Communication brève
Tumeur métastatique valvulaire diagnostiquée du vivant du malade
Diagnosis of a metastatic valvular tumor during patient’s lifetime
C. Pulcini
a
, F. Vandenbos
a,
*, E. Bernard
a
, S. Roth
a
, J.-P. Elbeze
b
, B. Dunais
a
,
F. Peyrade
c
, P. Dellamonica
a
a
Service de maladies infectieuses et tropicales, hôpital de l’Archet 1, centre hospitalier universitaire de Nice,
151, route Saint-Antoine-de-Ginestière, BP 3079, 06202 Nice cedex 3, France
b
Centre de cardiologie médicochirurgicale, avenue du Docteur-Maurice-Donat, institut Arnault-Tzanck,
06721 Saint-Laurent-du-Var cedex, France
c
Centre Antoine-Lacassagne, 33, avenue Valombrose, 06189 Nice cedex 2, France
Reçu le 4 septembre 2002 ; accepté le 6 décembre 2002
Résumé
Introduction. – La découverte d’une masse endocardique pose toujours le problème de sa nature. Le diagnostic le plus fréquent devant une
telle lésion reste l’endocardite infectieuse mais d’autres étiologies sont à envisager.
Exégèse. – Nous présentons le cas d’une métastase endocardique d’un carcinome épidermoïde ORL chez un homme de 48 ans. Le
diagnostic a pu être fait du vivant du patient permettant une survie avec un recul de 8 mois. Cette observation permet de discuter les diagnostics
différentiels à évoquer devant une tumeur endocardique, à savoir l’endocardite bactérienne, les endocardites thrombotiques non bactériennes,
les tumeurs cardiaques primitives, les métastases de sarcomes ostéogéniques et l’endocardite de Libman-Sachs.
Conclusion. – La découverte d’une masse valvulaire dans un contexte de néoplasie doit faire penser aux diagnostics d’endocardite
thrombotique non bactérienne et de métastase valvulaire. Le pronostic des endocardites métastatiques est péjoratif, mais un diagnostic plus
précoce ainsi qu’une prise en charge multidisciplinaire pourrait peut-être permettre une meilleure survie.
© 2003 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Abstract
Introduction. – The discovery of an endocardial mass always raises the question of its nature. Infectious endocarditis is the most frequent
cause, but others diagnoses must be considered.
Exegesis. – We report a case of endocardial metastasis originating from an upper respiratory tract epidermoid carcinoma in a 48-years-old
man. The diagnosis was established while the patient was alive, and survival at the time of writing is 8 months. This case report provides an
opportunity for discussion of the differential diagnosis when confronted with an endocardial tumor, i.e. bacterial endocarditis, non-bacterial
thrombotic endocarditis, primary cardiac tumors, metastatic osteogenic sarcoma and Libman-Sachs endocarditis.
Conclusion. – Non bacterial thrombotic endocarditis and valvular metastasis should be considered upon discovery of a valvular tumor, in
the context of neoplastic disease. The prognosis of endocardial metastasis is poor, but early diagnosis and appropriate management should
eventually prolong survival.
© 2003 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. All rights reserved.
Mots clés : Endocardite métastatique ; Carcinome épidermoïde ; Tumeur valvulaire ; Endocardite thrombotique non bactérienne
Keywords: Metastatic endocarditis; Epidermoid carcinoma; Valvular tumor; Non bacterial thrombotic endocarditis
* Auteur correspondant.
Adresse e-mail : vandenbos.f@chu-nice.fr (F.Vandenbos).
La revue de médecine interne 24 (2003) 320–323
www.elsevier.com/locate/revmed
© 2003 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés.
DOI: 1 0 . 1 0 1 6 / S 0 2 4 8 - 8 6 6 3 ( 0 3 ) 0 0 0 5 4 - 7