Congrès annuel de la Société fran¸ caise de chirurgie de la main / Chirurgie de la main 31 (2012) 376–436 407 compression du nerf interosseux postérieur chez les sujets actifs ? L’hypertrophie compensatrice du muscle supinateur a pour conséquence une augmentation de la pression exercée sur la branche profonde du nerf radial au niveau de l’arcade de Frohse. Il pourrait être intéressant de se pencher sur le risque et la fréquence de compres- sion du nerf interosseux postérieur suite à une rupture distale du biceps brachial chez les patients actifs. http://dx.doi.org/10.1016/j.main.2012.10.081 CP081 Neurotisation supra-sélective des branches motrices du nerf interosseux antérieur par la branche nerveuse destinée à l’extensor carpi radialis brevis : bases anatomiques et technique opératoire Y. Vincelet a,∗ , G. Dautel a , P. Lascombes b a Service de chirurgie plastique et reconstructrice de l’appareil locomoteur, centre chirurgical Emile-Gallé, Nancy, France b Service de chirurgie infantile pédiatrique, hôpital d’enfant, Vandoeuvre-les-Nancy, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : yannick.vincelet@gmail.com (Y. Vincelet) Mots clés : Neurotisation ; Nerf interosseux antérieur ; Extensor carpi radialis brevis Introduction.– Le traitement des paralysies hautes du nerf médian ou de fac ¸on plus isolé du nerf interosseux antérieur (NIOA), est dominé depuis de nombreuses années par les transferts tendineux palliatifs. Le transfert du brachio- radialis (BR) sur le flexor policis longus (FPL) et la tenodèse du flexor profondus indecis (FPI) donne de bons résultats. Néanmoins, l’émergence des nouvelles techniques de réanimation par neurotisation semble plus « anatomique » et resti- tue en théorie, une biomécanique native. Bertelli en 2011 et 2012 nous a montré la faisabilité du transfert de la branche de l’extensor carpi radialis brevis (ERCB) sur la branche du FPL avec un résultat intéressant sur un cas. Nous avons donc voulu étudier la faisabilité de la neurotisation par la branche de l’ECRB de la branche destinée au FPL et au FPI pour la réanimation de la pince pouce/index. Matériel et méthode.– Nous avons réalisé 40 dissections d’avant-bras. Pour cha- cun nous avons recueilli pour le nerf radial et le nerf médian, les distances pondérées à la longueur de l’avant-bras en pourcentage de l’émergence de chaque branche motrice par rapport à la ligne bi-épicondylienne, ainsi que le diamètre de chacune et ce pour tous les muscles de l’avant-bras. Résultats.– Le NIOA émerge du nerf médian à 48 mm (19 %) du coude. Il innerve de fac ¸on constante le muscle FPL et FIP ainsi que le muscle pornator quadratus (PQ). Il donne les branches principales pour le FPL vers 74 mm soit 29,9 % (± 6 %) et pour le FIP vers 73 mm soit 29,8 % (± 4,7 %). Il donne de fac ¸on inconstante et toujours plus distalement, des branches accessoires pour ces deux muscles dans respectivement 32 et 55 % des cas. Elles sont alors souvent uniques et de très petite taille. Plus distalement, à 193 mm (soit 78 %), il donne les branches destinées au PQ. Le nerf radial donne les branches motrices pour les muscles BR et extensor carpi radialis longus plus proximalement au plan bi- épicondylien de, respectivement, 44 mm et 18 mm soit 17 % et 7 %. Le nerf radial se divise ensuite pour donner sa branche motrice et sa branche sensitive 13 mm au-delà de ce même plan soit 5 %. La branche motrice pour le muscle ECRB, unique la plupart du temps, émerge dans 91 % des cas au-delà de cette bifurcation et dans 53 % de la branche sensitive. Elle se termine à 69 mm soit 28 % (± 9,8 %). La branche profonde donne ensuite l’ensemble des branches motrices destinées aux autres muscles de la loge postérieur de l’avant-bras. La branche destinée l’ECRB se termine donc au même niveau qu’émergent les branches motrices proximales du NIOA vers 29 % de la longueur de l’avant- bras rendant donc la neurotisation possible sur les branches destinées au FPL et au FIP. Discussion.– La neurotisation supra-sélective sur les branches proximales des- tinées au FPL et FIP permettrait une réanimation ciblée des muscles qui font habituellement l’objet de transfert tendineux dans la paralysie haute du nerf médian ou du NIOA. La branche de l’ECRB semblerait une branche donneuse intéressante tant par sa biométrie que par les séquelles induites par son prélè- vement puisque les branches de l’ERCL et ECU restant intègre, l’extension du poignet n’en serait que probablement peu altérée. Le branchement sur le NIOA dans sa globalité ne présente probablement que peu d’intérêt car la réinnerva- tion du PQ ne présente fonctionnellement pas d’intérêt dans ce contexte. L’abord serait un abord antéro-latéral centré sur la jonction du tiers moyen et supérieur de l’avant-bras. Après avoir repéré le tendon distal du PT, une ténotomie de celui-ci permettrait un accès aisé aux branches du NIOA après avoir repéré la branche de l’ECRB. Cette ténotomie simplifiera également la suture nerveuse. Ce transfert nerveux supra sélectif semble donc être une bonne alternative aux transferts tendineux. Il est techniquement possible et aurait l’avantage de ne pas donner de séquelles fonctionnelles. http://dx.doi.org/10.1016/j.main.2012.10.082 CP082 Traitement chirurgical de la scapula alata par neurolyse du nerf thoracique long N. Maire ∗ , P. Clavert, J.-F. Kempf Service de chirurgie membre supérieur, CCOM, Illkirch, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : nicomaire83@gmail.com (N. Maire) Mots clés : Neurolyse ; Nerf thoracique long ; Scapula alata Introduction.– Le nerf thoracique long, issue des racines C5, C6, C7 est le nerf moteur du Serratus antérieur. La paralysie de celui-ci entraîne une Scapula alata. Cette paralysie peut-être au niveau du défilé interscalénique ou infra-claviculaire secondaire à une lésion directe, une compression ou un étirement. La scapula alata est habituellement traitée de fac ¸on conservative, puis par transfert de grand pectoral ou par arthrodèse scapulothoracique pour les cas réfractaires. Nous rapportons ici notre expérience de neurolyse simple de ce nerf dans sa portion thoracique. Matériel et méthode.– Notre série comprend huit patients (dont un présentant une scapula alata bilatérale), opérés entre 2009 et 2012 d’une neurolyse du nerf thoracique long pour une scapula alata symptomatique, résistante au traitement médical, entraînant une gêne fonctionnelle majeure. Il s’agit de cinq femmes, trois hommes (dont un opéré des deux cotés), de 38 ans d’âge moyen (16–48). Les compressions ont toutes été objectivées par un EMG préopératoire. Les patients ont été opérés sous anesthésie générale en décubitus latéral par voie axillaire moyenne d’une neurolyse du nerf thoracique long par coagulation et section d’une collatérale vasculaire issue du paquet thoracique latéral pré-croisant le nerf. Les patients sont autorisés à une auto-rééducation active immédiate. Résultats.– Il n’y a pas eu de complication liée à l’intervention. Les patients ont été revus à six semaines, trois mois et six mois avec un EMG de contrôle à distance (six et 12 mois, moyen 8,8). Ils présentaient une diminution des dou- leurs dès la sixième semaines sauf une patiente à trois mois et une autre dont les douleurs ont persisté en raison d’un syndrome du défilé associé. À six mois, les patients ne présentaient plus de décollement de la scapula. Les EMG qui objec- tivaient des latences préopératoires augmentées en moyenne à 8,4 ms (5,8–13) retrouvaient en postopératoire des latences à 5,5 ms. Discussion.– Dans les cas isolés de scapula alata la récupération spontanée est incertaine et le plus souvent partielle avec une gêne résiduelle. Lorsqu’une ori- gine traumatique ou micro-traumatique est suspectée et la compression du nerf confirmée dans sa portin infra-claviculaire, sans récupération après six mois de kinésithérapie, une neurolyse peut-être bénéfique pour le patient. Cette technique étant peu invasive, efficace et durable. http://dx.doi.org/10.1016/j.main.2012.10.083 CP083 Paralysies isolées du muscle Serratus antérieur : résultats de la neurolyse de la portion thoracique du nerf thoracique long. À propos de 50 cas consécutifs L.R. Le Nail a,∗ , G. Bâcle a , E. Marteau a , P. Corcia b , L. Favard a , J. Laulan a a Unité de chirurgie de la main, service de chirurgie orthopédique 1 et 2, CHU Trousseau, Tours, France b Service de neurologie, CHU Bretonneau, Tours, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : lrlenail@hotmail.com (L.R. Le Nail)