gènes, on doit évoquer un rôle de l’IL6, de la vasopressine ou des systèmes centraux noradrénergiques ou dopaminergiques. Ce syn- drome, transitoire, mérite d’être connu pour en informer en préopéra- toire le patient. CA111 Dysthyroïdies et maladie de Biermer A. Hamzaoui, A. Barhoumi, C. Atig, S. Hammami, S. Mahjoub Service de médecine interne, CHU Fattouma-Bourguiba, Monastir, Tunisie Introduction. – Les polyendocrinopathies auto-immunes (PEA) sont définis par la coexistence chez un patient d’au moins 2 affections endocriniennes dont l’origine auto-immune est prouvée ou suspectée, auxquelles s’associent souvent des affections auto-immunes spécifi- ques d’organes non endocrines. Le but de notre travail était de déter- miner la fréquence des anomalies de la fonction thyroïdienne au cours de la maladie de Biermer. Patients et méthodes. – Il s’agit d’une étude prospective incluant 17 patients diagnostiqués MB. Une étude de la fonction thyroïdienne incluant un dosage de la thyroxine libre (T4), la thyréostimuline (TSH) ainsi qu’un dosage des anticorps antithyroïdiens ont été prati- qués chez nos patients. Résultats. – Il s’agissait de 17 patients (7H/ 10F) d’âge moyen de 68 ans. Une hypothyroïdie périphérique (HT) était retrouvée dans sept cas (41,2 %) dont une HT fruste. Il s’agissait de 5F et 2H d’âge moyen de 56 ans. Le diagnostic de l’HT précédait celui de la MB dans quatre cas. Dans les cas restants, les signes cliniques d’hypothy- roïdie étaient de découverte concomitante à la MB. Les AAT étaient positifs chez trois patients, de type anti-thyroglobulines (n = 3) et anti- TPO (n = 1). Parmi ces sept patients, une patiente présentait un dia- bète de type. Conclusion. – Nous avons noté une fréquence relativement des anomalies de la fonction thyroïdienne en association avec la MB (41,2 %) par rapport à la population générale (1 %). Il s’agit principa- lement d’une HT. Ainsi, la pratique systématique d’un bilan thyroï- dien au cours de la MB est nécessaire afin de permettre de dépister et de traiter ces affections thyroïdiennes parfois au stade infra cli- nique. CA112 Intérêt du Rituximab dans la prise en charge de l’ophtalmopathie basedowienne réfractaire : à propos d’un cas L. Chiche a , S. Branger a , G. Thomas b , E. Crétel-Durand c , R. Jean a , J.-M. Durand a a Service de médecine interne, hôpital La Conception, Marseille, France b Service de médecine interne, Assistance publique–Hôpitaux de Mar- seille, Marseille, France c Service gériatrique, hôpital Sainte-Marguerite, Marseille, France Introduction. – Le Rituximab, un anticorps monoclonal anti- CD20, a été utilisé avec succès dans le traitement de plusieurs patho- logies auto-immunes. Nous rapportons le bénéfice de cette molécule chez une patiente souffrant d’une forme réfractaire d’ophtalmopathie basedowienne. Cas clinique. – En 1998, une femme de 53 ans consulte pour une exophtalmie bilatérale prédominant à l’œil droit avec diplopie. Une IRM révèle une infiltration des oculomoteurs droits inférieurs et laté- raux. L’examen clinique retrouve un petit goitre non soufflant. La TSH est abaissée avec des taux normaux de T4 libre et les auto- anticorps anti-thyroïdiens sont négatifs à plusieurs reprises. Un scan- ner cérébral, une biopsie des glandes lacrymales et des muscles ocu- lomoteurs et les autres tests immunologiques sont non contributifs. Le diagnostic de syndrome de Means est donc retenu et la symptomato- logie s’améliore franchement sous corticothérapie à 1 mg/Kg/jour. Par la suite, la corticothérapie est mal tolérée au plan psychiatrique et la ciclosporine est introduite, permettant une décroissance puis un arrêt des corticoïdes. Après deux ans, le traitement est complètement arrêté mais l’exophtalmie récidive, se compliquant d’une baisse de l’acuité visuelle par compression du nerf optique droit. La reprise de fortes doses de corticoïdes associée à une chirurgie de décompression du nerf optique puis à une chirurgie des muscles oculomoteurs permet une nouvelle rémission. Durant les 5 années qui suivent, les tentatives de réduction de la corticothérapie se soldent par de nouvelles pous- sées d’exophtalmie malgré une euthyroïdie, et la patiente est mainte- nue sous corticothérapie de façon permanente. A huit ans du début de sa maladie, une nouvelle poussée touchant l’œil gauche répond diffi- cilement à une nouvelle majoration des corticoïdes, puis à l’adjonc- tion d’azathioprine. La patiente refuse l’option d’une nouvelle chirur- gie ou d’une radiothérapie. Elle reçoit 4 injections hebdomadaires de 375 mg/m 2 de Rituximab. Ce traitement est suivi d’une évolution cli- nique spectaculaire en parallèle d’une déplétion périphérique lympho- cytaire B. Aucun effet secondaire n’est noté et la rémission clinique persiste à six mois avec arrêt complet de la corticothérapie. Résultats. – Au cours de l’ophtalmopathie basedowienne, les deux composantes humorale (anticorps anti-thyroïde circulants) et cellulaire de l’immunité sont compromises. Une infiltration lymphocytaire ocu- laire est observée au niveau des muscles et des tissus conjonctifs et adipeux, associée à des phénomènes inflammatoires locaux. Le Ritu- ximab, par la déplétion lymphocytaire B induite, agit probablement sur ces deux versants. D’autres observations identiques ont été récem- ment rapportées. Des études randomisées sont souhaitables pour défi- nir la place exacte de ce traitement dans cette indication. Conclusion. – Cette observation semble indiquer que le Rituximab a une place de choix dans l’arsenal thérapeutique de l’ophtalmopathie basedowienne réfractaire aux thérapeutiques conventionnels. CA113 Prévalence de l’obésité androïde dans la population algéroise A. Hatri Service de médecine interne, clinique A, Kehal-Elbiar, Alger, Algérie Introduction. – L’incidence de l’obésité est en augmentation crois- sante dans le monde, elle augmente tant dans les pays développés que les pays en voie de développement.L’obésité androïde constitue un facteur de risque indépendant de complications métaboliques et vasculaires.Elle représente un critère majeur voir obligatoire dans la définition du syndrome métabolique. Un simple mètre ruban permet de la détecter. Nous rapportons à travers cette communication les résultats préliminaires d’une enquête entrant dans le cadre d’une com- pagne de dépistage du diabète lancer en Algérie par le Ministère de la Santé de la population et de la réforme hospitalière. Nous nous som- mes intéressés à la prévalence de l’obésité dans 4 Centres de dépis- tage de l’Algérois. Patients et méthodes. – 495 sujets ont été examinés dans 4 unités de dépistage d’Alger. L’examen comporte le poids, la taille la mesure de tour de taille, la prise de la tension artérielle et une glycémie capil- laire. Il y avait 73 % homme et 27 % femme ; on a considéré comme obésité androïde tout sujet ayant un périmètre abdominale supérieur à 94 cm pour l’homme et 88 cm pour la femme. Résultats. – 285 Personnes avaient une obésité androïde soit 58 % des cas ; parmi eux 48 % avaient une élévation des chiffres tension- nels. 23 % avaient une glycémie supérieure à 1 g/l. Sur les 285 sujets qui présentaient une obésité androïde, 35 % avaient un BMI > 30 %, 27 % avaient un BMI entre 25 % et 30 %. 38 % avaient un BMI nor- mal. Malgré l’absence du profil lipidique 46 % des patients, avaient un syndrome métabolique selon les critères de l’IDF. Conclusion. – Le vieillissement de la population conjugué à la modification du mode de vie sont les principaux facteurs d’une aug- Abstracts / La Revue de médecine interne 28 (2007) S83–S160 S126