éthique de publier tout travail de recherche, quel qu’en soit le résultat, afin d’en informer la communauté scientifique et d’éviter la répétition d’études inutiles et potentielle- ment risquées pour les patients. D’autre part, les thèses d’exercice font partie de l’activité de recherche des hospita- lo-universitaires qui les encadrent et qu’il convient de valori- ser sur les plans scientifique, institutionnel, mais aussi financier [1]. Comment améliorer cet état de fait ? Nous avons mis en place depuis deux ans des formations à la conduite de travaux de recherche dès le début du TCEM dans toutes les spécialités et en particulier en médecine générale. L’enseignement de la lecture critique d’articles au cours du deuxième cycle constitue un nouvel atout. Nous incitons désormais les étudiants à présenter leur travail de thèse d’emblée sous la forme d’un article scientifique. Pour permettre aux étudiants de participer à des travaux plus ambitieux et plus rigoureux sur le plan méthodologique, nous avons constitué au sein des équipes de recherche des groupes d’internes d’années différentes, mieux encadrés, travaillant sur un projet commun mais dont chacun pourra exploiter et publier un aspect pour sa thèse. En conclusion, trop peu de thèses d’exercice donnent lieu à une publication scientifique. La surveillance du taux de publication des thèses soutenues au cours du temps nous permettra de disposer d’un indicateur de l’efficacité des mesures entreprises pour répondre à ce défi. Déclaration d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article. Référence [1] Mancini J, Darmoni S, Chaudet H, Fieschi M. Le paradoxe de la « T2A bibliométrique » SIGAPS : un risque d’effet délétère sur la recherche française ? Presse Med 2009;38:174-6. Marc Carpentier 1 , Jean-Michel Roue 1 , Morgan Jaffrelot 2 , Pierre Barraine 3 , Pierre-Yves Salaun 4 , Grégoire Le Gal 1 1 Centre d’investigation clinique Inserm CIC 0502, 29609 Brest cedex, France 2 Centre de simulation en santé, 29609 Brest cedex, France 3 Département universitaire de médecine générale, 29609 Brest cedex, France 4 Service de médecine nucléaire, 29609 Brest cedex, France Correspondance : Grégoire Le Gal, CHRU de la Cavale-Blanche, centre d’investigation clinique, boulevard Tanguy-Prigent, 29609 Brest cedex, France. gregoire.legal@chu-brest.fr Reçu le 14 juillet 2011 Accepté le 18 septembre 2011 Disponible sur internet le 16 novembre 2011 [(1642)TD.ENDITEM]ß 2011 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés doi: 10.1016/j.lpm.2011.09.014 [(1641)TD.STARTITEM] Long-term successful management of an aortoesophageal fistula secondary to the ingestion of a bone Prise en charge efficace d’une fistule aorto- oesophagienne secondaire à l’ingestion d’un os Aortoesophageal fistula (AOF) is a rare pathology but often lethal disease with a high mortality rate [1]. No consensus exists about the management of this pathology but the current 543 Lettres à la rédaction Tableau I Nombre de thèses, proportion de thèses publiées et proportion de publications dans des revues internationales, par spécialité (seules les spécialités avec au moins dix thèses sont présentées dans le détail) Spécialité Thèse n (%) Publication n (% thèse) Revue internationale n (% publication) Médecine générale 156 (42,0) 5 (3,2) 3 (60,0) Autres spécialités Anesthésie Psychiatrie Pédiatrie Radiologie Cardiologie Gynécologie Gastroentérologie Autres 215 (58,0) 26 (7,0) 21 (5,7) 16 (4,3) 12 (3,2) 11 (3,0) 11 (3,0) 10 (2,7) 108 (29,1) 44 (20,5) 4 (15,4) 1 (4,8) 6 (37,5) 3 (25,0) 3 (27,3) 2 (18,2) 5 (50,0) 20 (18,5) 25 (56,8) 2 (50,0) 0 (0,0) 5 (83,3) 0 (0,0) 3 (100,0) 2 (100,0) 0 (0,0) 13 (65,0) Total 371 (100) 49 (13,2) 28 (57,1) tome 41 > n85 > mai 2012