1 Fonction liturgique et eschatologique de l’anamnèse eucharistique (Lc 22, 19 ; 1 Co 11, 24, 25). Réexamen de la question à la lumière de l’Écriture et des sources juives AVANT-PROPOS DE CETTE MISE À JOUR Cette recherche, entreprise au début des années 1980, et restée inédite jusqu’à sa parution en 1988, n’a été mise en ligne qu’en 2000, époque où les performances des logiciels de site étaient encore relativement rudimentaires. Outre sa problématique complexe, la connaissance des langues sources qu’elle postulait, et la difficulté intrinsèque du matériau liturgique ancien qui en constituait le substrat, sa lecture exigeait des connaissances interdisciplinaires peu communes, et semblait donc réservée à un gotha scientifique. Or, tel n’était pas mon but. Fidèle aux principes auxquels je n’ai jamais dérogé depuis que j’écris pour le grand public cultivé, c’est un travail de vulgarisation que j’entendais présenter à ce dernier. Avant de rédiger la synthèse que voici, j’avais étudié le sujet avec le maximum de rigueur et d’expertise dont j’étais capable. Toutefois, je m’étais vite rendu compte que même des gens plus savants et cultivés que moi avaient du mal à comprendre ce que j’exposais. Toutes proportions gardées, je me trouvais dans la situation des physiciens de la fin du XIX e siècle et du début du XX e , qui avaient dû créer une nouvelle physique pour se mesurer aux apories que la physique classique ne parvenait pas à résoudre. Mes « équations » théologiques et philologiques me semblaient rendre un compte correct de ce que mon esprit contemplait, mais je compris bien vite qu’il me faudrait vulgariser moi-même ce savoir non canonique, pour que d’autres esprits puissent en examiner le bien-fondé éventuel et en critiquer les insuffisances, voire les incohérences. Je travaille, d’ores et déjà, à formuler les prolégomènes d’une épistémologie de cette nouvelle approche théologique, à laquelle je compte consacrer un prochain ouvrage. J’ai équipé le présent article de nombreux hyperliens, qui ont pour but de proposer aux internautes des définitions et explications de notions et de termes qui ne leur sont pas familiers. On voudra bien ne pas se scandaliser de ce que je recours majoritairement à des encyclopédies électroniques populaires, telle surtout celle de Wikipedia. Certains ont, la concernant, un jugement négatif a priori, dont la sévérité n’a d’égale que le manque de nuance. S’il est vrai qu’il s’y trouve des articles médiocres, voire entachés d’erreurs, c’est loin d’être la règle générale. En tout état de cause, je me porte garant des articles concernant le judaïsme, auxquels je renvoie.