p.melin – résumé de communication - ISP, séminaire novembre.2005 page 1 de 4                                          Partout dans les pays industrialisés, les pneumonies, méningites et septicémies à Streptococcus agalactiae ou streptocoque du groupe B (GBS) représentent les infections bactériennes sévères les plus fréquentes chez les nouveau-nés. L’infection précoce se déclare typiquement dans la première semaine de vie et le plus souvent dans les premières 24 heures ; ces enfants développent une pneumonie ou une septicémie éventuellement associée à une méningite. Le GBS est transmis au nouveau-né verticalement pendant le travail ou à l’accouchement. Dans la présentation tardive de l’infection (entre 7 et 90 jours de vie), l’enfant présente le plus souvent une bactériémie ou une méningite ; en général la transmission du GBS est horizontale. Dans les pays en voie de développement les GBS ne semblaient pas avoir un rôle essentiel dans l’incidence des infections périnatales, mais récemment plusieurs études rapportent aussi la reconnaissance des GBS comme microorganisme important dans ce contexte périnatal et obstétrical (Asie, Indes, Afrique, Amérique centrale par exemple). Depuis une bonne décade, on lui reconnaît également un rôle non négligeable dans des infections sévères chez l’adulte : bactériémies, méningites, ostéites, arthrites septiques et infections de la peau et des tissus mous notamment. Dés l’âge de 20 ans ces infections sont rencontrées mais avec une incidence croissant avec l’âge. Chez l’adulte ces infections sont régulièrement associées à d’autres pathologies comme le diabète, un cancer, une neutropénie ou une cirrhose.      Face à l’importance et à la gravité des infections périnatales, depuis dix ans on est entré dans l’ère des stratégies de prévention et évaluation d’efficacité de celles-ci. Le point commun des différentes approches préventives proposées et réalistes est l’administration intraveineuse d’antibiotiques pendant le travail et l’accouchement. L’identification des patientes candidates à cette antibioprophylaxie intrapartum était orientée par un dépistage de colonisation maternelle pendant la grossesse ou par la présence de facteurs de risque définis. En 1996, le CDC (Centers for Diseases Control and Prevention, Atlanta, USA) proposa deux choix alternatifs pour l’identification des candidates, basé sur la positivité d’un dépistage de colonisation recto- vaginale entre 35-37 semaines de gestation ou sur la présence d’au moins un des facteurs de risque définis. En 2002, après quelques années d’implémentation et d’adoption de ces recommandations, différentes études ont évalué l’efficacité de ces alternatives et ont démontré pour différentes raisons, la supériorité du dépistage pendant la grossesse. C’est pourquoi, en août 2002, le CDC publiait une version révisée des recommandations en proposant un dépistage universel, c'est-à-dire de TOUTES les femmes enceintes. Parallèlement d’autres pays, notamment la France et la Belgique, évaluaient aussi l’efficacité et la faisabilité de différentes stratégies plus ou moins proches de celles du CDC. En Belgique, différentes études ont été faites et présentées en partie à ce même symposium en Novembre 2001. Tous ces travaux ont justifié la création d’un groupe de travail « GBS » pluridisciplinaire au sein du Conseil Supérieur d’Hygiène (CSH) belge. Ce groupe de travail