2S58 Résumés des communications affichées Rev Neurol (Paris) 2007 de Shallice et al. (1989) et de notre procédure de généra- tion verbale n’ayant rien montré chez ce patient. Discussion. Ces données suggèrent que les patients avec MH débutante ne présentent pas de CUO. Elles sont en partie en accord avec les propositions d’Archibald et al. (2001). Elles sont compatibles avec les données neuropa- thologiques montrant que la dégénérescence neuronale dans la MH suit une direction dorso-ventrale (Hedreen et Folstein, 1995), avec une atteinte plus précoce des circuits striato-frontaux dorsaux que des circuits striato-frontaux ventraux. Conclusion. Il serait intéressant de suivre l’évolution d’un groupe plus conséquent de patients MH. Avec la progres- sion de la dégénérescence neuronale vers les circuits striato-fronto-ventraux, on peut s’attendre à l’apparition du CUO. N - 6 Exploration des représentations sémantiques verbales en potentiels évoqués : élaboration d’un paradigme chez le sujet sain et application chez le patient comateux Chausson N. (1, 4), Thomas A.C. (2), Wassouf A. (3), Pegado F. (1), Puybasset L. (4), Willer J.C. (2), Naccache L. (1, 3) (1) Unité INSERM 562. Neuroimagerie Cognitive — Hôpital Pitié- Salpêtrière — 75013 Paris — France. (2) PET/Biomedical Cyclotron Unit. Departement de Neurologie — Hôpital Erasme — Bruxelle — Belgique. (3) Fédération de Neurologie — Hôpital Pitié-Salpêtrière — 75013 Paris — France. (4) Anesthésie-réanimation neurochirurgicale — Hôpital Pitié- Salpêtrière — 75013 Paris — France. (5) Neurologie — Hôpital Pierre Zobda-Quitman — 97210 Fort-de- France — France. Bénéficiaire d’une bourse JNLF 2005-2006. Introduction. Le paradigme en potentiel évoqué cognitif (PE) le plus utilisé actuellement chez les comateux (odd ball/ Mismatch Negativity), bien que pertinent pour le pronostic de réveil, ne préjuge pas des séquelles neuropsychologiques. Observations. Notre projet vise à créer un nouveau para- digme en PE permettant d’explorer chez les patients coma- teux, la fonctionnalité d’un réseau neuronal associé au langage. Sa préservation pourrait être corrélée à un faible niveau de handicap cognitif séquellaire au décours du coma. La N400 est un potentiel évoqué cognitif signant la détection d’un mot incongruent par rapport à son contexte. Différents travaux ont démontré que sa survenue ne dépen- dait pas de mécanismes stratégiques. La N400 pourrait donc être recherchée chez les patients comateux. Pour cela, nous avons élaboré un paradigme utilisant en modalité auditive des paires de mots avec lien associatif (lion-tigre) ou non (tigre-bateau). Chez le groupe contrôle, l’amplitude des potentiels évoqués par le deuxième mot de la paire comparativement au premier était significativement réduite (p < 0,0004), ce que nous avons appelé « effet de répétition non spécifique du mot » (ERNS). Individuelle- ment, une N400 et/ou une P600 (possiblement en rapport avec un mécanisme de détection consciente) ont pu être mises en évidence chez 14/18 témoins. Chez le groupe des patients comateux, aucun ERNS n’a été mis en évidence. Individuellement, une onde « N400-like » a pu être enregistrée que chez seulement 2/17 patients. Discussion. La compréhension du langage est un élément clé de qualité de vie chez un patient cérébrolésé. En l’absence de conscience, la représentation mentale du pre- mier mot de la paire est rapidement évanescente. L’inter- valle de temps critique entre les deux mots de la paire pourrait être variable selon l’état des patients. L’ERNS pourrait servir comme marqueur d’un effet de contextuali- sation du deuxième mot, préalable à une éventuelle N400. Conclusion. Les PE permettent d’explorer, au lit du malade et de manière peu onéreuse, certaines capacités cognitives résiduelles chez les patients dans le coma dont la préserva- tion serait associée à un meilleur pronostic fonctionnel. N - 7 Les troubles cognitifs de l’encéphalopathie hépatique ne sont pas aggravés par l’hydroxyzine, un anti histaminique H1 Coeytaux A. (1), Annoni J.M.A. (1), Giostra E. (2), Hadengue A. (2), Spahr L. (2) (1) Service de Neurologie — Hôpital Universitaire de Genève — 1211 Genève 4 — Suisse. (2) Service de Gastro-Entérologie et d’Hépatologie — Hôpital Universitaire de Genève — 1211 Genève 4 — Suisse. Introduction. Les troubles du sommeil, chez les cirrho- tiques sont améliorés par certains anti-histaminergiques. Les effets neuropsychologiques de l’hydroxyzine, un anti- histaminergique H1 chez le cirrhotique sont mal connus. Objectifs. S’assurer de l’absence de détérioration cogni- tive chez les patients avec cirrhose qui reçoivent un anti- histaminique H1, l’hydroxyzine dans le but de rétablir un rythme circadien physiologique. Méthodes. Trente-cinq patients cirrhotiques avec encéphalo- pathie hépatique minime et sommeil fragmenté, non dépri- més, durablement abstinent d’alcool et sans traitement de psychotropes ont été randomisés en double aveugle sur une période de 18 mois. Un bras (n = 15) a reçu 25 mg/jour d’hydroxyzine, un autre (n = 18) le placebo. Une évalua- tion neuropsychologique, orientée sur les fonctions exécu- tives (fluence, Trail making), l’attention (code et D2) et la mémoire (Buschke 16 items) a été effectuée avant et après traitement. Résultats. Il n’y avait pas de corrélation entre la sévérité des troubles du sommeil et des troubles cognitifs avant