Posters / Cancer/Radiothérapie 14 (2010) 584–665 589 un faisceau de 6 MV, basé sur les résultats de celui de 18 MV, a été optimisé en conservant les mêmes contraintes. La seule modifica- tion concernait la diminution du débit de dose de 600 à 400 unités moniteur (UM) par minute, débit maximum sur un de nos accéléra- teurs produisant uniquement des photons de 6 MV. Ces traitements ont été planifiés par la technique du SIB (simulated integrated boost) dans le logiciel Eclipse TM . Les contraintes de doses sur les volumes cibles et les organes à risques suivaient les recommandations du protocole 14 du Groupe d’études des tumeurs urogénitales (Gétug) pour une prescription de 80 Gy. Concernant le deuxième volume cible prévisionnel (PTV2), les plans ont été normalisés pour que 95 % du volume rec ¸ oivent 95 % de la dose prescrite. Résultats.– Le pourcentage du PTV2 recevant au minimum 95 % de la dose prescrite était similaire pour les deux énergies avec une valeur de 95,15 ± 0,33 %. Pour le faisceau de 18 MV, l’isodose 54 Gy couvrait 99,44 ± 0,39 % du volume du PTV1 alors qu’elle couvrait 99,21 ± 0,62 % pour le faisceau de 6 MV. Le volume du rectum recevant 72 Gy était de 6,09 ± 2,78 % pour un faisceau de 18 MV, il était de 5,67 ± 3,12 % pour le faisceau de 6 MV. Cinquante pour cent du volume du rectum recevaient 30,64 ± 5,09 Gy avec le faisceau de 18 MV et 31,04 ± 5,30 Gy avec celui de 6 MV. Pour les faisceaux de 18 MV et 6 MV, 70 Gy ont été délivrés à respectivement à 8,19 ± 0,84 % et 7,73 ± 0,78 % du volume total de la vessie. Une réduction de dose significative aux têtes fémorales a été mise en évidence grâce à l’utilisation de photon de 6 MV. Le nombre moyen d’unités moniteur délivrées est diminué de 25 % avec le faisceau de 18 MV et le débit 600 UM/min par rapport au faisceau de 6 MV et au débit de 400 UM/min. Conclusion.– Les traitements prostatiques avec RapidArc® se sont avérés équivalents entres les faisceaux de 18 MV et 6 MV sans impact dosimétrique de la réduction du débit de dose de 600 à 400 UM/min, même si cela augmentait le temps de traitement de 25 s. doi:10.1016/j.canrad.2010.07.441 P011 Évaluation de 202 tomographies coniques chez 43 patients traités pour un adénocarcinome prostatique par irradiation conformationnelle avec modulation d’intensité M.-P. Farcy-Jacquet b, , P. Fenoglietto a , P. Regnault de la Mothe c , D. Azria a a CRLC Val d’Aurelle, Montpellier, France b CHU, Nîmes, France c Pôle régional de cancérologie, Poitiers, France Auteur correspondant. Objectifs.– Le développement des techniques innovantes de radio- thérapie permet d’accéder à des planifications optimisées avec augmentation de la dose au volume cible tout en préservant les organes à risque. Ce bénéfice dosimétrique doit être analysé en considérant les variations anatomiques entre et pendant les fractions. La radiothérapie guidée par l’image a pour objectif de diminuer ces incertitudes en contrôlant et en corrigeant la posi- tion du volume cible. Nous présentons l’analyse rétrospective d’une série de 202 tomographies coniques concernant 43 patients traités par irradiation conformationnelle avec modulation d’intensité pour un adénocarcinome prostatique. Patients et méthodes.– Entre Février 2009 et Mars 2010, 43 patients traités par irradiation conformationnelle avec modula- tion d’intensité pour un adénocarcinome prostatique ont bénéficié de 202 tomographies coniques. Après mise en place du patient sous l’appareil sur les repères cutanés tatoués, une acquisition de tomographie conique a été réalisée avec un recalage osseux. Dans les quelques cas où le recalage osseux n’était pas suffisant pour inclure l’ensemble de la prostate dans le deuxième volume cible prévisionnel (PTV2), un recalage prostatique/tissus mous a été secondairement effectué. Ces décalages ont été mesurés et analysés. Résultats.– Les recalages osseux moyens appliqués ont été de 0,27 cm (déviation standard de 0,43) vers l’avant et de 0,25 cm (0,19) vers l’arrière, de 0,14 cm (0,18) vers le haut et de 0,22 cm (0,20) vers le bas, de 0,19 cm (0,20) vers la gauche et de 0,3 cm (0,26) vers la droite. Ainsi la prostate se trouvait incluse dans le PTV2 pour 93,2 % des cas. Cependant, pour 14 tomographies coniques concer- nant 11 patients, le recalage osseux était insuffisant et un recalage sur la prostate aurait été nécessaire. Ce recalage systématiquement postérieur variait entre 0,4 et 1,3 cm avec une moyenne 0,74 cm. Chaque scanogarphie de simulation initiale et chaque tomogra- phie conique ont été étudiées afin de chercher une explication. Une corrélation entre l’état de réplétion du rectum et le déplacement postérieur de la prostate a été suggérée Conclusion.– Cette étude démontre clairement l’intérêt de la radio- thérapie guidée par l’image avec recalage osseux dans cette pathologie. L’acquisition de tomographies coniques les trois pre- miers jours du traitement pour identifier les patients à risque, puis une acquisition bidimensionnelle de bas kilovoltage avec recalage osseux chaque jour semble représenter un choix raisonnable en routine. doi:10.1016/j.canrad.2010.07.442 P012 Comparaison dosimétrique de RCMI avec et sans RapidArc® dans les cancers de la prostate localement évolués P. Regnault de la Mothe c, , D. Azria a , M.-P. Farcy-Jacquet b , P. Fenoglietto a a CRLC Val d’Aurelle, Montpellier, France b CHU, Nîmes, France c Pôle régional de cancérologie, Poitiers, France Auteur correspondant. Objectifs.– Dans les cancers localement évolués, l’association de radiothérapie et d’hormonothérapie est le traitement de référence. A moyen et long termes, certains effets indésirables, notam- ment pelviens, peuvent survenir avec une technique d’irradiation classique. La radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) permet de diminuer significativement la dose rec ¸ ue par les organes à risque tout en maintenant la dose optimale aux volumes cibles. Nous avons comparé les techniques de RCMI par fente glissante et par arcthérapie dans cette indication. Patients et méthodes.– L’étude a concerné dix patients atteints d’un cancer de prostate localement évolué et traités avec une technique d’arcthérapie. Trois plans dosimétriques ont été réalisés : RCMI classique, RCMI avec RapidArc® et un arc et RCMI avec RapidArc® et deux arcs. La dose prescrite, selon la technique du boost intégré, était de 54 Gy en 37 fractions dans le premier volume cible prévi- sionnel (PTV1), incluant la prostate et les ganglions pelviens, et de 74 Gy en 37 fractions dans le deuxième volume cible prévisionnel (PTV2), c’est-à-dire la prostate. La dose était prescrite afin qu’au moins 95 % de celle-ci recouvre 95 % du PTV2. Les histogrammes dose–volume des volumes cibles et des organes à risque ainsi que le nombre d’unités moniteur (UM) délivrées ont été comparés selon la technique utilisée. Résultats.– Une plus grande hétérogénéité a été retrouvée dans le PTV2 avec les plans d’arcthérapie : 75,54 ± 1,02 Gy, 77,17 ± 1,63 Gy et 77,13 ± 0,73 Gy respectivement pour la RCMI classique, la RCMI avec RapidArc® et un arc et la RCMI avec RapidArc® et deux arcs. Aucune différence notable n’a été mise en évidence pour la vessie avec des V70 (volumes recevant 70 Gy) respectivement de 13,96 %, 14,58 %, 14,10 % et 60 Gy (V60) de 27,07 %, 28,26 %, 25,23 % pour la RCMI classique, la RCMI avec RapidArc® et un arc et la RCMI avec RapidArc® et deux arcs. Considérant particulièrement le rec- tum, un gain moyen de 4 Gy sur la D50 (dose délivrée à 50 % du volume) a été obtenu avec la RCMI avec RapidArc® et deux arcs par rapport à la RCMI classique. Pour les doses de 74 Gy, le volume de rectum irradié a été de 6 % en moyenne pour la RCMI avec