Jules Verne à la lumière de Walter Benjamin Le vendredi 1er mars, amphi Guizot, dans le cadre du séminaire doctoral des Universités de Paris-Sorbonne (Paris 3 et Paris 4), dirigé par Henri Scepi et André Guyaux, je présenterai mon prochain livre, Le Nautilus en bouteille. Une lecture de Jules Verne à la lumière de Walter Benjamin, à paraître en mai 2019 aux éditions Pontcerq. Ma conférence portera sur les points suivants : - les représentations et la signification des descriptions d'intérieurs et des collections ; - le lien entre le roman vernien et les attractions populaires telles que les panoramas, les dioramas et les aquariums ; - la réinterprétation à la lumière de Benjamin de l'esthétique ruiniste. SYNOPSIS Le Nautilus en bouteille. Une lecture de Jules Verne à la lumière de Walter Benjamin de Jean-Michel Gouvard (Rennes, Pontcerq, à paraître le 23 mai 2019) Le Nautilus en bouteille est un essai croisé sur Jules Verne et Walter Benjamin. J’y propose une lecture renouvelée de l’œuvre du romancier, qui rompt avec les habituelles hagiographies qui lui sont consacrées, et qui repose sur la thèse suivante : le succès de Jules Verne n’est pas dû à des qualités littéraires, qui ne lui ont été attribuées que rétrospectivement, à compter des années 1960, mais au fait qu’il a su traduire dans ses récits ce que j’appelle « le rêve collectif du XIX e siècle », en reprenant un concept de Walter Benjamin. C’est à identifier ce « rêve » et les modalités selon lesquelles il s’incarne dans des formes romanesques qu’est consacré le corps de l’ouvrage, qui compte quatre chapitres : « Voyages et utopies », « Intérieurs et collections », « Panoramas et aquariums » et « Ruines et fins du monde ». Partant des travaux de Walter Benjamin, que je cherche néanmoins à renouveler et à prolonger, j’y montre que la société du XIX e siècle se caractérise par une contradiction majeure, suite à l’incapacité dans laquelle elle se trouvait de modifier ses structures sociales et culturelles, afin de s’adapter aux profonds