evidence. Additionally, although the book provides a good overview of the cross- country differences, it fails to explore them in greater depth, which restricts the study to the level of comparison by region without the possibility to use the macro-level results for individual comparison. Furthermore, it would have been helpful to broaden the scope of the country sample and include more CEE countries which are not members of the European Union. This would allow for a more profound analysis of the harmonizing effects of policies on environmental protection standards during the stage of EU accession. While Tosun is not able to find a universal explanation for environmental policy change, her well-organized and ambitious book contributes to the field by developing a multi-method design and conducting a broad empirical analysis with a large scope of countries. Readers with an interest in advancing the research on environmental policy and institutional change in emerging market democracies will find the book a very useful introduction to how a macro-level study on the subject can be conducted. LEONIE K. RUPP University of Innsbruck Comprendre le conservatisme en quatorze entretiens Philippe Labrecque Liber, Montréal, 2016, 204 pages doi:10.1017/S0008423917000841 Dans Comprendre le conservatisme, Philippe Labrecque porte un éclairage sur le con- servatisme, cette philosophie politique ou disposition morale, qui « est de nos jours mal compris, caricaturé et raillé » (9). Plus précisément, l’auteur désire savoir si la perspec- tive conservatrice permet d’échapper aux travers de la modernité, et si celle-ci fournit des réponses adéquates aux inquiétudes de nos contemporains. Pour ce faire, Labrecque a choisi de soumettre notre époque à une analyse critique en s’entretenant avec quatorze défenseurs du conservatisme provenant des États-Unis, du Canada, de la Grande-Bretagne, de la France, et de la Suisse. L ’objectif énoncé du livre est de « con- tribuer à remettre les grandes questions philosophiques et politiques au cœur de nos sociétés et aider à mieux saisir l’état réel de la modernité avancée » (11). Si la visée du livre et la méthode retenue sont pertinentes et méritent qu’on y consacre un ouvrage, l’auteur n’arrive cependant pas à traduire sa démarche en contribution origi- nale, et répond difficilement aux objectifs qu’il s’est imposé dans sa brève introduction. En ce qui a trait à la forme du livre, les auteurs avec qui Labrecque s’entretient font l’adéquation entre leur conservatisme et une quelconque droite idéologique – àl’excep- tion du sociologue québécois Jacques Beauchemin, qui colore sa vision d’une posture nationaliste et social-démocrate. Bien que les perspectives provenant de différents con- textes étatiques soient instructives, l’auteur ne justifie pas pourquoi il s’intéresse à ces personnalités plutôt qu’àd’autres. Les entretiens prennent aussi des formes très variées, sans que Labrecque engage par la suite le dialogue en comparant les positions défendues par ses interlocuteurs. Enfin, faisant ombrage à l’analyse critique annoncée en introduction, une part trop importante des questions soulevées sont de nature prospective et sont idéologiquement orientées – par exemple, « Comment les conservateurs peuvent- ils espérer triompher culturellement ? » (19), « Pour l’avenir, quel est le chemin à suivre pour les conservateurs britanniques ? » (54), ou encore « Quel devrait être le discours conservateur pour faire triompher son point de vue ? » (159). Concernant l’avancement des connaissances en la matière, l’auteur suggère que le conservatisme consiste en « une sensibilité pragmatique, contre-révolutionnaire et respectueuse d’une nature humaine considérée comme permanente, sensibilité soutenue Recensions / Reviews 891 Cambridge Core terms of use, available at https://www.cambridge.org/core/terms. https://doi.org/10.1017/S0008423917000841 Downloaded from https://www.cambridge.org/core. Universite du Quebec a Montreal, on 21 Dec 2017 at 21:06:06, subject to the