408s Communications ttre utile. La litttrature abonde ainsi de grands tableaux ~ viste ~ pddagogique >> ddroutant le clinicien. I1 nous a paru inttressant de prd- senter l'exp6rience commune ~ casuistique ~, exprimde au cours des congrts de la SNFMI (44) et des Printemps de Lille (12) depuis 1990. L'analyse des observations fait apparattre les aspects cliniques et 6volu- tifs des 6tiologies Ies plus frtquentes. L'gge moyen dtait de 47 ans (12-80) avec une majoritt d'hommes (75 %). Le ddlai diagnostique dtait le plus souvent bref (quelques semai- nes), supdrieur a 2 ans dans 3 cas. Les dtiologies dtaient surtout (n = 39) infectieuses (histoplasmose [4], fi~vre Q [6], maladie des griffes du chat [5], maladie de Whipple [3], leishmaniose [2], brucellosc [3] et 13 causes diverses). Les autres causes 6taient mddicamenteuses (n = 9 ; BCG thd- rapie, carbamazdpine, minocycline, azathioprine), toxiques (n = 4 ; titane, inhalation de particules de flocage, de laine, rtaction ~t une pro- th~se de hanche), ndoplasiques (n = 2 ; lymphomes, cholangiocarci- nome) ou diverses (ddficit immunitaire congdnital, histiocytose lange- rhansienne). Des SG et un SI 6taient respectivement prdsents dans 75 et 59 % des cas. Un dtficit immnnitaire sous-jacent 6tait notd dans 27 % des observations. Tons les organes prtsumds malades n'ont pas ttd biop- sits mais globalement l'atteinte dtait hdpatique (48 %), ganglionnaire (25 %), muqueuse digestive (21%), pulmonaire (21%), cutande (l 8 %), spldnique (14 %) et diverse (27 %). Le si~ge de la biopsie ayant permis le diagnostic dtait le plus souvent htpatique (41%), ganglionnaire (18 %) et mddullaire (12 %). Une corticothdrapie prdaiable au diagnostic avait 6tt rdalisde dans 20 % des cas. Sous traitement sptcifique, l'dvolu- tion 6tait gdndralement bonne (76 %) mais il y avait 8 % de dtcts. L'dtude de ces observations rappelle la grande diversitt des dtiologies de GS. Granulomatoses systemiques non tuberculeuses pseudosarco'(dosiques : 11 cas M. Pavic 1 , E. Le Pape 1, T. Cruel 2, M. Ruivard 3, L. Guilloton 4, J. Tebib 5, P. Cath6bras 6, J.L. Dupond 7, D. Vital Durand 2, H. Rousset 2 1Service de m#decine interne, 21aboratoire d'anatomie pathologique, HIA h6pital d'instruction des armees Desgenettes, 108, boulevard Pinel, 69003 Lyon ; 3service de m#decine interne, HdteI-Dieu, 11, boulevard L6on-Malfrey, 63003 Clermont-Ferrand cedex 1 ; 4service de neurologie, HIA Desgenettes, 108, bou- levard Pinel, 69003 Lyon ; 5service de rhumatologie, centre hospitalier Lyon-Sud, 69495 Pierre-B#nite cedex ; 6service de m#decine interne, hdpital Nord, 42055 Saint-E-tienne codex 2 ; 7service de m#decine interne et immunologie clinique, CHU Jean-Minjoz, boulevard Fleming, 25030 Besangon, France En dehors des cas typiqnes, le diagnostic de sarcoidose est un diagnostic d'exclusion, devant un tableau de granulomatose systdmique (GS) d'dvolution subaigufi ou chroniqne. La recherche d'une cause conduisant ~i un traitement spdcifique doit rester un objectif du clinicien. Nous rap- portons ainsi 11 observations, en dehors de la tuberculose, de GS pseu- dosarcoYdosiques de cause identifide. L'~ge moyen ttait de 56 ans (23-69), avec une prtdominance masculine (73 %). L'origine de la GS 6tait : infectieuse (5): histoplasmoses gdndralisdes (2), leishmaniose laryngde extensive (1), l~pre (1), maladie de Whipple (1) ; tumorale (4) : lymphomes matins non hodgkiniens (2), stminome (1), tumeur germinale suprasellaire (1) ; toxique (1) : granulomatose 5 inclusions par inhalation de particules de fibre de verre (1) ; diverse (1) : granulomatose septique familiale. Le ddlai entre le dtbut des sympt6mes et le diagnostic variait de quelques semaines h 4 ans (en dehors du cas de granulomatose septiqne familiaie : 30 ans). Les signes gdndraux ttaient prdsents dans 73 % des cas et un syndrome inflammatoire dans 60 % des cas. Le si~ge des ltsions biop- sides h l'origine du diagnostic 6tait variable : hdpatique (45 %), gan- glionnaire (36 %), muqueuse digestive (36 %), ostdomtdullaire (36 %), autre (36 %). Une corticothdrapie prdalable au diagnostic exact avait 6t6 instaurte dans 64 % dans l'hypothtse d'une sarcoYdose. Le diagnostic avait it6 particuli~rement difficile pour les cas de lymphome, d'histo- plasmose, de leishmaniose et de granulomatose septique. Malgrd le trai- tement spdcifique, il y avait un nombre important de dtcts (27 %) pro- bablement lit 5 la gravit6 des causes (ndoplasique notamment). Pour les autres malades, l'tvolution sous traitement adaptt 6tait bonne (54 %) ou stable (19 %). Ainsi, la recherche d'un facteur exog~ne infectieux, toxique, ndoplasi- que ou d'un dtficit irrtmunologique est souvent utile face ~tune GS pseu- dosarcoMosique. L(~sions granulomateuses du sein : six observations B. Ports, M. Ruivard, P. Philippe Service de modecine interne, H6teI-Dieu, 11, bd Leon-Malfrey, 63003 Clermont Ferrand cedex, France Les ldsions granulomateuses du sein raiment souvent le cancer et sont la cause d'errances diagnostiques. Nous rapportons 6 observations (femmes de 31 h 59 ans) de tumdfaction unilatdrale (2 h 8 cm), inflammatoire et douloureuse d'un sein avec des granulomes en histologie, L'dchographie retrouve une structure hdtdro- g6ne avec deux fois une collection. Toutes ont eu plusieurs cytoponc- tions et biopsies, deux tumorectomies et une mastectomie ont 6td effec- tudes. L'histologie montre des infiltrats inflammatoires polymorphes avec des cellules gtantes 6pithdliofdes sans ntcrose casdeuse, sans cel- lule ndoplasique ni filament mycdlien, les cultures de mycobactdries sont resttes ndgatives. Les diagnostics retenus sont : une maladie de Wegener avec apparition secondaire d'nne atteinte ORL, cardiaque, d'une uvdite, d'une ltsion pulmonaire excavde, d'une glomtrnlondphrite avec anfi-PR3 ; deux mastites granulomateuses. II s'agit d'une ldsion bdnigne inflammatoire, d'6tiologie inconnue et d'dvolution souvent favorable mais pouvant devenir chronique. Pour une patiente la chirurgie initiale visde diagnostique a dtd suffisante, pour la deuxitme patiente une cord- cothdrapie (1 mg/kg) a 6td instaurde pour une durde de six mois suivie d'une chirurgie de parage. Cette patiente a des anticorps antinucldaires (1/2 560 e) sans crittre de lupus ; deux sarcofdoses avec un 6ryth~me noueux survenu un et deux mois apr~s et des arthralgies. Le traitement par corticothtrapie effectu6 en raison des 16sions mammaires a 6t6 efficace ; un syndrome de Munchausen avec des traces de piqfires autour de la tumeur mammaire responsable d'une rdaction granulomateuse 5 corps dtranger. Ces granulomatoses mammaires doivent faire rechercher un processus infectieux (tuberculose, actinomycose), auto-immun (granulomatose de Wegener, lupus systdmique, pdriartdrite noueuse, rdaction ~tcorps ttran- ger), une sarcoi'dose. Le diagnostic de mastite granulomateuse reste un diagnostic d'dlimination. I~valuation du risque cardiovasculaire dans la polyarthrite rhumatofde : mesure de I'~paisseur intima-mddia L. Sempere 1, G. du Cailar ~, P. Fesler 1, C. Jorgensen 2, J. Ribstein 1, A. Mimran ~ ~ Serviee de m#decine interne, 2service d'immunorhumatologie, CHU Lapeyronie, avenue Doyen Giraud, 34295 Montpellier cedex 05, France L'inflammation pourrait ttre le principal ddterminant de l'augmentation de la prdvalence des maladies cardiovasculaires (CV) chez les patients prtsentant une polyarthrite rhumatoide (PR). L'dpaisseur intima-mtdia (EIM) est un puissant marqneur du risque CV. L'objectif de cette 6tude est ddterminer s'il existe une relation entre EIM et PR. Mdthodes : L'ttude a portd sur 30 patientes (fige : 55 -+ 13 ans) prdsen- tant une PR et 16 sujets ttmoins apparides selon l'ftge, le niveau de pres- sion arttrielle (PA) et la masse ponddrale. Afin d'61iminer les facteurs Rev Mdd Interne 2003 ; 24 Suppl 4