Tendances violentes de la droite radicale
au Canada : analyses chronologiques et
facteurs d’influence*
Maxime Bérubé
École de criminologie, Université de Montréal
The lack of right-wing political parties at the national scale is, among other
things, a reason why only a few studies have looked at the factors shaping far-
right violent incidents in Canada. In other geopolitical contexts, however,
many researchers have identified economic conditions, social developments,
and political trends as sources of explanation for this radical tendency. In
order to gain a better understanding of the Canadian phenomenon, we identi-
fied 241 incidents of right-wing violence between 1977 and 2010, on which
we conducted ARIMA time-series analysis. Our study shows the relevance of
political conditions for estimating the variations in incidents of extreme-right
violence. Moreover, it demonstrates that all the explanatory factors are differ-
ently linked with specific incident rates based on racial, religious, and homo-
phobic exclusion.
Keywords: right wing, hate crime, unemployment, immigration, time-series
analysis
Notamment en raison de l’absence de partis politiques d’extrême droite à l’é-
chelle nationale au Canada, peu d’études se sont attachées à comprendre quels
étaient les facteurs pouvant influencer les variations du nombre d’actes de vio-
lence liés à cette orientation politique radicale. La littérature scientifique pro-
pose toutefois trois grandes familles de variables explicatives sur le
phénomène, soit les conditions économiques, le développement social et la si-
tuation politique. Afin de mieux comprendre l’évolution de ce phénomène au
Canada, nous avons recensé 241 incidents de violence perpétrés au nom de
l’extrême droite entre les années 1977 et 2010. Cette étude montre, au moyen
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* Veuillez adresser toute correspondance à Maxime Bérubé, École de criminologie, Uni-
versité de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx, C. P. 6128, succursale Centre-ville, Montréal
(Québec) Canada, H3C 3J7; courriel : m.berube@umontreal.ca
Manuscrit présenté à la Revue canadienne de criminologie et de justice pénale le 8 octobre
2014.
Cette recherche a été menée grâce au financement octroyé par Aurélie Campana, Samuel
Tanner et Stéphane Leman-Langlois de l’Équipe de recherche sur le terrorisme et l’anti-
terrorisme (ERTA) de l’Université Laval.
© 2015 CJCCJ / RCCJP doi:10.3138/cjccj.2015.F01