THE MARGINAL PEOPLE OF THE IRON AGE IN NORTH-EASTERN ITALY : A COMPARATIVE STUDY i.e. THE IRON AGE WRITTEN BY THE LOSERS Massimo Saracino (1) , Vera Zanoni (2) Riassunto. Ogni epoca crea i propri « marginali », in relazione a norme e canoni socio-culturali che ogni gruppo umano si assegna, e nei quali essi non si riconoscono e non si identiicano. Oltre che una connotazione cronologica, regionale e socio-culturale, i margini ne possiedono altresì una spaziale, elemento quest’ultimo utilizzato archeologicamente per indagare e comprendere al meglio ogni tipo di ritrovamento in relazione ad un territorio, ad un abitato o ad una necropoli che si contraddistinguono in maniera univoca sotto tale aspetto. La « subalternità » lascia, infatti, nel contesto archeologico e nella cultura materiale segni di dificile lettura spesso mascherati se non addirittura cancellati dalle ideologie dominanti. Il termine « marginal man » fu per primo introdotto da Robert E. Park (Park, 1928) con riferimento ai movimenti migratori di massa che avevano concorso all’intensiicazione delle relazioni culturali. Nel tempo tale espressione ha però cambiato signiicato in rapporto ai mutamenti socio-politici, economici e culturali. Da un punto di vista socio-antropologico e archeologico, il presente lavoro si occupa di quelle sepolture dell’età del Ferro dell’Italia nord-orientale ritenute atipiche, in quanto collocate ai margini di abitati, necropoli e/o gruppi di tombe famigliari e i cui prodomi vanno probabilmente ricercati nelle società del Bronzo inale. Lo scopo è quello di comprendere se l’eccezionalità di queste tombe, imputata principalmente al concetto spaziale di « marginalità », può essere utilizzata come indicatore di « devianza » del ruolo sociale del defunto durante la vita e dopo la morte e/o come elemento culturale utile per deinire la società di appartenenza. Résumé. Chaque époque crée ses marginaux, selon les règles et les canons socioculturels que tout groupe humain se ixe et dans lesquels il ne se reconnaît et ne s’identiie pas. Les marginaux ne possèdent pas seulement une connotation chronologique, régionale et socioculturelle mais aussi spatiale ; ce dernier élément étant utilisé archéologiquement pour enquêter et mieux comprendre tout type de découverte liée à un territoire, un habitat ou une nécropole se distinguant d’une manière univoque par un tel aspect. La « subalternité » laisse, en effet, dans le contexte archéologique et dans la culture matérielle, des signes de lecture dificile parce qu’ils ont été cachés ou même effacés par les idéologies dominantes. L’expression « marginal man » a été introduite pour la première fois par Robert E. Park (Park, 1928), en référence aux mouvements migratoires de masse qui avaient contribué à l’intensiication des relations culturelles. Avec le temps, cette expression a toutefois changé de sens par rapport aux transformations sociopolitiques, économiques et culturelles. D’un point de vue socio-anthropologique et archéologique, cette étude traite des sépultures de l’Âge du fer de l’Italie du Nord-Est, considérées comme atypiques car elles sont situées en marge des habitats, des nécropoles et/ou des tombeaux de famille et dont les prodromes sont probablement à chercher dans les sociétés du Bronze inal. Le but est de comprendre si le caractère exceptionnel de ces tombes, principalement attribué au concept spatial de « marginalité », peut être utilisé comme indicateur de « déviance » dans le rôle social du défunt durant sa vie ou après sa mort et /ou comme élément culturel utile pour déinir la société à laquelle il appartient. (1) PhD, independent researcher - I - Verona - massimo_saracino@hotmail.com (2) PhD, Dipartimento di Scienze dell’Antichità, Università degli Studi di Pavia, Piazza del Lino 1 - I - 38100 Pavia - vera.zanoni@libero.it Les Celtes et le Nord de l'Italie (Premier et Second Âges du fer). Actes du XXXVI e colloque international de l'A.F.E.A.F. (Vérone, 17-20 mai 2012), 535 p. 535-550 (36 e supplément à la R.A.E.) © S.A.E. et A.F.E.A.F., 2014.