Communications Le risque th rapeutique Etude prospective de la pathologic iatrog6nique mddicamenteuse sur 303 patients hospitalisds en court sdjour gdriatrique R. Durant, A. Boissier, H. Blain, A. Blain, C. Jeandel Objectifs : determiner la frrquence et les facteurs de risque de la pathologie iatrogEnique mEdicamenteuse (PIM) ?~l'admission dans un service de court sEjour gdriatrique. Mdthodes : un recueil systEmatique, prospectif et standardis6 de la consommation mEdicamenteuse et de donnEes socio-clinico- biologiques a gtg rdalisg chez tousles patients admis dans l'UnitE de soins aigus gEriatriques de Montpellier, de mai ~t octobre 2000. La presence ou non d'une PIM a EtE Evalude apr~s une ana- lyse conjngure de tousles dossiers par un mEdecin du service et un mrdecin du centre regional de pharmacovigilance. La recher- che des liaisons entre la pr6sence d'une PIM et les facteurs socio-clinico-biologiques a dtE rralisEe par le test du Chi 2. R~sultats : chez les 303 patients EtudiEs (66 % de femmes ; fige moyen de 83,7 +_ 7 arts), une PIM est prEsente dans 10,8 % des cas. La PIM est ~t l'origine d'une symptomatologie en cascade dans 34,3 % des cas. Elle survient snr un terrain de polypatholo- gie (89,4 %) et de polymEdicamentation (6,1 + 3 medicaments en moyenne). Les sujets prEsentant une PIM se diffErencient des autres patients par la presence d'un syndrome inflammatoire et un isolement familial plus ElevEs et d'un niveau d'autonomie plus faible (Score de Katz). Les medicaments les plus souvent impli- quEs sont les anti-inflammatoires non stEro'/diens, l'amiodarone et les psychotropes. Le sevrage d'un ou de plusieurs medicaments est ~tl'origine de la PIM dans 5,3 % des cas. La PIM a Etd jugEe comme dvitable dans 61,5 % des cas, 57 % des ordonnances prE- sentant une ou des interactions potentielles. Conclusion : la PIM reprdsente une cause frEquente d'hospitali- sation chez le sujet figE. Souvent dvitable, elle dolt ~tre systdma- tiquement recherchEe chez le sujet agE, en particulier isolE et non autonome. Service de m~decine interne-g6riatrie, CHU Montpellier, 39, avenue C. Flahault, 34295 Montpellier cedex, France Analyse des prescriptions mddicamenteuses des plus de 65 ans dans le Gard E. Ferreira 1, J. Vernaz 2, B. Ledesert3, Les personnes ~gEes sont exposEes aux effets secondaires des medicaments pour de multiples raisons. Toute action de forma- tion et d'information des prescripteurs nrcessite au prEalable un dtat des lieux et une bonne connaissance de la consommation mEdicamenteuse. Mgthode : analyse ~t partir de la base informatisEe de la Caisse primaire d'assurance maladie du Gard des prescriptions rem- boursdes aux patients de plus de 65 ans en janvier 1999. Trente- cinq categories d'associations ont EtE dtudiEes avec recherche des interactions et redondance, classres selon le niveau de gra- vitE potentiel. Par ailleurs, les medicaments contre-indiqurs dans cette tranche d' ~ge ont EtE rEpertoriEs. Rdsultats : 54 852 ordonnances ont EtE analysEes. I1 s'agit de 58,2 % de femmes, 41,8 % d'hommes d'gge moyen respectif 76 J, Fourcade 1, C. Jeandel 4, B. de Wazi~res 1 et 74 ans. 60 % comportent plus de 3 medicaments, 28 % plus de 5, 2,6 % plus de 10. La moyenne est de 5,7 chez l'homme et 4,3 chez la femme. 4 186 ordonnances comportent une redondance ou une interaction potentielle. Les principales anomalies portent sur l'association sul- famides et fibrates (553), AVK et fibrates (24), sulfamides hypo- glycrmiants entre eux (273), AINS associds (174), benzodiaz@i- nes associgs (281), hypnofiques associEs (726). 1 587 ordormances prEsentent une contre-indication absolue, 2 526 une association drconseillge. Trois medicaments contre-indiquEs chez les plus de 65 ans ont dt6 rEpertoriEs, Ozidia 37, Naramig 90, Aotal 53. Conclusion : notre Etude aces limites mEthodologiques, mais les chiffres sont importants et peuvent 6tre analyses de faqon signi- ficative. Notre analyse porte sur la prescription et non sur la con- Rev Mrd Interne 2001 ; 22 Suppl 4