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Cinémas
Revue d'études cinématographiques
Journal of Film Studies
Le jeu vidéo et la notion de montage : se « couper » du
cinématocentrisme
Video Games and the Concept of Montage: “Cutting” Oneself Off
From Cinemacentrism
Hugo Montembeault, Maxime Deslongchamps-Gagnon et Bernard Perron
Mutations du montage : esthétiques, technologies, pratiques et
discours
Volume 28, numéro 2-3, printemps 2018
URI : https://id.erudit.org/iderudit/1067497ar
DOI : https://doi.org/10.7202/1067497ar
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Éditeur(s)
Cinémas
ISSN
1181-6945 (imprimé)
1705-6500 (numérique)
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Citer cet article
Montembeault, H., Deslongchamps-Gagnon, M. & Perron, B. (2018). Le jeu vidéo
et la notion de montage : se « couper » du cinématocentrisme. Cinémas, 28 (2-3),
133–154. https://doi.org/10.7202/1067497ar
Résumé de l'article
Cet article s’intéresse aux relations de remédiation entre le cinéma et le jeu
vidéo envisagées à travers le prisme du montage cinématographique et des
termes utilisés pour le décriree. L’argumentation s’appuie sur une analyse du
discours des productions épistémiques de deux communautés francophones
spécialisées en jeu vidéo : les universitaires issus des études vidéoludiques et
les journalistes principalement regroupés autour de trois revues françaises
incontournables, soit Tilt (1982-1994), Génération 4 (1987-2004) et Joystick
(1988-2012). S’ensuit une synthèse des analyses réalisées à partir d’un corpus
composé de textes portant sur les ponts cinéma/jeu vidéo ou encore sur des
jeux réputés pour leur réemploi des codes cinématographiques. La
présentation de ce portrait est l’occasion de cerner plusieurs irrégularités
sémantiques en ce qui concerne l’usage des notions « clés » liées aux théories
du montage (coupe, plan, transition, raccord, angle de caméra, ralenti,
cinématique, etc.). À la lumière de tels écarts de signification, la pertinence
d’une lecture cinématocentriste des formes d’assemblage du jeu vidéo est
remise en question en vertu d’un préjugé d’interprétation donnant préséance à
l’aspect audiovisuel au détriment de la jouabilité.