45 VERS UNE BELGIQUE A QUATRE ? LES COMPETENCES COMMUNAUTAIRES A BRUXELLES APRES LA SIXIEME REFORME DE L’ETAT Mathias el Berhoumi Professeur à l’Université Saint-Louis – Bruxelles laurie losseau Chercheuse à l’Université Saint-Louis – Bruxelles Bénéiciaire du programme « Prospective Research for Brussels » (INNOVIRIS) et sébastien Van DrooghenBroeck Professeur ordinaire à l’Université Saint-Louis – Bruxelles Assesseur à la Section de législation du Conseil d’état* Centre interdisciplinaire de recherches en droit constitutionnel et administratif (CIRC) 1. Bruxelles, capitale de la complexité institutionnelle où se superpo- sent organes régionaux et organes communautaires, où s’emmêlent ma- tières unicommunautaires lamandes, unicommunautaires francophones et bicommunautaires. Dans les diverses propositions avancées pour dénouer cette complexité, deux grands modèles s’opposent. Dans le modèle dit « 2+2 » 1 , qui sus- * La présente étude est à jour au 30 avril 2015. 1 Développé par une partie de la doctrine néerlandophone (voy. J. CLEMENT , W. PAS, B. SEU- TIN, G. VAN HAEGENDOREN et J. VAN NIEUWENHOVE, Proeve van Grondwet voor Vlaanderen, Bruges, die Keure, 1996), ce modèle fut repris dans les résolutions adoptées par le Parlement lamand le 3 mars 1999 (voy. à ce sujet G. PAGANO, « Les résolutions du Parlement lamand pour une réforme de l’État », C.H. CRISP, 2000, n°1670-1671). On le retraite également dans l’Octopusnota du 1 er février 2008 qui igure en annexe de l’accord de gouvernement du Vlaamse Regering de 2009 (De Vlaamse Regering 2009-2014. Een daadkrachtig Vlaanderen in beslissende tijden. Voor een vernieuwende, duurzame en warme samenleving, pp. 95-101).