M2 Sciences du langage Anna SORES S3 Morpho-syntaxe 2 Université Lumière Lyon 2 19 janvier 2018 Mini-typologie de la morpho-syntaxe de la phrase complétive à travers neuf langues Tessa VERMEIR Résumé Le corpus utilisé dans cet essai comprend neuf langues, appartenant à des familles différentes. Les mêmes cinq phrases ont été traduites dans chacune des langues, afin de comparer les traductions et d’établir une mini-typologie sur la complétive. Cette typologie est basée sur trois critères notamment : présence ou absence d’un élément de conjonction (CONJ), forme verbale finie ou non-finie (dans la subordonnée), sujet de la subordonnée identique à celui de la phrase matrice ou pas (critère de « co-référence »). Une attention spéciale sera portée sur les langues germaniques (allemand, néerlandais, anglais), pour lesquelles les notions de montée et contrôle permettent une distinction plus nette. 0. Introduction : la phrase complétive (en suivant Creissels 2006) Creissels (2006) définit la complétive ainsi : « Les complétives sont des subordonnées non relatives qui forment avec un élément de la phrase matrice […] une construction dans laquelle la subordonnée sature une valence de cet élément de manière analogue à ce que pourrait faire un constituant nominal. » (Creissels 2006: 253) En règle générale, les complétives endossent le rôle de sujet le moins facilement, et elles sont souvent en construction détachée (au lieu d’être à l’intérieur de la phrase matrice là où se trouverait le constituant nominal) (idem: 256). Le verbe de la phrase complétive peut être fini ou non-finie ; la complétive peut être introduite par un élément de conjonction ou pas. Il est souvent le cas que le type de complétive à forme verbale finie contient cet élément de conjonction (CONJ) qui la relie à la phrase matrice, 1