Séminaire International sur le Génie Climatique et l’Energétique, SIGCLE’2015 _____________________________________________________________________________________________________ ---------------------------------------------------------- 9, 10 et 11 Novembre 2015 Constantine, Algérie Nora GUELIANE 1 Karima HADDOUCHE 2 1 Architecte, Doctorante au CRH, EHESS de Paris, France. 2 Architecte, Doctorante à l’Université d’Annaba, Algérie *nora.gueliane@ehess.fr REVISITER UN HERITAGE MILLENAIRE : PERFORMANCES ENERGETIQUES DE L’HABITAT TRADITIONNEL MOZABITE Résumé : La présente proposition s’intéresse à l’aspect bioclimatique dans l’habitat à travers une étude de l’architecture traditionnelle Mozabite. La question posée est comment est ce que l'architecture mozabite peut être utile dans le domaine des énergies renouvelables ? Somme nous capables de faire évoluer ses principes en de solutions contemporaines? Il s’agit donc d’étudier le coté bioclimatique de l’habitat mozabite. Pour atteindre nos objectifs, nous adopterons une approche, quantitative. Ainsi les outils mobilisés sont la recherche documentaire, l’observation, les interviews, sans pour autant nous éloigner du “terrain“ et oublier de mobiliser nos compétences d’architectes. Mots clés : M’Zab, architecture traditionnelle, bioclimatique, durabilité. 1. Le M’Zab en quelques Mots Cette présentation a pour cadre géographique la vallée du M'Zab, située dans la wilaya de Ghardaïa, à 600 km au sud de la capitale Alger. La vallée s'est développée dans des conditions climatiques particulières, un climat désertique peu favorable à l'installation d'établissement humain. La vallée est connue par ses cinq ksour historiques d’un caractère architectural et paysager exceptionnel qui lui ont valu le classement par l’UNESCO, en 1982, comme patrimoine mondial. Mais également par une architecture particulière. Une architecture pensée de sorte à s’adapter avec les conditions climatiques dure de la région. Car dans un environnement comme celui du M'Zab, tout le génie humain est orienté pour assurer un certain niveau de confort climatique à l'intérieur des habitations. Pour y arriver, un ensemble de dispositifs passifs ont été mis en place. Il s’agit dans cette intervention d’élucider comment l'architecture vernaculaire mozabite peut être utile dans le domaine des énergies renouvelables ? Pour ce faire, de multiples questionnements seront nécessaires: Alain Farel signale dans l'avant propos de son livre – Bâtir éthique et responsable " La tradition et le bon sens contiennent beaucoup de qualités mais est-ce suffisant ? Faut-il s'en contenter ad vitam aeternam dans un monde qui évolue de plus en plus vite ? " 1 Donc, somme nous capables de faire évoluer les principes de l’architecture traditionnelle en de solutions contemporaines [en matière des performances énergétiques] que nous pourrons confronter aux exigences actuelles? Sans autant les 1 A. FAREL, Bâtir éthique et responsable, p.11. considérer comme des "alternatives prêtes à être consommées". 2 Mais plutôt comme un héritage "constamment revisité, réinterprété et réapproprié" 3 . Il s’agit donc d’étudier le coté bioclimatique de l’habitat traditionnelle mozabite 4 . Nous traiterons des différentes mesures; de captage et de protection solaire, de ventilation, d'inertie thermique, le choix des matériaux de construction ...etc. Ainsi que le mode de vie particulier adopté dans une tentative d'adaptation climatique Pour atteindre nos objectifs, nous adopterons une approche, quantitative. Ainsi les outils mobilisés pour le recueil et l’analyse des donnés sont en premier lieu la recherche documentaire, la consultation d’archives et de fonds cartographiques essentiellement ceux de l’office de la promotion de la vallée du M’Zab (OPVM). Ainsi que recensions et lectures d’études spécialisées et les rapports établis par les services d’urbanisme de la ville de Ghardaïa. Cette recherche documentaire a pour objectif, entre autre, la mise en place d’un cadre théorique du sujet. Nous serons particulièrement soucieux de croiser différents types d’approches et de perspectives sans pour autant nous éloigner du “terrain“ et oublier de mobiliser nos compétences d’architecte. Nous avons également mobilisé d’autres outils ; l’observation, les interviews, nos 2 Ibid. 3 Ibid. 4 En termes de démarche globale, il n'existe pas dans l'architecture mozabite de différences entre une mosquée, une école ou une maison…. etc. C'est les mêmes techniques, procédés et matériaux utilisés pour toutes ces catégories. En revanche, les différences constatées sont dues au programme, la fonction et au site; la topographie du terrain et sa position dans le ksar. Pour mieux traiter le sujet, il a fallu alors choisir une de ces catégories. La maison mozabite nous a été le choix le plus judicieux, car, occupée de manière continuelle, elle est le siège de plusieurs activités durant la journée donc elle est plus représentative des contraintes liées au climat et gestion de ressources.