Vol. 30, Hors Série 2, 2007 113 e Congrès de la Société Française d’Ophtalmologie COMMUNICATIONS AFFICHÉES DMLA 2S269 403 Étude de prévalence de la dégénérescence maculaire liée à l’âge dans la province de Tarragone (Espagne). Age related macular degeneration prevalence study in Tarragona (Spain). ROMERO AROCA P*, BAGET-BERNALDIZ M, FERNANDEZ-BALART J, MENDEZ-MARIN I, SALVAT-SERRA M (Reus, Espagne), BUIL CALVO JA (Barcelone, Espagne) Introduction : La dégénérescence liée à l’âge est une des premières causes de cécité après 50 ans. Objectifs et Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale sur 832 sujets âgés de plus de 55 ans, parmi lesquels nous avons déterminé la prévalence de la maculopa- thie liée à l’âge (MLA) et la dégénérescence liée à l’âge (DMLA), en étudiant les fac- teurs de risque suivants : sexe, âge, couleur de l’iris, pseudophakie, hypertension artérielle, diabète, altérations des lipides et tabagisme. Résultats : La prévalence de MLA chez les sujets de plus de 55 ans est de 12,02 %, et augmente progressivement, depuis 8,36 % dans le groupe de 55-64 ans jusqu’à 31,66 % chez les sujets âgés de plus de 84 ans. La prévalence de DMLA est de 4,08 % et augmente de 1,04 % chez les sujets âgés entre 55 et 64 ans jusqu’à 16,82 % dans le groupe de plus de 84 ans. Dans la population étudiée, 1,68 % a une forme atrophique et 2,40 % une forme exsudative ; le rapport atrophique/exsu- dative est de 1,42. La MLA est bilatérale chez 2,04 % et la DMLA chez 1,44 % des sujets. Les facteurs de risque significatifs statistiquement pour la MLA sont : l’âge (p = 0,001), la couleur bleue de l’iris (p = 0,007), l’hypertension artérielle (p = 0,020), les niveaux élevés de LDL-cholesterol (p = 0,041) et la pseudophakie (p = 0,002). Les facteurs de risque significatifs statistiquement pour la DMLA sont : l’âge (p < 0,001), le sexe féminin (p = 0,021), la couleur bleue de l’iris (p = 0,023), la pseudophakie (p = 0,007) et le tabagisme (p = 0,031). Discussion : La prévalence de DMLA est dans cette série similaire aux autres étu- des. Ainsi l’EUREYE trouve une prévalence de 3,32 %, mais la proportion de sujets âgés de plus de 75 ans y est similaire à celle de la présente étude (35 %). Conclusion : La prévalence de la MLA et de DMLA dans la province de Tarragone est similaire à celle d’autres études publiées en Europe. 404 Épidémiologie de la DMLA en Tunisie : étude prospective à propos de 1 100 cas. Epidemiology of AMD in Tunisia: prospective study about 1100 cases. EL MATRI L*, BOURAOUI R (Tunis, Tunisie), BAKLOUTI K (Nabeul, Tunisie), KLAI K, LAHDHIRI I, MGHAIETH BENZINA F, BEN YOUSSEF N, MERDASSI A, GUENDIL C (Tunis, Tunisie) Objectif : Déterminer la prévalence de la DMLA dans notre population et identifier les facteurs de risque inhérents à cette pathologie. Matériels et Méthodes : Étude prospective de type cohorte menée sur une période d’une année portant sur 1 100 patients âgés de plus de 50 ans. Résultats : La prévalence globale de la DMLA était de 16.4 %. L’âge constituait un facteur de risque significatif (P = 0,001). Le sexe masculin était plus exposé à la DMLA que le sexe féminin. Le tabagisme représentait un facteur de risque important avec un OR = 4. Le diabète était un facteur protecteur dans notre population. L’exposition excessive au soleil, l’alimentation pauvre en crudités et en produits marins ont été significativement liés à une exagération du risque de DMLA. Pour les facteurs locaux, les opacités cristalliniennes ne constituaient pas un facteur de ris- que dans notre série (P = 0,069). La myopie diminuait le risque de DMLA avec une relation statistiquement significative (P = 0,02). Discussion : Les caractéristiques épidémiologiques de la DMLA ainsi que les prin- cipaux facteurs de risque ont fait le sujet de plusieurs études. La prévalence varie de 6 à 16 % selon les pays et les facteurs de risque sont très nombreux. Conclusion : Dans notre étude, la DMLA était la deuxième cause de perte de la vision chez les patients âgés de plus de 50 ans. L’âge, le sexe masculin, le taba- gisme et l’exposition excessive au soleil constituaient les principaux facteurs de risque. 405 Détection par microchip des mutations du gène ABCR chez des patients italiens atteints de DMLA. Microchip detection of ABCR mutations in Italian AMD patients. SODI A*, PASSERINI I (Florence, Italie), BATTISTA C (Arezzo, Italie), BERNABINI S (Florence, Italie), ROMANI A (Arezzo, Italie), MENCHINI U, TORRICELLI F (Florence, Italie) Introduction: ABCR gene is involved in recessive Stargardt macular dystrophy; it has been claimed that heterozygotes for ABCR mutations are predisposed to AMD. We developed a microchip-based assay to identify the most common AMD-associated ABCR gene variants (G1961E, D2177N) by use of the Nanogen Workstation; subse- quently we report the results achieved using this chip in an ethnically homogeneous group of AMD patients. Material and Methods: For each mutation we designed a set of probes consis- ting of a forward and a reverse PCR primer, two reporter oligonucleotides and one stabilizer oligonucleotide. We optimized Nanogen protocols determining the more suitable chemical and thermal stringencies. The chip assay was validated on 65 Stargardt patients previously characterized by standard methods (DHPLC, automatic sequencing) with complete concordance of results. We then studied a group of 85 AMD patients coming from Central Italy, all from the same region (Tuscany). For all patients, genomic DNA was isolated from peripheral blood, exons 42 and 48 of ABCR gene were amplified in multiplex PCR; biotinylated amplicon was electronically addressed on the chip to selected test site. The DNA at each test site was then hybridized to a mixture of fluorescently label- led wild-type or mutant probes specific for the first mutation of interest. Quan- titative analysis of the hybridization results was performed by use of dedicated software. Results: In our series three subjects out of 85 (3.5%) were carriers of one of the considered ABCR mutations (two heterozygotes for G1961E and one heterozygote for D2177N). Discussion: Our AMD microchip is a new quick molecular diagnostic system useful to perform many genetic characterizations in a short time. In our study it was used for studying G1961E and D2177N ABCR mutations in a group of AMD Central Italy patients , detecting one in these mutations in one allele of 3/85 patients (3.5%). The prevalence of these two sequence changes in our population was in agreement with previous studies (Allikmets R, 2000). Conclusion: Mutations G1961E and D2177N were detected in a group of Tuscany AMD patients by means of a specific microchip. 406 Les facteurs de risque de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Age Related Macular Degeneration risk factors. MISIUK HOJLO M*, BIALEK SZYMANSKA A, PATRYN E (Wroclaw, Pologne) But : Évaluation des facteurs de risque de la DMLA modifiables et non modifiables chez patients atteints de la DMLA. Matériels et Méthodes : Ont participé : 44 patients atteints de DMLA : 34 fem- mes et 10 hommes âgés de 53 à 84 ans (âge moyen 70,4 ± 6,3 ans) et 30 per- sonnes saines : 15 femmes et 15 hommes âgés de 57 à 87 ans (âge moyen 70,4 ± 8,6 ans), formant le groupe de contrôle. Chez tous les sujets les facteurs de risque de DMLA suivants ont été déterminés : âge, sexe, couleur des yeux, taba- gisme, exposition aux UV, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, la qua- lité de la diète, l’histoire familiale de la maladie et l’antécédent de chirurgie oculaire. Discussion et Résultats : Il y a eu une différence significative entre le nombre des femmes et d’hommes atteints de DMLA (p = 0,0289). Le risque de développer une DMLA a été 1,55 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes (rr = 1,55 ; CI = 1,04 – 2,29). La couleur claire de l’iris a été observée 1,33 fois plus fréquem- ment chez le groupe avec DMLA que chez le groupe de contrôle ; cette relation n’était pas significative statistiquement (p = 0,0772 ; rr = 1,33 ; CI = 0,98 – 1,79). Une différence significative n’a pas été observée quant à la présence de la couleur bleue de l’iris (p = 0,445). La relation entre le tabagisme et la présence de DMLA n’a pas été retrouvée (p = 0.994). L’exposition aux UV augmentait par 3 fois le ris- que de développer une DMLA (rr = 3,00 ; CI = 1,28 – 7,04) ; cette relation était signi- ficative statistiquement (p = 0,00739). Aucune relation entre l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’histoire familiale de la maladie, l’antécédent de chirurgie oculaire et le développement de la DMLA n’a pas été observée. La carence en vitamines augmentait par plus de 2,5 fois le risque de développer une