pre ´hospitalie `re et le re ´sultat connu de `s l’admission hospita- lie `re. La valeur seuil de positivite ´ du test e ´tait de 7,5 ng/mL. Le diagnostic final de SCA—ST e ´tait e ´tabli par quatre me ´de- cins inde ´pendants selon les recommandations de l’ESC. Re ´sultats. — Le diagnostic de SCA—ST a e ´te ´ confirme ´ chez 127 patients dont 91 avaient un infarctus confirme ´ par l’e ´le ´vation de la troponine. La sensibilite ´ du HFABP pour e ´tablir le diagnostic d’infarctus e ´tait significativement supe ´rieurea` celle de la troponine pre ´hospitalie `re (73 % versus 41 %). La fiabilite ´ du HFABP pour pre ´dire la ne ´cessite ´ d’une revascu- larisation coronaire e ´tait e ´galement tre `s supe ´rieure par rapport a ` la troponine mais e ´galement aussi par rapport a ` l’ECG (77 % versus 54 % versus 38 %). En analyse multivarie ´e, les deux facteurs pre ´dictifs du crite `re primaire de jugement e ´taient le diabe `te (OR 2,13 95 %, IC 1,14—9,97, p = 0,016) et la mesure semi-quantitative pre ´hospitalie `re du HFABP (OR 2,63 95 %, IC 1,30—5,30, p = 0,007). Conclusions. — Cette e ´tude prospective confirme l’inte ´re ˆt diagnostique de la mesure semi-quantitative pre ´hospitalie `re du HFABP chez des patients ayant une forte suspicion de SCA sans e ´le ´vation du ST. Cette e ´tude de ´montre pour la premie `re fois l’inte ´re ˆt clinique du HFABP pour pre ´dire la ne ´cessite ´ d’une revascularisation coronaire mais surtout son inte ´re ˆt pronostique. doi: 10.1016/j.jeur.2008.03.512 334 Pre´cisiondesmesuresdel’he´moglobine´mieen pre´hospitaliere ´tudie´e par une analyse de concordance E. Haller a , F.-X. Koch b , V. Danel b , F. Carpentier b a Urgences Samu/Smur, centre hospitalier de Chambe´ry, France b Po ˆle urgences Samu/Smur, CHU de Grenoble, France Motscle´s.— Hemocue ; Biologie de ´localise ´e ; Smur Introduction. — Le dosage de l’he ´moglobine ´mie par un appa- reil de biologie de ´localise ´e de type HemoCue est recom- mande ´ pour la prise en charge de patients polytraumatise ´s de `s la phase pre ´hospitalie `re. Il n’existe pas d’e ´tude pre ´hos- pitalie `re e ´valuant la pre ´cision des dosages par HemoCue. Objectif. —E ´ valuer la pre ´cision des mesures de l’he ´moglo- bine ´mie en pre ´hospitalier par HemoCue, par rapport aux mesures de re ´fe ´rence en laboratoire. Mate´rieletme´thode. — Nous avons re ´alise ´ une e ´tude pros- pective observationnelle pre ´hospitalie `re. Tous les patients adultes, pris en charge par le Smur et be ´ne ´ficiant de pre ´- le `vements veineux pre ´hospitaliers, ont e ´te ´ inclus. La mesure de l’he ´moglobine ´mie capillaire et veineuse par un he ´moglo- binome `tre portable Hemocue 201+ (HemoCue AB, Angel- ho ¨lm, Sue `de), a e ´te ´ compare ´e au taux d’he ´moglobine mesure ´ en laboratoire par automate sur pre ´le `vement veineux concomitant. Le seuil de concordance a e ´te ´ fixe ´a ` Æ10 g/l (me ´thode de Bland et Altman). Re ´sultats. — Cent cinquante-trois patients ont e ´te ´ inclus en deux mois. Le biais moyen des mesures veineuses e ´tait (moy Æ DS) +1 g/l Æ 17. Le seuil de concordance a` Æ 10 g/l e ´tait de ´passe ´ dans 45 % des mesures. Le biais moyen des mesures capillaires e ´tait de +7 g/l Æ 17. Le seuil de concor- dance e ´tait de ´passe ´ dans 46 % des mesures. La pre ´sence de signes de de ´tresse he ´modynamique et/ou un taux d’he ´mo- globine infe ´rieure a ` 100 g/l ne modifiaient pas les re ´sultats. Conclusion. — La dispersion des mesures pre ´hospitalie `res par HemoCue te ´moignent de la faiblesse de cet outil pour obtenir une mesure pre ´cise du taux d’he ´moglobine en Smur. L’usage de cet he ´moglobinome `tre doit tenir compte des limites observe ´es pour guider au mieux les soins. doi: 10.1016/j.jeur.2008.03.513 335 Optimisation de la prescription des D-dime`res : strate ´gie d’exclusion de la maladie thromboembolique au service d’accueil des urgences adultes du CHU Louis-Mourier M. Oudghiri a , E. Peynaud-Debayle a , C. Leroy b , M. Cohen-Moatti a , P. Brun b , D. de Prost a a Service d’he´matologie biologique, CHU Louis-Mourier, Colombes, France b Service d’accueil des urgences, CHU Louis-Mourier, Colombes, France Motscle´s.— Score de probabilite ´ clinique ; Thrombose ; D-dime `res Objectifs. — Le dosage des D-dime `res (DDi) constitue un outil diagnostic reconnu dans l’exclusion de la maladie thromboem- bolique veineuse (MTEV), pour son excellente valeur pre ´dic- tive ne ´gative. Nous avons constate ´ que les DDi e ´taient prescrits de manie `re inadapte ´e sans re ´el be ´ne ´fice pour le patient ou l’institution. Le but de ce travail a e ´te ´ d’e ´valuer l’efficacite ´ d’une strate ´gie clinicobiologique de prescription des DDi. Me´thodes. — Un groupe de travail multidisciplinaire (urgen- tistes, internistes, radiologues et biologistes) a propose ´, pour les patients admis aux urgences avec suspicion de thrombose veineuse profonde (TVP) ou d’embolie pulmonaire (EP), l’utilisation d’un algorithme de ´cisionnel reposant en pre- mie `re intention sur les scores de probabilite ´ clinique e ´tablis par Wells pour la TVP et le Christopher Study Investigators pour l’EP. Le dosage des DDi n’e ´tait indique ´ qu’en cas de probabilite ´ clinique faible ; il n’e ´tait pas indique ´ en cas de chirurgie re ´cente, de cancer e ´volutif, d’un a ˆge supe ´rieur a ` 80 ans, d’une grossesse supe ´rieure a ` 12 SA. Dans ces cas et en cas de probabilite ´ clinique e ´leve ´e, les patients e ´taient oriente ´s directement vers les explorations radiologiques. Les deux algorithmes (EP ou TVP), comportant les outils ne ´cessaires a ` l’e ´tablissement du score de probabilite ´ clinique, devaient e ˆtre remplis par le prescripteur et envoye ´s au laboratoire avec la prescription des DDi. Pour chaque patient, les don- ne ´es relatives a ` la prise en charge clinique e ´taient recueillies afin d’analyser la conformite ´ des pratiques a` l’algorithme valide ´ par le groupe de travail. Les re ´sultats obtenus sur une pe ´riode de six mois ont e ´te ´ compare ´s aux e ´tudes re ´trospec- tives ayant motive ´ la mise en place de cette strate ´gie. Re ´sultats. — Depuis la mise en place de cette strate ´gie, les demandes de DDi ont e ´te ´ accompagne ´es de l’algorithme de ´cisionnel dans 88 % des cas (bonne adhe ´sion des prescrip- teurs). Dans 72 % des cas, ces demandes concernaient l’exclusion d’une EP. Les demandes non conformes aux re `gles de prescription ont concerne ´ 10 % des cas. Les demandes de DDi ont diminue ´ de 55 %. Lorsque les DDi e ´taient infe ´rieurs au seuil d’exclusion, il n’y a pas eu d’investigations radiologi- ques dans 88 % des cas (contre 58 % auparavant). Conclusion. — Cette strate ´gie a e ´te ´ efficace car elle e ´tait l’aboutissement d’un consensus entre les diffe ´rents acteurs qui interviennent dans l’exclusion de la MTEV. Elle doit e ˆtre Re ´sume ´s A185