ces données dans lathérosclérose accélérée associée aux rhumatis- mes inflammatoires chroniques. O.89 Enquête : « Regards sur la spondylarthrite : conséquences physiques, psychologiques et sociales de la maladie décrites par les patients » M. Breban a , G. Chalès b , P. Claudepierre c , V. Diebolt d , F. Guillemin e , M. Roch f , A. Saraux g a Service de Rhumatologie, C.H.U. Ambroise Paré, Boulogne- Billancourt, France b Service de Rhumatologie, CHU de Pontchaillou, Rennes, France c Service de Rhumatologie, Centre Hospitalier Henri Mondor, Créteil, France d Snmr, Obernai, France e Service dÉpidémiologie, Centre Hospitalier Universitaire, Nancy, France f Afs, Rennes, France g Service de Rhumatologie, Centre Hospitalier Universitaire, Brest, France Objectif. Décrire le vécu des patients atteints dune spondylar- thrite ankylosante (SPA) et évaluer le retentissement de cette maladie sur leur environnement social, professionnel, et familial. Matériels et Méthodes. Développement et envoi dun autoques- tionnaire spécifique intégrant notamment les indices BASDAI et BASFI. Analyse des réponses de 1869 patients souffrant de SPA (58 % dadhérents à lune des associations françaises de SPA). Résultats. Lâge moyen des répondants est de 47 ans, le ratio homme/femme de 47/50. Lâge moyen au début de la maladie était de 29 ans et celui du diagnostic de 35 ans, soit un délai moyen de six ans (écart type : 7.8). Le diagnostic a été posé, après avoir consulté plusieurs médecins dans 82 % des cas (moyenne 3,3), par un rhumatologue (75 %, libéral 45 %, hospitalier 30 %) ou par un généraliste (16 %). Au moment de lenquête, le BASDAI moyen Abstracts / Revue du Rhumatisme 73 (2006) 10311088 1068