Barabar : les grottes impossibles ? Il existe des structures humaines qui interrogent par leurs positions, leurs constructions, leur emploi. Elles paraissent en effet tellement spécifiques, que certains ne veulent pas les attribuer aux sociétés ou au cultures locales, car ces dernières ne paraissent pas assez avancées. Les grottes de Barabar et de Nagarjuni, près de la ville de Gaya, dans l’état du Bihar, en Inde, taillées dans la roche, en sont un exemple 1 . Elles sont au nombre de sept : Lomas Rishi, Sudama, Visvakarma, et de Karna Chopar pour le groupe de Barabar ; Gopi, Vapi et Vadahikta pour le groupe de Nagarjuni 2 . Ces grottes, selon les inscriptions, ont été commandées par Ashoka pour les premières et son fils Darsatha, pour les secondes, deux souverains de la civilisation des Maurya 3 . Elles sont destinées aux Ajivikas. Le nom de Maurya défini une dynastie indienne, qui dirige une grande partie du monde indien entre 321 et 188 avant notre ère 4 . Ashoka et Dasartha sont deux souverains de cette dynastie. Quant aux Ajivikas, c’est une secte ascétique indienne du premier millénaire avant notre ère. 1 Sarwaj Prakash GUPTA, Les racines de l’art indien, Paris, CNRS, 1990, page 165 (l’édition en anglais a été publié en 1980). 2 Sarwaj Prakash GUPTA, Les racines de l’art indien, op. cité, page 165. 3 Sarwaj Prakash GUPTA, Les racines de l’art indien, op. cité, page 165. 4 John KEAY, India: A History from the Earliest civilization to the boom of the XXIst Century, Londres, Harper Press, 2e edition, 2010 ; Bujor AVARI, India: the Ancien Past, Oxon, Routledge, 2e edition, 2016 ; Upinger SINGH, A history of Ancient and Early medieval India, Londres, Pearson, 2009, pages 326 à 328. Franck Raymond ALLCHIN, The Archeology of Early Historic South Asia, , Cambridge, CUP, 1995.