37 Spectacles of Melancholy, Melancholies of Spectacle Yiannis Papadakis I entered the exhibition space with a sense of anxious anticipation. What if I was disappointed? This was to be the first time that I would experience an exhibition of Christodoulos Panayiotou. A few years ago we had become friends and since then had engaged in numerous dialogues on common interests. These include some of the hotly debated issues in Cyprus – and elsewhere – pertaining to borders, nationalism, memory, history, identity, tradition and modernity. Both Greek Cypriots, we grew up in the same place, Limassol, a port city of Cyprus, which used to be one country but is currently divided between Greek Cypriots and Turkish Cypriots. I might even recognize myself in one of his archival photos, perhaps one from the series of the Limassol carnival parade, in which I used to participate as a child. The first room of the exhibition (titled and) was an open invitation to disappointment, some- thing that I would encounter in many of the pieces that drew my attention – in more ways, in fact, than I had imagined. In the first room, placed near the entrance of an adjoining room, was a door knocker (Untitled, 2013), shaped like a snake, a replica of a knocker on the entrance to a Paros monastery. Its pres- ence indicated a room lying behind but there was no functioning door to that room and no way Spectacles de mélancolie, mélancolies de spectacle Yiannis Papadakis C’est avec une certaine appréhension que j’ai poussé la porte de l’exposition de Christodoulos Panayiotou au Casino Luxembourg : et si j’allais au-devant d’une déception ? Après tout, c’était la première fois que je visitais une exposition de celui qui était devenu mon ami il y a plusieurs années et dont je partage l’intérêt pour les notions controversées, à Chypre et ailleurs, qui ont depuis alimenté bon nombre de nos débats : les frontières, le nationalisme, la mémoire, l’histoire, l’identité, la tradition, la modernité. Chypriotes grecs, nous avons tous deux grandi dans la ville portuaire de Limassol, dans un pays jadis unifié mais désormais divisé entre parties grecque et turque. Qui sait, peut-être me verrai-je même sur l’une de photographies d’archives présentées dans l’exposition, par exemple sur une de celles documentant les défilés de carnaval auxquels je participais enfant. La première salle de l’exposition (intitulée and) semblait une invitation ouverte à la déception du spectateur, une caractéristique que j’allais retrouver dans plusieurs œuvres qui attiraient mon attention, et ce à plus d’un titre. Dans cette première salle, le spectateur se retrouvait nez à nez avec un marteau de porte (Untitled, 2013) en forme de serpent, accroché à l’entrée d’une pièce adjacente. Réplique Chr IST OD OUL OS PAN AyI OTO U