Logic and Axiomacs in the Making of Lano sine Flexione Başak Aray Istanbul Gelisim University (Turkey) baray@gelisim.edu.tr Cee contribuon examine l’arrière-plan scienfique de Lano sine Flexione (LSF), une langue auxiliaire internaonale élaborée par Peano. Le LSF s’insère dans le cadre d’un mouvement linguisque plus vaste résultant des nouvelles technologies, lesquelles accélérèrent la mondialisaon. La science constue une force motrice dans le développement d’une langue auxiliaire internaonale, étant donné qu’elle favorise les contacts internaonaux et qu’elle fournit des données et des méthodes permeant de construire une telle langue. Avec le LSF, Peano entreprit de réaliser une pare du rêve leibnizien d’une langue universelle, dont une version simplifiée et provisoire du lan représenterait la première étape. Le LSF fut conçu à parr des fragments de Leibniz rassemblés par Couturat. En éliminant les traits convenonnels du lan standard, Peano entreprit de le réduire à son expression logique. Inspiré par des préoccupaons similaires à celles qui furent à l’origine du symbolisme du Formulario, il chercha à mere sur pied une langue simple, réduite à un noyau logique commun à toutes les langues, et de ce fait adaptée à l’usage internaonal. Pour ce faire, Peano procéda de la manière suivante: il élimina les inflexions de tous les mots et il établit une « algèbre de la grammaire» régissant les règles de formaon des mots. La simplicité, la non-redondance et la calculabilité sont les valeurs-clés du LSF inspirées de la praque mathémaque de Peano. This contribuon examines the scienfic background of Lano sine Flexione (LSF), an internaonal auxiliary language constructed by Peano. LSF is part of a larger linguisc movement resulng from new technologies that accelerated globalisaon. Science is a major driving force behind the internaonal auxiliary language movement, both for creang an increased need for internaonal contacts and for lending its data and methods to language construcon. With LSF, Peano aempted to realize part of Leibniz’s dream of a universal language, of which a