7 Au niveau international comme dans le monde franco- phone, l’intersectionnalité est devenue un concept incon- tournable. En témoigne la multiplication des productions théoriques en études sur le genre qui convoquent ce concept, tant en anglais qu’en français1, mais aussi les politiques 1. Il n’est pas possible de faire ici la liste d’un champ d’étude en constante expansion, et ce, dans diférents domaines disciplinaires. Pour un aperçu de la production anglophone en sociologie, on peut se référer aux travaux de Leslie McCall, « he complexity of intersectionality », Signs. Journal of Women in Culture and Society, vol. 30, no 3, 2005, et de Hae Yeon Choo et Myra Marx Ferree, « Practicing intersectionality in sociological research. A critical analysis of inclusions, interactions, and institutions in the study of inequalities », Sociological heory, vol. 28, no 2, 2010. L’article de Mieke Verloo, « Multiple inequalities, intersectionality and the European Union », European Journal of women’s studies, L’intersectionnalité : pour une pensée contre-hégémonique* Farinaz Fassa, Éléonore Lépinard, Marta Roca i Escoda, Université de Lausanne * Le projet de ce livre est né du 6 e Congrès international des recherches féministes francophones qui s’est déroulé à l’université de Lausanne du 29 août au 2 septembre 2012 autour du thème « Imbrications des rapports de pouvoir : discriminations et privilèges de genre, de race, de classe et de sexualité ». Les contributions de Patricia Hill Collins et de Sirma Bilge sont issues des conférences plénières qu’elles ont données à cette occasion. Nous remercions l’organisation de ce colloque pour l’appui donné à la publication de ce livre.