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N. Nesseler
P. Seguin
*
Service de réanimation chirurgicale, hôpital Pontchaillou,
2, rue Henri-Le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 09, France
Adresse e-mail : philippe.seguin@chu-rennes.fr (P. Seguin).
L. Sulpice
Service de chirurgie digestive, hôpital Pontchaillou,
2, rue Henri-Le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 09, France
Y. Mallédant
Service de réanimation chirurgicale, hôpital Pontchaillou,
2, rue Henri-Le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 09, France
Reçu le 2 juin 2006 ; accepté le 19 juin 2006
Disponible sur internet le 17 août 2006
*
Auteur correspondant.
0750-7658/$ - see front matter © Elsevier SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.annfar.2006.06.016
Subluxation atloïdoaxoïdienne et torticolis spastique
après réanimation cardiorespiratoire
Atlantoaxial subluxation with spastic torticollis
after cardiorespiratory rescucitation
Une femme âgée de 57 ans, aux antécédents de myocardio-
pathie ischémique dilatée, sur infarctus du myocarde ancien,
était victime d’un arrêt cardiorespiratoire alors qu’elle
s’installait au volant de sa voiture. Elle était accompagnée de
sa fille. Il n’y avait pas de traumatisme, notamment, craniocer-
vical. À la prise en charge par les sapeurs pompiers qui débu-
taient la réanimation, elle recevait trois chocs électriques exter-
nes délivrés par le défibrillateur semi-automatique. Le médecin
réanimateur du Samu constatait une inefficacité cardiocircula-
toire malgré un rythme sinusal sur l’ECG. Le traitement médi-
cal comportait, l’intubation de la trachée avec ventilation arti-
ficielle des poumons, l’injection intraveineuse d’adrénaline et
de dobutamine. Après restauration de l’état hémodynamique,
une sédation par midazolam–fentanyl était débutée et la
patiente était transférée en unité de soins intensifs cardiologi-
ques. Sa pression artérielle était alors à 145/62 mmHg.
L’échocardiographie retrouvait un ventricule gauche altéré
avec anévrisme antéroapical. La coronarographie ne montrait
aucune lésion significative nécessitant un geste complémen-
taire. Quatre jours après l’admission, la patiente était éveillée
et la trachée était extubée. On notait un déficit moteur hémi-
corporel droit. La scanographie cérébrale du même jour était
sans anomalie. Le diagnostic retenu était un arrêt circulatoire
sur trouble du rythme cardiaque. Après pose d’un défibrillateur
à j7, il existait un torticolis spastique, avec rotation de la tête à
gauche. Les tentatives de mobilisation forcée du cou
s’accompagnaient de pertes de connaissance. Le scanner du
rachis cervical mettait en évidence une subluxation rotatoire
atloïdoaxoïdienne (Fig. 1). La patiente était transférée en réa-
nimation neurochirurgicale, pour réduction de la luxation par
traction sur étrier sous anesthésie générale puis fixation chirur-
gicale atlas–axis. L’évolution cardiologique et neurologique
était simple.
À notre connaissance, il s’agit de la première description de
luxation atloïdoaxoïdienne après réanimation cardiorespira-
toire. La résolution du tonus musculaire, avec hypotonie axiale
secondaire à l’arrêt circulatoire, associée aux trois chocs élec-
triques externes et à l’hypertonie axiale brutale lors des chocs a
pu entraîner des mouvements brusques de la tête et du cou,
suffisants pour provoquer la subluxation atloïdoaxoïdienne.
La constatation d’une hémiparésie à l’arrêt de la sédation
peut être rattachée à la subluxation. La survenue du torticolis
spastique peut être expliquée par l’aggravation de la luxation.
Elle-même secondaire à des mobilisations sans précautions (du
fait du diagnostic méconnu) ou de l’hypertonie musculaire lors
du test « in vivo » du défibrillateur implantable. Les pertes de
connaissance lors des mobilisations forcées de la tête et du cou
étaient liées à une compression des artères vertébrales.
Les étiologies les plus fréquentes des luxations atloïdoaxoï-
diennes sont les traumatismes [1]. On retrouve ensuite les com-
Fig. 1. Coupe transversale avec subluxation rotatoire atlas–axis.
Lettres à la rédaction / Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation 25 (2006) 1011–1018 1017